Philippe Cote


Jean Epstein : cinéaste des îles
janvier 30, 2010, 1:05
Filed under: Fleurs secrètes, Mes films : bloc-notes

Titre clin d’oeil au livre éponyme :

Voici un ensemble de textes sur les îles au large de la Bretagne, cadre de certains de ses films,  écrits par Epstein : jean Epstein2

Pour les îles décrites, notamment Ouessant, Sein, Molène…on peut voir mon film L’angle du monde, tourné sur les îles :

Ensemble d’impressions ressenties lors de différents séjours sur les îles d’Ouessant, de Sein et de Molène.

L’angle du monde participe de mon désir de diriger la caméra vers des paysages, des espaces, des gens, de se laisser surprendre et étonner par ce qui se présente. Ici les métamorphoses de la lumière, de l’eau, de la terre, du ciel et de l’humain.
Le film s’inscrit aussi dans un hommage à ce courant poétique du cinéma des îles et à leurs auteurs, Powell, Flaherty, Epstein.

« L’angle du monde donne à voir le réel en tant que présence extérieure et intérieure à la fois, altérité opaque, capable néanmoins de devenir espace intime. Durées et distances incommensurables d’un intérieur qui s’ouvre, se mele à l’infini d’un paysage qui ne cesse de se transformer. Le mouvement mystérieux des nuages, la cadence des vagues à contre-jour ou le glissement silencieux d’une silhouette humaine à peine identifiable, tout semble transfiguré, déréalisé et réinventé par la lumière, dans un univers poétique qui évoque les tableaux de Turner ou de Friedrich, certains écrits de Poe ou de Baudelaire. » (Violeta Salvatierra)

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Le cinéma direct – suite
janvier 26, 2010, 12:07
Filed under: Fleurs secrètes

A chaque vision, la méthode des films de Pierre Perrault m’impressionne toujours autant…Comment d’un  » ensemble  » d’individus…il révèle dans la durée des identités, des personnages, des liens, une communauté…

L’an dernier, la vision du film  » Le pays de la terre sans arbre ou Le mouchouânip  »  m’avait   enthousiasmé par sa manière de travailler plusieurs niveaux, le documentaire direct, le portrait en passant par le cinéma ethnographique, la découverte archéologique,  l’épopée géographique…

Pour l’anecdote, de voyage au Canada, il y a deux ans, j’avais souhaité me rendre sur l’île aux coudres…mais une mauvaise bronchite ( que j’ai mis 3-4 mois à me défaire, certains proches s’en souviennent ) , la neige, une température de – 10 à -20°…l’absence de vêtements chaud, je m’étais vraiment pas préparé à ça !, surtout je devais être rapidement au festival de Media City à Windsor… m’y avait dissuadé…à quelques heures du fameux lieu, cadre de bon nombre de films de Pierre Perrault .

A côté de Pierre Perrault, on trouvait la présence de Michel Brault ( chef opérateur et réalisateur – voir )

On peut visionner en ligne sur le site de l’office du film canadien, les chefs d’oeuvre de Pierre Perrault et Michel Brault dans leur intégralité ( je pense Pour la suite du monde, le règne du jour, la bête lumineuse….)…

( pour Pierre Perrault )  et ici ( pour Michel Brault )


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Harlan County USA
janvier 26, 2010, 11:53
Filed under: Fleurs secrètes

De Barbara Kopple – 1976 – 103 min

Très beau  documentaire militant qui a inspiré nombre de cinéastes, on pense aussi à Jean Pierre Thorn avec son film le dos au mur , autre grand film.

Extrait du catalogue du cycle le Cinéma direct ( 1960-1980 )

Harlan County USA s’impose dès sa sortie (couronnée d’un Oscar en 1977) comme le documentaire le moins anecdotique qui soit. Cette somme sur la condition des mineurs aux Etats-Unis n’emprunte pas la voie du « documentaire-dossier » mais se contente de filmer la crise qui secoue l’industrie minière à Brookside (Harlan County, dans le Kentucky). Théâtre de grèves minières sanglantes dans les années 30, la région n’est toujours pas syndiquée en 1973. Devant le refus du patron de Duke Power de les laisser adhérer à l’United Mine Workers, les mineurs entament en 1973 une grève de treize mois. L’enjeu ? L’accès au salaire minimum et à une couverture sociale qui leur permettrait de faire face à la silicose.

Partie en 1972 pour filmer les conséquences d’une bataille entre syndicats après le meurtre d’un de leurs leaders, Barbara Kopple décide de se concentrer plutôt sur cette grève; elle restera deux ans dans la communauté de Brookside. Si elle fait une entorse aux « règles » du cinéma direct en montant en off des chants a cappella de mineurs contemporains et d’activistes des années 30 et en intercalant quelques images d’archives, elle ne ménage pas sa présence physique et prend des risques que peu de puristes du direct auraient pris: alors qu’elle filme le piquet qui tente d’empêcher les « jaunes » d’accéder à la mine, un briseur de grève tire sur les grévistes puis en direction de la caméra, blessant mortellement un jeune mineur. Kopple, rouée de coups, se protège avec son Nagra. A ce point d’engagement de la cinéaste, la possible « interférence » entre filmeur et filmé prend un sens nouveau: consciente de l’effet dissuasif de la caméra envers la bande de jaunes revanchards, Kopple revient « piqueter » plusieurs fois avec son opérateur, son équipement bien en vue.

Au-delà de ces moments de rare intensité dramatique qu’un sujet a priori « purement social » ne laisse pas forcément présager, Harlan County USA vaut également par l’attention qu’il porte aux femmes de mineurs, aussi actives que leurs maris au sein du Brookside Women’s Club. Enfin, la longue durée du tournage laisse transparaître l’idée que la lutte ne s’achève pas avec la signature de l’accord. Féministe et marxiste, le cinéma direct de Barbara Kopple n’est jamais le synonyme d’une neutralité documentaire.



Séances Centre Pompidou
janvier 26, 2010, 11:00
Filed under: Agenda
Mercredi 27 Janvier 2010
  
Len Lye/ Free radicals/ 1979
 
19:00    
Len Lye 
 
Entre 1954 (Blinkity Blank de McLaren) et 1958 (première version de Free Radicals de Len Lye), il s’est passé quelque chose. Le cinéma d’animation, qu’on peut rétrospectivement appeler moderne et ainsi tenir pour la manifestation du cinéma moderne dans le champ de l’art contemporain, a été inventé. Free Radicals, même et encore plus par son absolue singularité et son inscription persistante dans l’œuvre de Len Lye, est cette invention.

« Expérience projetée et vue comme vivante », empreinte négative rendue spectaculaire, ce film de pures contre-formes grattées sur pellicule qui dansent au son de percussions africaines et « frappent l’obscurité » de la bande amorce, est la définition même du mouvement (dont Len Lye est, par ses textes et par ses œuvres, le théoricien majeur) faite film.

 Free Radicals
1979 / 4′

 Tusalava
1929 / 10′

 Rainbow Dance
1936 / ‘5

 Programmation / intervenant(s) :
Conférence d’Hervé Joubert-Laurencin, conférence d’Hervé Joubert-Laurencin, professeur d’études cinématographiques et Directeur du Centre de Recherches en Arts de l’Université de Picardie Jules Verne (Amiens)



Festival Hors Pistes
janvier 25, 2010, 12:13
Filed under: Agenda

 du 19 Février au 28 Février au Centre Pompidou

 

 

 

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PHILIPPE GARREL PAR GÉRARD COURANT
janvier 25, 2010, 11:50
Filed under: Agenda

LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE – 51, rue de Bercy-75012 Paris

 le vendredi 29 janvier 2010

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journal (1979-1983) », d’Alix Cléo Roubaud
janvier 22, 2010, 2:52
Filed under: Fleurs secrètes

La réédition d’un texte devenu mythique dans les milieux de la photographie, de la poésie et plus généralement de l’avant-garde.

Alix Cléo Roubaud est morte le 28 janvier 1983, à cinq heures du matin, d’une embolie pulmonaire. Elle était, gravement, asthmatique depuis l’enfance. Elle venait d’avoir trente et un ans.

Née à Mexico (son père, Arthur Blanchette, diplomate, sa mère, Marcelle Blanchette, peintre), elle était canadienne, et bilingue. Son journal est écrit en français et en anglais. Elle avait fait des études d’architecture et de psychologie à Ottawa, des études de philosophie à Aix-en-Provence et à Paris. Elle préparait une étude sur le style de Wittgenstein et sa théorie de l’image.

Elle était, essentiellement, photographe. Un film de Jean Eustache, en 1980, Les Photos d’Alix, montre quelques-unes de ses photographies ; elle y parle de la photographie. Alix écrivait, depuis 1971 au moins, un journal ; ce sont les derniers cahiers de ce journal qui sont, à l’exception de quelques passages d’ordre strictement privé, reproduits ici. Elle écrivait dans l’ordre des jours, sans revenir en arrière, sans corriger, sans effacer, pour elle-même et, peut-être, bien qu’elle n’ait rien dit à cet effet, ni pour ni contre, pour être lue après sa mort.

Jacques Roubaud

Cette nouvelle édition comporte 26 photographies supplémentaires par rapport à la version de 1984, et une préface de Jacques Roubaud

Autres photos :

Article sur le livre Le Monde : ici