Philippe Cote


Erich Von Stroheim
février 27, 2010, 5:40
Filed under: Agenda

« L’œuvre de Stroheim allie singulièrement le naturalisme sordide à une sorte de romantisme désespéré. Elle apporte, dans un art fait de violence et de rage, le sens du romanesque et de la durée psychologique. » (Jean Mitry).

Profitant de la rétrospective  TOURNAGES : PARIS-BERLIN-HOLLYWOOD, on pourra (re)découvrir quatre films de Erich Von Stroheim à la Cinémathèque Française :

LA SYMPHONIE NUPTIALE / MARIAGE DE PRINCE – Etats-Unis – 1927 – 109’                               
(The Wedding March) Avec Erich von Stroheim, George Fawcett, Maud George, Zasu Pitts, Fay Wray.
Le résumé : Un prince viennois qui doit épouser une riche infirme tombe amoureux d’une jeune fille pauvre.

Samedi 13 Mars 2010 – 14h30 – SALLE HENRI LANGLOIS – INT.FR – 35mm

MARIS AVEUGLES / LA LOI DES MONTAGNES – Etats-Unis – 1918 – 68’
D’après la pièce d’Erich von Stroheim : The Pinacle. Avec Erich von Stroheim, Gibson Gowland.
Le résumé : Dans un village du Tyrol, un officier essaye de séduire la femme d’un chirurgien, puis part avec lui pour une ascension dans les montagnes.

Jeudi 25 Mars 2010 – 14h30 – SALLE HENRI LANGLOIS – INT.FR – 16mm

LA VEUVE JOYEUSE – Etats-Unis – 1925 – 100’
(The Merry Widow) D’après le livret de Victor Leon et Leon Stein pour l’opérette de Franz Lehar. Avec Mae Murray, John Gilbert.
Le résumé : Dans un royaume d’Europe Centrale, un prince et son cousin s’affrontent pour faire revenir une jeune veuve fortunée dont ils sont amoureux.

Vendredi 2 Avril 2010 – 14h20 – SALLE HENRI LANGLOIS – INT.FR – 16mm

FOLIES DE FEMMES – Etats-Unis – 1921 – 110’
Avec Erich Von Stroheim, Maud George, Mae Bush, Rudolph Christians, Dale Fuller.
Le résumé : A Monte Carlo, un faux conte russe séduit la femme de l’ambassadeur et lui soutire de l’argent.

Samedi 24 Avril 2010 – 14h30 – SALLE HENRI LANGLOIS – INT.FR – 35mm

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“Je suis une femme, pourquoi pas vous ?”
février 27, 2010, 4:06
Filed under: Agenda

du 11 au 14 mars 2010 au Forum des Images, Les Halles, 2 rue du Cinéma, Paris

 À l’occasion de cette manifestation, une sélection de films et vidéos féministes est consultable en Salle des collections du 11 mars au 18 avril 2010. 

26 août 1970 sous l’Arc de Triomphe à Paris, acte de naissance symbolique du Mouvement de libération des femmes. Une dizaine de féministes déposent une gerbe de fleurs sur la tombe du soldat inconnu, dédiée à la mémoire de sa femme. Les féministes radicales des années 70 revendiquent la libre disposition de leur corps, de leur sexualité, de leur vie. Sur le tract d’appel, elles déclarent : “Maintenant, nous, femmes de toutes conditions, avons pris conscience de notre oppression et sommes résolues à nous unir pour lutter, à prendre en main notre libération”. Dans la foulée, certaines s’emparent de la caméra pour populariser leurs luttes mais aussi pour prendre la parole directement et se réapproprier leur image. 

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La région centrale
février 26, 2010, 4:19
Filed under: Agenda

de Michael Snow

Mercredi 10 Mars 2010 à 19 H au Centre Pompidou – cinéma 2

Michael Snow, La région centrale, 1970-1971


Le 12 septembre 1970, un hélicoptère dépose quatre personnes au beau milieu d’un endroit totalement désert, situé à près de 130 km au nord de Sept-Îles (Québec).

Michael Snow et sa petite équipe vont rester cinq jours, cachés derrière un gros rocher, à contrôler l’étrange machine qu’ils viennent de planter là : un pied de métal muni d’un bras articulé permettant d’exécuter des mouvements rotatifs dans toutes les directions, au bout duquel est ligotée une Arriflex 16mm.

La caméra va, des heures durant, filmer le paysage, lentement, méthodiquement, puis plus vite, plus librement, comme si peu à peu elle se laissait aller à son désir. Une relation physique intense entre la caméra et le paysage s’engage alors ; pendant les trois heures de projection du film, le spectateur est convié à y participer.

La Région centrale
Michael Snow
1970-1971 / 3h15′

Programmation / intervenant(s) :
Conférence de Stéfani de Loppinot, qui écrit sur le cinéma


Pasolini l’enragé
février 26, 2010, 2:53
Filed under: Fleurs secrètes

Parce que j’ ai adoré ce documentaire – portrait...

Et aussi parce que les films de Pasolini font partie de mes repères, de mon histoire, de mon parcours de cinéphile, peut-être de mon envie de faire des films…que des souvenirs émus et intenses lors de leurs découvertes…

Sur Dérives, quelques textes aussi :

Pasolini l’enragé

Cinéastes de notre temps

Générique

réalisateur:

Fieschi, Jean André

producteur:

Bazin, Jeanine ; Labarthe, André S

participants:

Pasolini, Pier Paolo ; Bertolucci, Bernardo ; Cottafavi, Vittorio ; Asti, Adriana ; Citti, Franco ; Bini, Alfredo ; Prenestina, Borgata ; Toto-acteur

On peut le télécharger, graver sur DVD pour un prix très modique 4 €  : ici

On trouve d’autres entretiens : sur plusieurs pages

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Quelques notes personnelles…
février 26, 2010, 2:39
Filed under: Fleurs secrètes, Mes films : bloc-notes

1 ère note :

déjà / un film à suivre

J’avance dans le montage de mon dernier film…il me reste a réfléchir sur  la durée de certaines séquences et aussi les transitions…prendre quelques dernières décisions…

Quelques vers en résonance aux images qui m’ont été adressés :

« Estoy desnudo ante el agua inmóvil. He dejado mi ropa
en el silencio de las últimas ramas.
Esto era el destino :
llegar al borde y tener miedo de la quietud del agua ».

( Je suis nu devant l’eau immobile. J’ai laissé mes vêtements dans le silence des dernières branches. C’était ceci le destin : arriver sur le bord et avoir peur de l’immobilité de l’eau. )

« A la penumbra auricular no viene nunca el sonido del amenecer. Muge el silencio en las ocultas bóvedas y se desliza en tus membranas. Silban los pájaros y tu pasión es sorda.
Tú ya no estás en tus oídos ».

2 ème note :

En pensant à ce que j’aimerai voir  :

– Les documentaires de Ogawa Shinsuke ,  la résistance de paysans face à la création d’un aéroport a fait l’objet de sept documentaires  – le premier un été à Narita commence comme ça : 1968 – l’année où, partout dans le monde, les étudiants et les travailleurs se sont révoltés contre l’autorité établie. À Narita, les habitants du village Sanrizuka s’élèvent contre le projet de nouvel aéroport international de Tokyo, projet mis en place sans aucune considération pour les intérêts locaux. Ce film est le premier d’une série de sept sur Narita. C’est à travers cette série qu’Ogawa et Ogawa productions ont établi leur méthode de tournage : vivre avec les gens filmés. La caméra suit la « Brigade de la jeunesse » lorsqu’elle décide d’utiliser les armes contre la police. Ogawa a dit à propos de ce film : « Tous les plans ont été faits du côté des fermiers – nous étions toujours parmi eux, filmant leur perspective. Même alors qu’ils tiraient sur les autorités, nous avons tout filmé ».

Oxhide et Oxhide II  de Liu Jiaying – compte rendu revue independencia : ici

Oxhide II présenté également à Cannes, peut-être une sortie prochaine

Critique de Independencia reproduite là :

Oxhide II (2009), Le film intimiste de Liu Jiaying se déroule dans une seule et même pièce, que Liu partage avec ses parents et dans laquelle ils préparent des raviolis chinois, pendant 133 minutes, ce qui est très proche d’un temps réel. Le film est fait dans une grande simplicité de moyens et peut être simplement décrit, mais il est tout sauf simple. Cela commence par le père qui prépare un cuir, dans ce qu’on peut imaginer être le fond d’une petite boutique de vente au détail familiale, puis le film continue et se déroule en une série de tableaux autour d’une table en bois, avec à sa tête, mère, père et fille préparant le repas. Liu Jiaying arrive et mesure la ciboulette, qui doit selon sa mère être découpée en tranches de 4 mm. Le père lui montre une technique de pinçage pour fermer les quenelles, sa mère du coup lui en montre une autre à son tour. Ils se disputent épisodiquement sur de minutieux détails : un bout de viande doit-il ou non être cuit avec sa graisse. Oxhide II comporte, en tout, neufs plan, chacun desquels accentue un angle différent, mais touts sont en direction de la table (parfois directement au-dessus, parfois en dessous). Les trois personnages sortent du champ, de temps à autre, et y reviennent avec de nouveaux ingrédients, de nouveaux ustensiles, de nouvelles discussions… Bientôt les quenelles seront bouillies et rapidement mangées. Voilà pour l’action. Ce film parvient, pourtant à proposer une réflexion sur la famille et l’art de la transmission du savoir. Pas seulement d’ailleurs, il parvient également à restituer un intérêt au concept de temps réel, normalement si dévoyé car si mal employé. L’insistance donnée à cette forme le rapproche d’un exercice Wharolien, qui capture l’essence d’un moment et d’un endroit, en choisissant l’invariabilité de ceux-ci.. Oxhide II est précédé de Oxhide (2005), mais sa découverte n’est pas conditionnée au film précédent. Gabe Klinger Traduit de l’américain par Valentina Novati

– Now Showing de Raya Martindevait sortir puis plus de nouvelles ?

Bande annonce :




ANARCHIE ET CINEMA – CARTE BLANCHE A J-P BASTID
février 26, 2010, 2:31
Filed under: Agenda

Cinémathèque Française du 12 mars au 7 mai 2010
« Le 7e art et l’anarchie font décidément mauvais ménage, mais tant qu’il y a de la révolte, il y a de la vie. Dans le meilleur des cas, espérons que le cinématographe, comme toute écriture, devienne de plus en plus subversif. » (Jean-Pierre Bastid)

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Cinéma du Réel – 18 au 30 Mars
février 26, 2010, 2:15
Filed under: Agenda

….A suivre…..

Télécharger le programme en PDF : cinema_du_reel_programme_2010

site www.cinereel.org.

Les écrans du festival : le Centre Pompidou, le Centre Wallonie-Bruxelles, le cinéma MK2 Beaubourg et plusieurs salles de la région Ile-de-France.

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