Philippe Cote


AMERICAN SUBLIME : DE LA DÉSUÉTUDE DE L’HOMME
mai 26, 2014, 8:34
Filed under: Agenda

Mardi 10 Juin 2014 à 20h15

A l’occasion de l’exposition du BAL, Light Cone propose une programmation composée d’œuvres du cinéma expérimental et de films d’artistes, – souvent montrés en 16mm, dont un double-écran des années 60. Leur point commun : appréhender dans sa diversité la notion d’entropie qui traverse les séries photographiques de Lewis Baltz. La dernière séance propose un bref aperçu de la scène californienne de l’époque, avec notamment Gas Station, une œuvre marquante de l’artiste Robert Morris.

La notion d’entropie, si on l’empreinte à la physique, suggère une déperdition constante d’énergie jusqu’à l’explosion, la dissolution, le retour à un degré zéro de l’univers. Parmi les grands penseurs de la seconde moitié du 20e siècle, Gunther Anders a entamé un travail d’analyse et de mise en lumière d’une société américaine malade, dans laquelle l’homme a acquis le pouvoir, par l’essor des nouvelles technologies, de mettre un terme à toute époque. Pour la première fois de son histoire, il est désormais en mesure de s’autodétruire. Bruce Conner montre ce chaos et son caractère irréversible dans Crossroads, film dans lequel il compile des images d’archives du champignon nucléaire causé par l’explosion « Baker » le 25 juillet 1946 sur l’atoll de Bikini.

ASLEEP de Paulo ABREU
2012 / 16 mm / coul-n&b / son / 12′ 20

ATOMIC PARK de Dominique GONZALEZ-FORSTER
2004 / vidéo / coul-n&b / son / 9′ 00

COBRA MIST de Emily RICHARDSON
2008 / 16 mm / coul / son / 6′ 45

FUMÉE de Georges REY
1982 / 16 mm / coul / sil / 3′ 00

CROSSROADS de Bruce CONNER
1976 / 16 mm / n&b / son / 37′ 00

Cinéma des Cinéastes
7, avenue de Clichy
75017 Paris
FRANCE

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AMERICAN SUBLIME : ARCHITECTURE OF ENTROPY
mai 26, 2014, 8:28
Filed under: Agenda

Mardi 27 Mai à 20:15
Cinéma des Cinéastes
7 avenue de clichy, 75017 Paris

A l’occasion de l’exposition du BAL, Light Cone propose une programmation composée d’œuvres du cinéma expérimental et de films d’artistes, – souvent montrés en 16mm, dont un double-écran des années 60. Leur point commun : appréhender dans sa diversité la notion d’entropie qui traverse les séries photographiques de Lewis Baltz. La dernière séance propose un bref aperçu de la scène californienne de l’époque, avec notamment Gas Station, une œuvre marquante de l’artiste Robert Morris.

A partir des années 60-70 nombres d’artistes et cinéastes révèlent un tout nouveau visage de l’Amérique. Robert SMITHSON est le premier à parler de « paysages entropiques » lorsqu’il entreprend ses excursions vers les carrières minières, banlieues et autres lieux dit « périphériques ». A la différence de Lewis Baltz qui représente des espaces délaissés pour dénoncer l’exploitation capitaliste, Smithson démontre qu’elle est dans l’ordre des choses. Dans Spiral Jetty, Robert SMITHSON entreprend un vaste chantier en y construisant dans le Grand Lac salé de l’Utah une spirale faite de boue, de basalte et de sel, évoquant l’infini et suscitant l’expérience d’un décentrement constant. Une volonté d’agir que l’on retrouve aussi dans Fresh Kill de Gordon MATTA-CLARK.

ON THE LINE
de Cathy Lee CRANE
2010 / 16 mm / coul / son / 4′ 38

SPIRAL JETTY
de Robert SMITHSON
1970 / 16 mm / coul / son / 35′ 00

REDSHIFT
de Emily RICHARDSON
2001 / 16 mm / coul / son / 4′ 00

FRESH KILL
de Gordon MATTA-CLARK
1972 / 16 mm / coul / son / 13′ 00



LACRAU de João Vladimiro
mai 26, 2014, 11:00
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Musée de la Chasse et de la Nature, 62, rue des Archives, 75003 Paris

Projection en avant-première de LACRAU
Mercredi 28 mai 2014 à 19h30
Réalisateur : João Vladimiro (Portugal, 2013, 99’). Prix du meilleur long métrage au festival IndieLisboa 2013.

Pour João Vladimiro « si le scorpion pouvait voir et si la vipère pouvait entendre, il n’y aurait pas d’échappatoire. La vipère est sourde et le scorpion ne peut pas voir, il en est et il doit en être ainsi, de la même manière que la campagne est paisible, la ville animée et l’être humain impossible à satisfaire.

Lacrau est un voyage de la ville vers la nature, qui exige le retour “à cette courbe où l’homme s’est perdu”. Un moyen de s’échapper de ce chaos et de ce vide affectif que nous appelons le progrès. La recherche de sensations et de relations humaines parmi les plus anciennes. L’étonnement, la peur de l’inconnu, la perte du confort élémentaire, la solitude, la rencontre de l’autre, l’autre “animal” et l’autre “végétal”. Une plongée à la recherche d’un lien avec le monde. »

En présence du réalisateur (sous réserve).