Philippe Cote


Portraits urbains
septembre 30, 2012, 10:31
Filed under: Fleurs secrètes

Berlin, Symphonie d’une grande ville de Walter Ruttman

Marseille vieux port de Laszlo Moholy-Nagy

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Illegal cinéma
septembre 28, 2012, 9:11
Filed under: Agenda

Les laboratoires d’Aubervilliers –



Film
septembre 27, 2012, 2:20
Filed under: Agenda

Au Centre Pompidou

Mercredi 3 Octobre 2012
19:30 Alain Montesse
Admis dans la promotion 1968-1970 de l’IDHEC, Alain Montesse participe activement au mouvement contestataire qui secoue l’école. Il réalise alors plusieurs films, dont U.S.S. (1970) puis Les Situs heureux (1970-78), qui rassemblent les expériences « hippies » d’une part et pro-situationnistes de l’autre en une forme originale de dérive à la beauté sombre.
U.S.S, 1970, 16mm (transféré sur HD vidéo), nb / coul, son, 35′ 
« A l’époque (1970), j’avais un pied dans la mouvance situationniste, et un autre dans la mouvance hippie, ou ce qui en tenait lieu à Paris. Ce film résulte de la tension entre les deux, et la reproduit. Il témoigne aussi de l’ambiance et des travaux du groupe de recherches qui sévissait alors à l’IDHEC. Le titre signifie UNSANITY’S SPECULUM. Le terme Unsanity est emprunté à Korzybski, et signifie « ce qui n’a rien à voir avec la santé »; il ne faut donc pas confondre avec insanity. Le titre entier fait référence au Miroir De La Magie, de Kurt Seligman (je ne sortais que depuis peu du surréalisme). Il renvoie aussi à l’opposition USA-URSS, qui à l’époque structurait l’organisation politique de la planète. Le film est construit classiquement en 5 parties, comme le Cuirassé Potemkine, la Symphonie Fantastique, et bien d’autres tragédies ou comédies. Les textes furent choisis, un peu ré-écrits et montés seulement après que le montage images-musiques ait été à peu près achevé. Ils sont très souvent immergés dans la musique, qui parfois les recouvre complètement; leur fonction est d’apporter, en temps réel, la théorie de ce que l’on voit et entend. Mais comme on sait, il est difficile de percevoir et théoriser en même temps, on est souvent contraint de choisir. Les bruitages sont rares, et non réalistes. Le passage de l’imaginaire à la réalisation n’implique pas nécessairement l’usage de matériel technologique de pointe. Ici, toutes les surimpressions, images rythmées, etc., ont été réalisées dans la caméra, et c’est l’original sorti de cette caméra qui a été monté. Une telle façon de procéder contribue probablement à l’émergence d’un sentiment d’irréversible. » Alain Montesse.

E-30 (le jeune avec la petite caméra), 1968, 8mm, nb, son, 26′ 
« Tourné en 8mm, en début de printemps et en fin d’été 1968, à Bordeaux. La caméra m’avait été prêtée par Marcel Desvergnes et Claude Clastres, du CRDP de-Bordeaux. Le titre E-30 signifie « Expérimental 30 mètres »), car au début, il ne devait faire qu’une bobine. L’intention première était de faire une mise en images du tube des Lovin’ Spoonful Summer in the city (j’ignorais évidemment qu’un encore inconnu Wim Wenders réalisait à Munich à la même époque son premier film, à partir du même disque). Le hachis sonore, sur bande 6.25, date de la même époque. Après pas mal de projections en 1969-1970 (on projetait l’original…), le film bien usé est ensuite resté dans sa boite près de 40 ans. Le sous-titre « le jeune homme avec la petite caméra » n’est apparu qu’en 2009, lors de la restauration et sonorisation finale. » Alain Montesse.

Bugey pour mémoire, 1971, 16mm, nb, son, 6’40 »

« Le 10 juillet 1971 eut lieu l’une des premières manifestations anti-nucléaires en France, dans le Bugey, à l’appel de Fournier dans Charlie Hebdo. Auparavant, il n’y avait guère eu que la manifestation de Fesseheim, le 12 avril 1971, nettement moins importante. On voit bien dans le film quelques caméras et même une voiture de l’ORTF, mais les pellicules tournées par ces caméras ne sont apparemment jamais réapparues. Jusqu’à présent, Bugey pour mémoire est donc le plus ancien document filmé sur la contestation anti-nucléaire en France. » Alain Montesse.

La bande-image est visible en http://www.dailymotion.com/video/xjs52a_bugey-pour-memoire-muet_news

Plus de détails : http://alain.montesse.voila.net
Séance présentée par Christian Lebrat (cinéaste et éditeur), en présence d’Alain Montesse.

Mercredi 10 Octobre 2012
19:30 Joëlle de la Casinière
Artiste plasticienne et poète, Joëlle de La Casinière, avec ses amis du Montfaucon Research Center, a contribué à la réalisation de 22 œuvres cinématographiques et vidéographiques entre 1970 et 1990. Tourné à Barranquilla en Colombie, La première partie du roi Henry IV de double v Shakespeare : une analogie (1972) témoigne d’une expérience rêvée de « living theater ».
« La première partie du roi Henri IV de double V Shakespeare: une analogie », Colombie 1972, 16mm (transféré sur vidéo), n&b/coul, son, 35′.
Cette œuvre est le traitement filmique d’une partie du livre Absolument nécessaire (album nomade en poésie graphique, 275 pages, format 21 x 26) et cela dans l’idée, déjà très claire à l’époque, de l’œuvre multimédia, qui amalgame l’écrit, l’image et le son. C’est donc le film d’un livre, son prolongement sur un autre support : Barranquilla, sur la côte caraïbe en Colombie, le film raconte une expérience rêvée de living theater, une analogie vécue de « La première partie du Roi Henry IV » de Shakespeare. Décor élisabéthain de colonnades blanches, ruiné et somptueux, les personnages de la rue se croient dans une pièce de théâtre; ils jouent « live » et sont filmés tout crus.

« So Happy », New York 1973, 16mm (transféré sur vidéo), coul, son, 4’30 »
Jo La Cas, pieds nus dans un décor de mégapole déserte et sinistrée, fait la promotion de son livre «Absolument nécessaire» dans une interview-happening au message décalé. Nothing is true, everything is permitted. Les livres enfin se couvrent de graffiti comme les wagons du métro…

« Suite », Pérou 1975, super-8 gonflé en 16mm (transféré sur vidéo), n&b, son (musique « classical noise » de Jacques Lederlin), 17′.
Mécaniciens de rue, à Lima. Debout près d’une fosse creusée au bord de la chaussée, ils dansent sur place, ils hèlent les automobilistes en brandissant des tuyaux d’échappement. Image granuleuse et dure, pas de son synchrone mais une distorsion musicale au cello des limbes pour un film spectral et pourtant facétieux : Los mecánicos, sortis de leur tombe, hantent la rue en faisant des blagues et jouant au ballon-pied.

Séance présentée par Astrid Mania (critique indépendante), en présence de Joëlle de la Casinière.

Mercredi 24 Octobre 2012
19:30 Vittorio Santoro
Dans certaines des ses vidéos, Vittorio Santoro, procède par collages et juxtapositions : sujet, énoncés, décor, éclairage semblent à la fois autonomes et liés. Le spectateur est confronté à ses habitudes d’envisager le sujet en tant qu’être pensant, l’énoncé en tant narration ou pensée discursive, le décor en tant que mise en situation. Dès lors, chaque spectateur est amené à reconstruire son cheminement propre et son rapport au monde.
Séance présentée par Nicolas Fourgeaud, en présence de Vittorio Santoro, avec la médiation de Daniel Kurjakovic.


Clarisse Hahn / Jonas Mekas
septembre 27, 2012, 8:35
Filed under: Agenda

Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts

14, rue Bonaparte
75006 Paris

Mardi 2 octobre à 17h, salle de conférences

Clarisse Hahn

Á l’occasion de la sortie le 12 septembre, de son film « Kurdisch Lover », 95’, 2010

Projection et rencontre avec Clarisse Hahn

« Los desnudos », 2012, 13’ 30’’, « Prisons », 2012, 12’, « Gerilla », 2012, 19’, une série de trois vidéos nommée « notre corps est une arme », qui représente des individus qui mettent en jeu leur corps comme un lieu de résistance politique et sociale, ainsi que des extraits de « Kurdish lover », 95’, 2010

Clarisse Hahn est née en 1973 à Paris, elle est diplômée de l’École nationale supérieure des beaux arts de Paris. À cheval entre le champ de l’art et celui du cinéma, le travail de Clarisse Hahn est principalement axé autour d’une recherche documentaire, qui se développe à travers des films, des photographies et des installations vidéo. Elle enseigne la vidéo à l’école nationale supérieure des arts décoratifs de Paris

Mardi 9 octobre à 18h 30 

Projection du film « Notes for Jerome », Jonas Mekas, 16mm, 1966-78, 50’, 

Un hommage à Jerome Hill, artiste et mécène, disparu en 1972.

En présence de Pip Chodorov (sous réserve), une projection/rencontre documentaire « A la première personne » (Autobiographies, journaux filmés, cinéma de l’intime…) en partenariat avec Les Rencontres du cinéma documentaire, du 4 au 14 octobre au cinéma Le Méliès, Montreuil, et aux Ateliers Varan, Paris 11ème

Le film de Jerome Hill « Film Portrait », 1970, 81’, sera présenté lors des Rencontres.



A Bétonsalon – Vers des cinémas de libération
septembre 26, 2012, 3:54
Filed under: Agenda

9 esplanade Pierre Vidal-Naquet
Rez-de-Chaussée de la Halle aux Farines
13ème arrondissement à Paris
+33.(0)1.45.84.17.56
info@betonsalon.net
Nouvelle adresse postale : Bétonsalon / BP 90415 / 75626 Paris cedex 13

Samedi 29 septembre
:: 15h
Projection de « Krylya » (1996), Larisa Shepitko

Samedi 6 octobre
:: 15h
Projection de « Krylya » (1996), Larisa Shepitko

Samedi 13 octobre
Vers des cinémas de libération
:: 15h – 18h
Une programmation de films conçue comme un dialogue avec le parcours de Michèle Firk (cinéaste, critique et militante) et les cinémas de libération, proposée par Olivier Hadouchi, critique et historien du cinéma.

Yann Le Masson & Olga Poliakoff, « J’ai huit ans » (1961)
Cécile Decugis, « La distribution de pain » (1957)
Jacques Panijel, « Octobre à Paris » (1964)

Invités : Paul-Louis Thirard (critique de cinéma), Cécile Decugis (cinéaste & monteuse ), Linda Amiri (historienne, spécialiste de la Fédération de France du FLN).

Jeudi 25 octobre
:: 19h30 – 21h
Soirée spéciale avec Etel Adnan, projection de son film « Motion » (2012)

Samedi 27 octobre
:: 15h
Projection de « Krylya » (1996), Larisa Shepitko

Samedi 3 novembre
:: 15h
Projection de « Krylya » (1996), Larisa Shepitko

Samedi 17 novembre
Vers des cinémas de libération
:: 15h – 18h
Une programmation de films conçue comme un dialogue avec le parcours de Michèle Firk (cinéaste, critique et militante) et les cinémas de libération, proposée par Olivier Hadouchi, critique et historien du cinéma.

Santiago Álvarez, « Now » (1965)
Manuel Octavio Gómez, « La première charge à la machette » (1969)
Sara Gómez, « De cierta manera » (1974-77)

Invités : Paul-Louis Thirard (critique de cinéma), Janette Habel (enseignante-chercheuse, spécialiste de l’Amérique latine)- sous réserve -, Hélène Fleckinger (historienne du cinéma, spécialiste du féminisme).

Samedi 24 novembre
:: 15h
Projection de « Krylya » (1996), Larisa Shepitko

Samedi 1er décembre
:: 15h
Projection de « Krylya » (1996), Larisa Shepitko

Samedi 15 décembre
Vers des cinémas de libération
:: 15h – 18h
Une programmation de films conçue comme un dialogue avec le parcours de Michèle Firk (cinéaste, critique et militante) et les cinémas de libération, proposée par Olivier Hadouchi, critique et historien du cinéma.

Mario Handler, « Carlos, portrait d’un vagabond à Montevideo » (1965), « Me gustan los estudiantes » (1968) & « Liber Arce, Liberarse » (1969)
Santiago Álvarez, « Hasta la victoria siempre » (1967)
Ugo Ulive, « Basta ! » (1969)

Invités : Nicole Brenez (professeur à Paris 3, critique et programmatrice).



Pirosmani de Sergueï Paradjanov
septembre 25, 2012, 10:04
Filed under: Fleurs secrètes

J’aime beaucoup ce portrait

En version originale sous titrée français : ici



Sergueï Paradjanov
septembre 25, 2012, 9:58
Filed under: Fleurs secrètes

Trois films du maître Paradjanov…Les chevaux de feu, la légende de la forterese de Souram et Achik Kérib