Philippe Cote


« S COMME SONORE »
juin 29, 2014, 8:52
Filed under: Agenda

MERCREDI 2 JUILLET 2014

Pour la 19ème lettre de son abécédaire, MOVING_IMAGE propose une exploration de différents mondes sonores. Sons directs, indirects ou hors champ, bruits, voix, musiques et silences deviennent l’envers tangible des images. 5 films et vidéos rares qui interrogent le paradoxe de notre perception. Avec la projection exceptionnelle de « Herman Slobbe, l’enfant aveugle n°2 » l’un des films les plus forts, les plus justes de Johan van der Keuken, ainsi que des réalisations de Miranda Pennell, Daniel Kötter, João Salaviza, Kasper Akhøj et Tamar Guimaraes.

MERCREDI 2 JUILLET, 19H30
« S COMME SONORE »

À LA GAÎTÉ LYRIQUE
3 bis rue Papin – 75003 Paris

ŒUVRES PROJETÉES
Miranda Pennell : Drum Room | Vidéo, 15’05’’, Royaume-Uni, 2007
Daniel Kötter : Communal Retreat | Fiction/documentaire, 15’, Allemagne/Canada, 2012
Kasper Akhøj, Tamar Guimaraes : A Família do Capitão Gervasio | Documentaire exp., 14’, Danemark/Brésil, 2013
João Salaviza : Strokkur | Documentaire exp., 7’16’’, Portugal, 2011
Johan van der Keuken : Herman Slobbe, l’enfant aveugle n°2 | Documentaire, 29’, Pays-Bas, 1966

Miranda Pennell filme les espaces vides d’un bâtiment où apparaissent progressivement des musiciens qui s’exercent ensemble, seuls. Elle filme le silence et l’expérience sonore en train de se produire, à la fois subjective et collective. Sur les traces de Glenn Gould, Daniel Kötter réalise sa “Solitude-Trilogy”, et interroge ce que pourrait signifier une communauté dans une situation de périphérie. Le film explore les différentes modalités d’apparition sonore dans la continuité d’un récit. Kasper Akhøj et Tamar Guimarães font le portrait d’une communauté de médiums et de spirites, à Palmelo, petite ville de 2000 habitants, au centre du Brésil. Le film fait référence à une carte qui répertorie une vingtaine de villes astral! es au Brésil. Parallèles aux villes terrestres, elles seraient parfaites. João Salaviza fait physiquement face au choc thermique d’un geyser jaillissant à intervalle régulier d’une faille en Islande plongeant dans les profondeurs de la Terre. Il éprouve le phénomène avec son corps et ses outils techniques, amplificateur, micro et caméra. Johan van der Keuken a réalisé en 1964 un premier film dans une institution d’enfants aveugles. Au cours du tournage, il remarque Herman Slobbe auquel il consacre un deuxième film. La forte personnalité de l’enfant se double d’un rapport exceptionnel à la vie. Herman devient le reporter du film, change de rôle, n’est plus objet. Johan van der Keuken fait surgir parfois dans le film des images d’événements politiques graves, de même que des images de son do! cumentaire suivant. « Herman Slobbe, l’enfant aveugle n&de! g;2 » est certainement l’un des films les plus forts, les plus justes de Johan van der Keuken.


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