Philippe Cote


The Land of Hope de Sono Sion
novembre 28, 2012, 9:38
Filed under: Agenda

Avant première du nouveau film de Sono Sion – Mardi 4 Décembre à 20 H au Forum des Images

Sono Sion :

The Land of Hope  de Sono  Sion

avec Isao Natsuyagi, Naoko Ootani, Jun Murakami
Fiction   Jap. / vostf   2012   Couleur   133 min   ( Cinéma Numérique 2K )

Première fiction à évoquer Fukushima, le film suit les conséquences humaines de l’accident nucléaire au sein d’une famille séparée par l’évacuation du territoire contaminé. Une oeuvre poignante et militante, filmée par le prolifique Sono Sion (Cold Fish, Guilty of Romance), qui plonge le spectateur au coeur du drame, sans pathos ni voyeurisme.



Cinéma et abstraction : des croisements
novembre 27, 2012, 9:33
Filed under: Fleurs secrètes

par Raphaël Bassan
(Cahier n° 25) mai 2007- Edition Paris Expérimental

Ce volume reprend une série d’articles, publiés par l’auteur dans la revue Zeuxis, réécrits et enrichis, qui esquissent quelques pistes pour aborder, des origines de cet art à nos jours,
l’abstraction au cinéma.
L’ouvrage comprend également plusieurs entretiens, parfois inédits, avec cinq cinéastes contemporains français : Christian Lebrat, Pip Chodorov, Philippe Cote, Dominik Lange et Hugo Verlinde qui, à un moment ou à un autre, ont croisé dans leur pratique et/ou réfléchi, par ailleurs, sur les problématiques posées par l’abstraction au cinéma.  Il s’agit davantage, à travers cette publication, de questionner la notion historique d’abstraction et ses aboutissements que de proposer une étude théorique sur le sujet.

Journaliste, cinéaste et cofondateur de la coopérative Collectif Jeune Cinéma, Raphaël Bassan participe, depuis une trentaine d’années, par ses innombrables articles, entretiens et textes théoriques dans de nombreuses revues spécialisées, à la défense, à la promotion et à la visibilité du cinéma expérimental. Raphaël Bassan a déjà publié aux éditions Paris Expérimental : Norman McLaren : le silence de Prométhée
(Cahier n° 17, octobre 2004).

Ce cahier a fait l’objet d’une traduction en arabe ( j’ai appris qu’il a aussi été traduit en Japonais ) publiée sous forme de série d’articles, dans le site doc.aljazeera.net.
http://doc.aljazeera.net/followup/2012/08/2012829951813165.html
http://doc.aljazeera.net/followup/2012/09/20129572042933586.html
http://doc.aljazeera.net/followup/2012/09/201291261847411741.html
http://doc.aljazeera.net/followup/2012/09/201291962728674760.html
http://doc.aljazeera.net/cinema/2012/09/20129278952471169.html
http://doc.aljazeera.net/followup/2012/10/201210772645767646.html
http://doc.aljazeera.net/followup/2012/10/201210211214896332.html
http://doc.aljazeera.net/cinema/2012/11/2012111105318189648.html
http://doc.aljazeera.net/followup/2012/11/2012111311178798719.html
Et,

14e FESTIVAL DES CINÉMAS DIFFÉRENTS ET EXPÉRIMENTAUX DE PARIS

http://doc.aljazeera.net/followup/2012/11/2012112085733673615.html

Remerciements à

صلاح سرميني

salah sermini



Film Culture
novembre 27, 2012, 9:25
Filed under: Agenda

Film culture 1

Alfred Leslie & Robert Frank – Lionel Rogosin

5 décembre 2012 à 19h30 – Centre Pompidou

Parallèlement à la rétrospective consacrée à l’œuvre cinématographique de Jonas Mekas, la programmation FILM consacre une série de neuf séances au magazine de cinéma américain Film Culture fondé par le cinéaste en 1954.

« Comme tout art, le cinéma doit tendre vers le développement d’une culture qui lui est propre qui va relever non seulement le raffinement créatif de l’artiste, mais aussi – et avant tout – la faculté réceptive du public. » Jonas Mekas, Editorial Film Culture n°1, 1955

Fondé à New York en 1954 par Jonas Mekas et son frère Adolfas, le magazine Film Culture fut envisagé par ses fondateurs comme un véritable espace de rencontre et d’échange autour de la culture cinématographique américaine et mondiale. De 1955 à 1996, malgré des difficultés financières récurrentes, le magazine publia 79 numéros auxquels contribuèrent des critiques et cinéastes de renoms (Siegfried Kracauer, Hans Richter, John Cassavetes, P. Adams Sitney, Stan Brakhage,…). Profitant de l’émergence de nouvelles tendances cinématographiques en Europe – principalement le Free-Cinema en Angleterre, la Nouvelle Vague en France – Film Culture contribua à son tour à la promotion d’une pensée critique reflétant un « esprit du cinéma libre » en Amérique. Occupé dans un premier temps à couvrir les productions Hollywoodiennes, le magazine deviendra le porte parole d’un cinéma indépendant et avant-gardiste. Principal forum pour le New American Cinema, Film Culture accompagna la naissance d’un nouveau cinéma américain.

Inauguré par le magazine en 1959, l’Independent Film Award consacrait l’avènement d’une nouvelle génération de cinéastes et réaffirmait la nécessité d’accompagner et de soutenir l’émergence d’un nouveau cinéma aux Etats-Unis. Pendant dix années, l’attribution de ce prix refléta les préoccupations et les débats qui animaient le magazine, dessinant ainsi le profil d’une critique ouverte aux divers champs de la création cinématographique, artistique et littéraire.

Pull my Daisy, Alfred Leslie & Robert Frank, 1959, 16mm, nb, son, 27’, version sous-titrée

Deuxième film primé après Shadows de John Cassavetes en 1959, Pull my Daisy de Robert Frank et Alfred Leslie semble être au premier regard un film sans histoire. Oscillant entre documentaire et fiction, Pull my Daisy investit une communauté Beat grandissante à la fin des années 50 aux Etats-Unis. Le texte et la voix de Jack Kerouack finissent par unifier les phases improvisées à celles consciemment dirigées et confèrent au film un esprit d’authenticité toujours aussi percutant.

« Il n’existe pas d’autre film à avoir dit tellement et dans un style pur et condensé sur l’homme de la Beat Generation. » Film Culture, Independent Film Award n°2, 1960

On the Bowery, Lionel Rogosin, 1956, 35mm, nb, son, 62′

 



Sur Radio Libertaire
novembre 27, 2012, 9:10
Filed under: Agenda

Sur Radio Libertaire ( 89,4 ) présentation du Festival Des Cinémas Différents

avec :

Frédéric Tachou, président de la 14ème édition du festival.

et les cinéastes en compétition :

Philippe Cote, réalisateur de « Images de l’eau ».

David Matarasso, réalisateur de « The action ».

et Rodolphe Olcèse, réalisateur de « Tremble ».

Portrait de Derek Woolfenden, réalisateur de « Lexique dyslexique ».

Vendredi 30 Novembre de 14 H 30 à 16 H

Possibilité d’écouter l’émission ici 



Projections et Rencontres / 18h30 / Raya Martin
novembre 27, 2012, 9:10
Filed under: Agenda

Mercredi 28 Novembre

Projections & Rencontres / 18h30 / Raya Martin à L’ENSBA- 14 rue Bonaparte, 75006 Paris

Projection et rencontre avec Raya Martin, cinéaste né en 1984 à Manille (Philippines), à l’occasion de sa résidence à Berlin, proposée par Antoine Thirion, Cahiers du cinéma, Independencia.

« The Great Cinema Party », 2012, 70’, inédit en France, accompagné d’un film court

Le récit d’un voyage dans le temps. Des amis liés par le cinéma venus des quatre coins du monde se rejoignent aux Philippines où ils découvrent un autre espace-temps. Les ruines d’une île où nos ancêtres ont combattu pour la paix. Les fantômes d’une maison jadis dédiée à la production de films muets. Hors de la ville, la forêt et la mer deviennent le point de rencontre d’une plus large communauté, et l’occasion de célébrer ce que nous laissons derrière nous.

Dans le cadre du « Mois Du Film Documentaire »



Images de l’eau
novembre 23, 2012, 10:08
Filed under: Mes films : projections

Projection de Images de l’eau au Festival des cinémas différents Le Samedi 15 Décembre à 18 heure aux Voûtes – 19, rue des Frigos (Métro Quai de la Gare ou Bibliothèque F. Mitterrand) 75013 Paris (images et plan d’accès aux Voûtes : http://www.lesvoutes.org/contact.htm)

Photogrammes : et ici

Images de l’eau– 10mn50 couleur & n/b sil 2012 France de Philippe Cote

« Comment, t’as fermé les yeux ?

Tu ne sais pas que dans l’eau, on voit celui qu’on aime ? »

( Dialogue de L’Atalante ( 1934 ), film de Jean Vigo )

Le film décline différentes formes et manifestations prises par l’eau, l’expérience du corps immergé du cinéaste, englouti, en contact avec l’élément liquide sert de fil conducteur à cet essai poétique sur l’imaginaire de la matière.

Images de l’eau-10mn50 couleur & n/b sil 2012 France de Philippe Cote

« What ? you closed your eyes ?

Don’t you know you can see your beloved’s face in the water ? »

( Dialogue of L’Atalante ( 1934 ) , film by Jean Vigo )

This film describes different forms and manifestations of water. The experience of the filmmaker’s body immersed in water, sunken into the liquid element, represents the main theme of this poetic essay on the imagination of this element.

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Festival des cinémas différents
novembre 23, 2012, 9:59
Filed under: Agenda

Site du festival : ici

Les séances se déroulent en différents endroits et principalement aux Voûtes -19, rue des Frigos (Métro Quai de la Gare ou Bibliothèque F. Mitterrand) 75013 Paris – (images et plan d’accès aux Voûtes : http://www.lesvoutes.org/contact.htm)

Communiqué :

RETROUVEZ SANS PLUS ATTENDRE LE PROGRAMME DE CETTE 14ème EDITION DU FESTIVAL DES CINEMAS DIFFERENTS ET EXPERIMENTAUX DE PARIS.

RENDEZ-VOUS LE JEUDI 6 DECEMBRE POUR LE PREMIER VOLET DES EVENEMENTS PERIPHERIQUES ET LE MARDI 11 DECEMBRE POUR L’OUVERTURE DU FESTIVAL AUX VÔUTES, PARIS 13e.

Les programmes compétitifs apparaissent comme un ensemble vibrant de multiples tendances. Nous sommes partis des films et non d’attentes fixées a priori.

Nous nous sommes aperçus que des cinéastes ou groupes de cinéastes, particulièrement productifs, méritaient que leurs œuvres puissent être découvertes pendant le festival. C’est pourquoi nous mettrons à la disposition de notre public une station multimédia permettant de les consulter de nombreux films ayant attiré notre attention lors de la sélection.

Une section intitulée « strigiforme », programmée le samedi 15 décembre présentera les films de certains membres du jury et de coopérateurs du Collectif Jeune Cinéma.

Colas Ricard projettera un double programme S8 le dimanche 16.

Nous sommes enfin très heureux de pouvoir annoncer que la série des focus constituant la colonne vertébrale de notre thématique Est est d’un niveau qualitatif tout à fait exceptionnel. Nous recevrons A. Jevdokimovas, A. Aristakisyan, S. Baskova, les frères Buharov, tous de très grands artistes qui partageront avec nous des jours certainement mémorables.

Nous évoquerons le travail du cinéaste Marcel Hanoun et, à travers un programme intitulé Noc Marcel-a (la nuit de Marcel), l’extraordinaire travail de prospection et découverte du cinéma différent partout où il se cache de Marcel Mazé.

Le festival et les trois événements périphériques qui l’accompagnent se caractériseront par un bouillonnement linguistique aux timbres un peu inhabituels pour nous. Des amis et collaborateurs polyglottes seront là pour favoriser les échanges.

Les trois événements périphériques, une soirée au centre tchèque le 6 décembre avec un programme historique présenté par Martin Cihak (prof de ciné expé à la FAMU), une soirée au centre culturel de Serbie le 7 préparé par notre amie Dunja Jelenkovic et enfin la rencontre « à domicile » d’un cinéaste majeur du CJC le 8, Pierre Mérejkowski, donneront de l’air au festival et l’occasion de croiser d’autres publics. C’est une dynamique essentielle au déploiement de notre projet d’événement culturel.

Après une longue et rigoureuse concertation au sein de l’équipe, nous avons décidé de rendre payantes les séances. C’est le seul moyen nous semble-t-il de compenser partiellement la perte de ressources et d’éviter d’insister lourdement à chaque séance pour la participation libre. Nous avons arrêté des tarifs uniques très bas non discriminants : 2 euros la séance, 5 euros la soirée constituée de trois programmes et 12 euros un Pass pour la durée du festival. Les soirées d’ouverture et de clôture du festival seront gratuites.

Enfin, un gros travail a été entrepris pour offrir aux spectateurs un catalogue à la hauteur des films qui seront présentés. On y trouvera en plus des fiches des films, des articles rédigés par les membres des groupes de sélection sur des œuvres qu’ils jugent particulièrement remarquables.

Frédéric Tachou

Directeur de la 14ème édition du Festival des Cinémas Différents et Expérimentaux de Paris



Projection et performance de Yves-Marie Mahé et Carole Arcega le vendredi 7 Décembre ( Annonce )
novembre 23, 2012, 9:00
Filed under: Non classé

Salut,

Avec Carole, on projete le vendredi 7 Décembre dans un lieu super, un grand atelier à Ménilmontant.

En plus, il y a à bouffer gratos. Faut ramener la picole.

Le vendredi 7 Décembre au Box 202

PROJECTION de films d’Yves-Marie Mahé de 20 à 21h

et

PERFORMANCE de Carole Arcega de 21 à 21h30

Ces projections et performances seront suivi d’un pot-au-feu où l’on boit ce que chacun apporte.

La soirée débute à 19h30 autour d’un apéro.

Vous pourrez voir aussi voir un accrochage des actuelles occupantes du box202 :

Camille Delcourt

Marie-Hélène Fabra

Catherine Geoffray

Aurélie Pagès

Silvina Resnik

 

Box 202

29 rue des Panoyaux (à coté du Lou Pascalou, Féline et autres Saint Sauveur…)

Code B4659

4ème étage (avec ascenseur !)

au Métro Ménilmontant



Séances Braquage
novembre 22, 2012, 5:49
Filed under: Agenda

Télécharger les différentes séances proposées par Braquage : Newsletter Braquage nov 2012 – fev 2013



Carte Blanche à la Cinémathèque le 7 Décembre
novembre 21, 2012, 10:31
Filed under: Agenda, Mes films : projections

Projections de plusieurs de mes films : DES NUAGES AUX FÊLURES DE LA TERRE, VA REGARDE, 19 ESPIRITU SANTO (ANDALUCIA), et le dernier LE CHEMIN DES GLACES

A 19 h 30, projection de NATPWE, LE FESTIN DES ESPRITS de Tiane Doan Na Champassak et Jean Dubrelet et NARMADA de Gregory Cohen et Manon Ott

Télécharger le programme : CINÉMATHÈQUE%20FRANÇAISE[1][1]

CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE-51 RUE DE BERCY-75012 PARIS
LA DÉCISION ARGENTIQUE : FASTES HUMANISTES DES ANNÉES 2000

On pourrait les nommer les fortunés de l’argentique. Ils revendiquent d’enregistrer encore le monde en 8, Super 8 et 16 mm, parfois même de le montrer en 35 mm, ils voudraient ne pas jouir du redoutable privilège d’être la dernière génération à disposer des stocks magiques et ils travaillent à prolonger ceux-ci par de nombreux moyens. Rien là de passéiste, juste le constat technique que, pour l’heure, le numérique ne peut prétendre à remplacer la consistance, les textures, les lumières, les nuances, les couleurs, le poids, l’intensité de l’argentique – dès lors qu’il s’agit de décrire le monde. Ici les techniques digitales ne sont ni ignorées ni écartées mais servent à monter, sonoriser, mettre en circulation le trésor que reste l’empreinte pelliculaire. Rien là non plus de fétichiste : la pellicule seconde un désir de présence et, au principe de cet élan sensible vers les phénomènes, de conservation. Recourir au ruban argentique devient le signe contemporain d’une assiduité au réel et, plus précisément, la contremarque stylistique d’une revendication humaniste.Chefs-d’œuvre somptueux de la description : les voyages visuels débordants d’amour de Philippe Cote si inspiré par les films bretons de Jean Epstein et par Peter Hutton, l’époustouflant Natpwe du photographe Tiane Doan Na Champassak et du monteur Jean Dubrel, le rigoureux Narmada de Gregory Cohen et Manon Ott, dans leur souveraine singularité, relèvent d’un même régime de splendeur.Avec une grande liberté plastique, les films polymorphes de Laurence Rebouillon associent diarisme, fiction, mise en scène, danse, onirisme, essai et ramènent dans les filets de leurs raccords la richesse et la complexité de la vie sentimentale. Laurence Rebouillon est aussi la spécialiste d’un cinéaste d’animation méconnu, Albert Pierru, dit « le McLaren français » qui, au cours des années 60, a travaillé l’intervention directe sur pellicule et l’hybridation des techniques (image par image, plans analogiques, dessin sur celluloid). Dans le mémoire qu’elle a lui consacré, Laurence Rebouillon cite ces lignes d’Albert Pierru qui s’appliquent aussi parfaitement à son propre travail : « Ce qui m’a toujours intéressé, c’est la possibilité de retranscrire immédiatement et graphiquement une impression et même une émotion esthétique, bref de s’exprimer librement et aussi rapidement que le permet le défilement et le repérage des images successives. » (1967). En vis à vis sur leurs continents respectifs et pour des raisons symétriques, Bernard Cerf et Ahmed Zir travaillent un même chantier, celui de la violence historique. Depuis 1997, coup de tonnerre de l’élection d’un premier maire Front National à Orange, Bernard Cerf s’interroge en images sur les rapports entre fascisme et démocratie, entre violence institutionnelle et violence psychique. On lui doit entre autres ce titre brechtien, Les nazis ont été vaincus par les armes, non par la raison et des pamphlets jubilatoires dignes de Pierre Falardeau. Pendant ce temps, en Algérie, Ahmed Zir fait jaillir des hauts plateaux numides de petits fabliaux, tantôt poèmes, tantôt saynètes, parfois gags tragiques, où l’homme fait couler le sang et subit la misère et la terreur dans une nature immuablement grandiose.

Nicole Brenez

Vendredi 07 décembre 19h30 : Philippe Cote présente Tiane Doan Na Champassak & Jean Dubrel, Manon Ott & Gregory Cohen

En présence des auteurs et de Philippe Cote.

NATPWE, LE FESTIN DES ESPRITS
de Tiane Doan Na Champassak et Jean Dubrel
France-Birmanie/2004/30’/16mm et S8

“Taugbyon, minuscule village du centre de la Birmanie. Lieu de pélerinage annuel pour des dizaines de milliers de croyants. Pendant cinq jours, fidèles et médiums célèbrent le culte des nats, les 37 esprits du panthéon birman. Leur particularité est qu’ils sont pour la plupart morts de mort violente, généralement à cause du pouvoir (un roi, par exemple). Et cette malemort les rend néfastes. Pour les apaiser, les Birmans leur rendent donc ce culte qui passent par les médiums. Cinq jours d’offrandes, de cérémonies, de rituels de possession. Cinq jours de liberté, dans une société verrouillée à l’extrême. Il y a une dizaine d’années, Tiane travaillait sur un livre sur les transsexuels et les travestis en Asie, notamment en Inde et en Thaïlande, et il a entendu parler des médiums travestis en Birmanie. Il y est allé une première fois faire des photos et le film a été tourné l’année suivante.” (Tiane Doan Na Champassak et Jean Dubrel)

NARMADA
de Gregory Cohen et Manon Ott
France/2012/46’/Super 8 et vidéo

“Les barrages seront les temples de l’Inde moderne’ proclamait Nehru à l’indépendance du pays. En traversant la vallée du fleuve Narmada, où sera prochainement achevé un grand complexe de barrages, nous partons à la rencontre des habitants, des croyances, des récits et des imaginaires qui cohabitent et s’opposent autour de ce fleuve en cours de transformation.” (Gregory Cohen et Manon Ott)

Vendredi 07 décembre 21h30 : Philippe Cote

En présence de Philippe Cote

FRAGMENTS D’UN VOYAGE AU LAOS
de Philippe Cote
France/2006/7’/Super 8 et 16mm

Film inédit“Des scènes ordinaires : un marché au Sud Laos… Agencements d’instantanés bruts. Images filmées en Super 8 gonflées en 16mm.” (Philippe Cote).

DES NUAGES AUX FÊLURES DE LA TERRE
de Philippe Cote
France/2007/18’/Super 8

“Monts noirs monts blancs en miroir / Puissance du gris nuances des commencements / Cimes / Regards tendus corps de la lumière / silhouettes furtives / Le bleu soudain l’étoile à la lucarne / On peut ouvrir grand les paupières.” (Catherine Bareau)

VA, REGARDE
de Philippe Cote
France/2009/27’/Super 8

« À l’origine de ces départs, il y a l’aspiration dans un renouvellement de mon cinéma, dans la recherche de nouvelles lumières, de nouveaux espaces, de nouveaux rapports… vers un cinéma plus proche du documentaire poétique : être là et regarder, inscrire la durée, ne pas chercher à forcer les choses qui se présentent… » (Philippe Cote)

19, ESPIRITU SANTO (ANDALUCIA)
de Philippe Cote

France/2010/19’/Super 8
Poèmes de Antonio Gamoneda – Voix et choix des poèmes : Violeta Salvatierra
“À l’origine, il y avait les mots que tu m’as écrits pour initier les images à faire, loin d’ici, seul, là-bas à Séville et en Andalousie. Puis, après un premier montage silencieux… le film trouvait alors sa forme définitive, essai intime et partagé entre ta voix, des choix de poèmes lus, à écouter, et mes images. ” (Philippe Cote).

LE CHEMIN DES GLACES
de Philippe Cote
France/2012/22’/Super 8

Film inédit – “A pied, en bateau et en train, le film nous emmène de la ville de New York vers les espaces enneigés et glacés, plus loin en direction du Nord, dans une progression vers le blanc. Au cours du tournage de ces images et dans ces lieux, les films de Peter Hutton n’ont pas cessé de m’accompagner. ” (Philippe Cote).


Luis Buñuel, Salvador Dalí, Un chien andalou, 192
novembre 20, 2012, 9:03
Filed under: Agenda

25 novembre 2012 à 11h30

Petite Salle – Centre Pompidou

Longtemps, ce film signé de Luis Buñuel et Salvador Dalí a résumé tout le cinéma surréaliste, bien qu’il ait évité de peu l’accusation de « honteuse usurpation » par les membres du groupe surréaliste. Il est difficile encore aujourd’hui de percevoir et de départager avec précision ce qui appartient à l’un et à l’autre de ces deux artistes. Buñuel suivit scrupuleusement le scénario écrit par Dalí, tel qu’il fut publié dans La Révolution surréaliste. Ce qui autorisa Dalí à affirmer avec perversité que le film était « un tableau en mouvement où tous les rêves de son rêve plastique dansent une ronde folle ». Aujourd’hui le film apparaît, à la lumière de l’oeuvre complète de Buñuel, comme la première pierre de l’un des monuments cinématographiques majeurs du 20e siècle, et qui ne devait pas seulement à Salvador Dalí.

Luis Buñuel, Salvador Dalí, Un chien andalou 1929
Par Dominique Païni, historien du cinéma



Coffret Jonas Mekas
novembre 18, 2012, 6:21
Filed under: Agenda

Jonas Mekas
2000 / 896 MIN / Etats-Unis

Coffret Jonas Mekas

Ce coffret réunit les oeuvres clefs de Jonas Mekas, l’un des plus prolifiques cinéastes d’avant-garde.

Né en lituanie en 1922, chassé par les armées soviétiques et nazies, Mékas arrive à New York avec son frère en 1949, après avoir passé quatre ans dans des camps de réfugiés en allemagne. Il s’achète aussitôt une caméra 16mm et commence, au jour le jour, à filmer le monde qui l’entoure. Il invente ainsi la forme du journél filmé et affirme un style lyrique et profondément personnel, qui sublime le quotidien tout en témoignant de la solitude de l’éxil, de l’oppression politique et des forces vitales de la poésie.



Jonas Mekas / José Luis Guerin
novembre 18, 2012, 6:21
Filed under: Agenda

Cinéastes en correspondance

30 novembre 2012 – 7 janvier 2013 au Centre Pompidou

L’un, Jonas Mekas, est né au cinéma en même temps qu’à l’exil, rescapé d’une Europe où il n’avait plus de place. Arrivé aux États-Unis avec son frère Adolfas en 1949, après avoir fui la Lituanie devant les nazis, après avoir connu les travaux forcés et les camps de déplacés, après avoir vu tomber le rideau de fer, Jonas Mekas découvre le New York de la « Beat Generation » et sa scène artistique en effervescence. Avec quelques sous, il achète une Bolex 16 mm qui ne le quittera plus. Il filme son quotidien, des moments de sa vie et de celle de ses amis et proches,Brakhage, Anger, Smith, Markopoulos, Maciunas, Warhol, Ginsberg, le Velvet, Lennon et Yoko Ono, Dalí… En même temps que son journal, il retrace les heures de l’avant-garde new-yorkaise qu’il défend passionnément dans les colonnes de Film Culture et du Village Voice, à la fois promoteur et archiviste à travers la Filmmakers’Coop et l’Anthology Film Archives qu’il a cofondées. Passé à la vidéo à la fin des années 1980, s’essayant aux installations avec le nouveau millénaire, Jonas Mekas n’a cessé depuis de filmer le présent, toujours vigilant, prêt à capter ces instants de grâce qui tremblent dans ses images, à la fois très proches, absolument contemporaines, et immédiatement nimbées de la douce mélancolie du souvenir.

L’autre, José Luis Guerin, né en Catalogne, a grandi avec le cinéma qu’il a fréquenté et pratiqué dès son adolescence, au milieu des années 1970. Ses films, documentaires et fictions, mettent en scène des lieux traversés et transformés par le temps : le village irlandais où John Ford a tourné L’Homme tranquille, un quartier de Barcelone en mutation (En construcción), une villa normande où un drame se serait noué quatre-vingts ans plus tôt (Thuit), les rues de Strasbourg à la recherche d’une femme (Dans la ville de Sylvia), la pauvreté globalisée au fil des pérégrinations du cinéaste de festival en festival (Guest), sa rue à Barcelone témoin d’une tragédie (Recuerdos de una mañana)…

Qui s’étonnera que Jonas Mekas et José Luis Guerin, enfants des frères Lumière, opérateurs infatigables de leurs lieux, de leurs temps et de leurs habitants aient échangé une correspondance filmée ? Celle-ci, une installation vidéo constituée de neuf lettres, au cœur de la rencontre entre les deux cinéastes, est exposée au Centre Pompidou, parallèlement à la programmation de l’intégralité de leurs films, en leur présence.

Jonas Mekas et José Luis Guerin font ici les questions et les réponses. Un échange bref qui éclaire ce qui les occupe, ce qui les lie : un certain rapport au monde, une manière d’y vivre.

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Rencontres Internationales
novembre 18, 2012, 6:02
Filed under: Agenda

Paris/Berlin/Madrid

30 novembre – 8 Décembre 2012

Du 30 novembre au 8 décembre 2012 à Paris, les Rencontres Internationales Paris/Berlin/Madrid créeront pendant 9 jours, au Palais de Tokyo et à la Gaîté lyrique, un espace de découverte et de réflexion entre nouveau cinéma et art contemporain en présence d’invités du monde entier.

Site : 



NARMADA ( Annonce )
novembre 18, 2012, 6:00
Filed under: Agenda

 Chers amis,

TS productions a le plaisir de vous inviter à une première projection du film Narmada en présence de l’équipe du film, le jeudi 29 novembre à 20h aux Voûtes, 19 rue des Frigos, 75013 PARIS.

La projection sera suivie d’un pot et d’un concert de Duncan Pinhas, compositeur de la musique du film.

au plaisir de vous y retrouver !