Philippe Cote


Qu’est-ce que la photographie ? – Un souvenir
avril 28, 2015, 5:27
Filed under: Agenda

Mercredi 29 avril 2015 à 19h00 – Centre Pompidou

En écho à l’exposition « Qu’est-ce que la photographie ? », présentée du 4 mars au 1 juin 2015 dans la nouvelle galerie de photographies (Forum-1) du Centre Pompidou, le département des films du musée propose un aperçu des rapports contradictoires et complémentaires qu’entretiennent la photographie et les images en mouvement. Figure majeure de l’avant-garde cinématographique américaine, Hollis Frampton (1936-1984) consacre ses premières années new-yorkaises à la photographie. De 1959 à 1966 (date à laquelle il conçoit ses premiers essais cinématographiques), le cinéaste produit un grand nombre de photographies dont certaines occuperont plus tard une place centrale dans la réalisation de ses films. Réalisé à la suite de ses premières expérimentations de refilmage d’images fixes entreprises pour son abécédaire urbain Zorn Lemma (1970) – film conçu à partir de sa série photographique Word Pictures (1962) – Nostalgia (1971) offre une synthèse éclairante d’un cheminement artistique motivé par des préoccupations conceptuelles et plastiques dont les ressorts semblent se nouer dans l’articulation du langage aux images. Composé de treize photographies que Frampton expose successivement devant l’objectif de sa caméra pour en enregistrer la destruction par combustion accompagnée d’un commentaire hors champs volontairement désynchronisé lu par Michael Snow, ce premier opus de la série Hapax Legomena (sept films réalisés en 1971 et 1972) matérialise un espace dans lequel l’expérience de la photographie et les modalités de son exposition semblent désormais pleinement prises en charge par le film.

« En grec le mot signifie les blessures du retour. La nostalgie n’est pas une émotion qui est entretenue, elle est soutenue. Quand Ulysse revient chez lui, la nostalgie, c’est lorsqu’il a la gorge serrée, ce n’est pas le plaisir frémissant qu’il trouve à être chez lui à nouveau. Dans mon film je reprends possession de quelques moments où j’ai eu la gorge serrée à cette époque comme photographe à New York. Vous avez remarqué qu’il n’y a pas de triomphes dans le film ; ce n’était absolument pas une époque à laquelle je me reportais avec nostalgie au sens pathétique que l’on donne actuellement à ce mot, pas du tout… » Hollis Frampton

Hollis Frampton, Apax Legomena : Nostalgia, 1971, 16mm, nb, son, 36’ (vo)



Sergeï PARADJANOV / Artavazd PELECHIAN
avril 28, 2015, 9:03
Filed under: Agenda

Beaux-Arts de Paris
Salle de conférences.
14 Rue Bonaparte,
75006 Paris

Mardi 28 Avril – Projections & Rencontres / 18h / Rencontre autour de PARADJANOV

Projection de « LE SCANDALE PARADJANOV OU VIE TUMULTUEUSE D’UN ARTISTE SOVIETIQUE »,

Présentation de SERGE AVEDIKIAN et JEAN RADVANYI

Incontrôlable, truculent, génial, baroque… le cinéaste Sergeï Paradjanov bousculait l’URSS et son cinéma. Hors-norme, cet artiste d’origine Arménienne né en Géorgie est dans le collimateur des autorités, et passe de nombreuses années en prison où il expérimente de nouvelles formes artistiques.

Nous revisitons ce parcours tortueux et unique du réalisateur de Sayat Nova à travers le « Scandale Paradjanov », le film de Serge Avedikian, ainsi qu’une projection d’un court film de Paradjanov sur l’artiste Arménien Hovnatanian. Une table ronde réunira quelques personnalités spécialistes du cinéma de Paradjanov, ainsi que Serge Avedikian. Des photographies du réalisateur à l’œuvre seront présentées à l’Ecole durant cette soirée.

Salle de conférences

Mercredi 29 Avril – Projections & Rencontres / 18h / Rencontre autour de ARTAVAZD PELECHIAN

Projection de « NOUS », « LES SAISONS », « AU DEBUT », « FIN » et « VIE »

Présentation de SERGE AVEDIKIAN et MARGUERITE VAPPEREAU

Poète et cinéaste Arménien, Artavazd Pelechian né en 1938 en Arménie est considéré comme un génie. Connu par un cercle très confidentiel d’artistes et de cinéastes, il a révolutionné le montage. Traitant la pellicule comme un matériau, il mélange cinéma documentaire, archives, musique et bruitages, et esthétise les éléments de la vie quotidienne. Le rythme, les répétitions, le détour sur les détails, la musique, viennent compléter ses effets poétiques. Nous projetterons quelques-uns de ces court-métrages (« les Habitants » (1970) / « L’autre siècle »…) de cette courte carrière qu’il a voulu très vite écourter.

Des spécialistes viendront nous parler de ce cinéaste hors-champ.

Salle de conférences



Cinéma de Résistance: aux atéliers de Paris
avril 28, 2015, 7:51
Filed under: Mes films : projections

Projection de Ether le 23 avril dans un programme de films 16mm et super8 dans la galerie Schalten und Walten à Cologne – Proposé par Stefan Grabowski

resistane

L’Abominable and l’Etna, the two artist-run film labs of Paris, stand at the forefront of a global movement. As and increasing number of commercial laboratories end their operations, the means of those dedicated to working in the photochemical mediums of Super-8 and 16mm (among several other formats) are thrown into question. Largely out of necessity, the filmmaker must take on the dual role of artist and technician. Yet through this imperative many creative doors are opened, as the filmmaker is given the freedom to experiment and fine-tune their craft in ways not afforded to them by the traditional practice of having a commercial lab working as an intermediary.

Marcel Duchamp once said that, “A tube of paint that an artist uses is not made by the artist; it is made by the manufacturer that makes paints. So the painter really is making a readymade when he paints with a manufactured object…” Observed in such a way, film is even more of a prefabricated medium, relying heavily on industrial manufacturing practices and a strict uniformity of the final product. Yet one could make a comparison of the DIY approach of these labs being almost like a return to mixing one’s own paints from raw pigments, thus allowing certain levels of nuance not be had when working solely with pre-mixed colors. Filmmakers are liberating themselves from the industry on some level by taking control of processes that were until recently outside their domain.

The works in this program represent just a small sampling of those created by filmmakers working at l’Etna and l’Abominable, but the hands of the filmmakers can truly be felt in each film. Several of the films are hand-processed originals, in fact – ephemeral and unique, building a history with each successive showing as they persevere against the dust, the scratches, and the ravages of time that leave so many video formats obsolete.

Curated by Stefan Grabowski, filmmaker and co-programmer of the Balagan Film Series Boston.

http://www.balaganfilms.com

60 min.

After the screening: exquisite french chansons and fancy drinks

PROGRAM:

Folia,Victor de las Heras & Anaïs Ibert, 2014

Como Crece la Sombra Cuando el Sol Declina, Camilo Restrepo, 2014

Dead Seas, Tomaž Burlin, 2013

The Action, David Matarasso, 2012

Terminus For You, Nicolas Rey, 1996

Ether, Philippe Cote, 2003



EXPERIENCES DOCUMENTAIRES : ENFANCES
avril 27, 2015, 5:46
Filed under: Fleurs secrètes

Absent plusieurs jours, je n’ai pu actualiser mon blog dont cette séance du vendredi 24 avril à 19:30 à l’Espace en Cours – 56, rue de la Réunion, 75020 Paris

On peut toujours revoir les très beaux films de Florian Maricourt

le site de Boris du Boullay : ici

FranceDoc présente :

EXPERIENCES DOCUMENTAIRES : ENFANCES
des courts métrages qui dépassent les bornes

Entrée libre, séance suivie d’une discussion avec Benoît Labourdette et Boris du Boullay.

PROGRAMME :

Benoît Labourdette : Vire, prochain arrêt (2013), 4′
Florian Maricourt : Histoires de ma vue 6 (Ce nord où nous sommes nés) (2015), 3′
Boris du Boullay : Mes 4 copains (2003), 2′
Virginie Gouband : Untitled (Solar Flare) (2010), 6′
Daniela De Felice : Libro nero (2007), 19′
Olivier Pagani : Ce que peut le lion (2011), 22′

Pour son retour à Paris, FranceDoc inaugure un cycle de projections en se penchant sur l’enfance : il s’agit là d’une manière métaphorique d’envisager le commencement, et d’une revendication d’une pratique du cinéma que l’on pourrait appeler mineure, à la manière dont Deleuze définissait une certaine littérature. Documentaires poétiques et expérimentation visuelle cherchent à saisir un enchantement des sens et une douleur du savoir, nous renvoyant à cette époque de la vie dont la mémoire fait presque un mythe. Ces films qui ont vu notre enfance, comme disait l’homme ordinaire du cinéma, portent en eux sa blessure en tant que passé mais aussi son ouverture comme devenir.

Programmation / organisation :
Viviane Chaudon
Boris Monneau
Théo Vincent

http://www.francedoc.com/
http://www.encours.net/



Alain Montesse ( Séance spéciale )
avril 14, 2015, 12:47
Filed under: Agenda

vendredi 17 Avril à 20:00

L’Etna
71, rue Robespierre, 93100 Montreuil

projection en 16mm de 2 films d’Alain Montesse en sa présence + discussion

Séance spéciale du Collectif Jeune Cinéma en partenariat avec l’Etna.

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PROGRAMME (environ 1h) :

MOMENTE de Alain Montesse, France, 1969, 11′, projeté en 16mm
Le film comporte 3 parties. La partie centrale, la plus longue, résulte principalement d’une dérive dominicale en janvier 69, agrémentée de quelques plans issus des exercices de prise de vue de début d’année. Les parties I et III sont bâties sur le schéma formel que j’avais développé en réponse au test projectif du concours de l’IDHEC 1968 (où il fallait choisir 15 photos parmi une centaine, et dire pourquoi). (Alain Montesse)

KREYL’79: LE FON DE L’OEIL EST FRAIS de Alain Montesse et Jean-Pierre Zirn, France, 1979-1981, 52′, projeté en 16mm.
Il s’agit du compte-rendu d’un stage d’initiation à la réalisation 16mm, que nous avions organisé à Creil, à quelques dizaines de kilomètres au nord de Paris, dans le cadre d’un projet du Fonds d’Intervention Culturelle, en relation avec les CEMEA et la Direction Régionale Jeunesse et Sports.
Une vingtaine de stagiaires, logés et nourris ensemble pendant une dizaine de jours, regroupés à leur gré en 5 groupes, enquêtent et tournent sur le terrain, selon les méthodes et sur les sujets de leur choix, puis montent leurs films, le tout en une semaine. Un festival de films de cinéma direct, ailleurs dans la ville, leur offre des modèles ; ainsi que les films expérimentaux projetés sur le lieu de formation par l’équipe d’encadrement. La non-directivité apparente est limitée par les « contingences » techniques (seulement 5 caméras pour 20 personnes, 300 m de pellicule par groupe, échéances du développement quotidien à FR-3 Amiens, horaires des repas, etc…), et par la dynamique des groupes eux-mêmes. En outre, les professionnels de l’équipe d’encadrement tournent sur l’ensemble du processus. Les rushes des uns et des autres, développés en fin d’après-midi, sont projetés chaque soir, sonorisés au vol avec les matériaux sonores disponibles. Au bout de quelques jours, la pellicule commence à manquer, il est temps de passer au montage… Kreyl ’79 est à ma connaissance le seul film expérimental à visées pédagogiques.
(Alain Montesse).

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LIEU : L’ETNA
71 rue robespierre – 93100 Montreuil
métro : Robespierre ligne 9
[après la grande porte, passer la cour, 1ère porte à droite sous le porche, puis à l’étage, à gauche]

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PARTICIPATION LIBRE et/ou apportez de quoi partager à boire et à manger



« Pull My Daisy » de Robert Frank
avril 13, 2015, 5:24
Filed under: Agenda

Mercredi 15 avril 18h, salle de conférences, Palais des Études

Beaux-arts de Paris l’école nationale supérieure / 14, rue Bonaparte 75272 Paris cedex 06

Rachel Stella, réalisatrice et productrice, avec Barbro Schultz Lundestam, cinéaste et éditrice

« Pull My Daisy », 28’, 16mm, n&b.Réalisé en 1959 par le photographe Robert Frank et le peintre Alfred Leslie, ce court métrage est rapidement devenu un film culte.

« Pull My Daisy » est un récit déjanté de poètes, de musiciens, d’un évêque et d’une vieille dame distinguée, qui débarquent un matin chez le cheminot Milo. Tourné sans son direct, les paroles de tous les personnages sont entièrement vocalisées par Jack Kerouac. Une vraie création de la Beat Generation, ce film n’est ni fiction narrative, ni documentaire, mais une sorte d’improvision à partir d’un canevas écrit par Jack Kerouac. Barbro Schulz-Lundestam et Rachel Stella proposent un visionnage de « Pull My Daisy » accompagné de documents d’archives. Il s’agit surtout d’entretiens vidéo que Barbro Schulz-Lundestam a enregistrés dans l’atelier d’Alfred Leslie, augré de différentes enquêtes documentaires. Elles choisissent demontrer le film à la fois par les yeux de son co-auteur et aussi en traçant l’histoire de sa réception critique.



Festival Les Oreilles Libres ( annonce )
avril 13, 2015, 4:10
Filed under: Agenda

Télécharger le programme : AFF les oreilles libres

Salut,
le Collectif Négatif participera, avec une thématique sur la musique, vers 16h dimanche prochain au festival des Oreilles Libres au squat Valenciennes.
Le lieu est vaste et les concerts se font dans deux espaces différents. Le programme des films et de la journée est ci dessous.

PROJECTION DU COLLECTIF NEGATIF (vers 16h) :
50 Millions de consommateurs / Magnétophones à cassettes / 1975 / 1mn30
Boogers – The devils / Alban Passot / 2010 / 3mn44
Thérapie 3 / Boris du Boullay / 1mn
Thérapie 4 / Boris du Boullay / 1mn14
Karaoké / Yves-Marie Mahé / 2011 / 1mn55
Danse variations / Yves-Marie Mahé / 2013 / 2mn12
Marseile / Yves-Marie Mahé / 2014 / 2mn25
« Libertine » × 6 / Yves-Marie Mahé / 2014 / 3mn46
J’ai un problème avec France Gall / Boris du Boullay / 2014 / 8mn45
Ophélie Cujand / Christophe Frémiot / 2011 / 6mn
Que sera sera / Derek Woolfenden / 2006 / 7mn

Dimanche 19 Avril à partir de 14h
pour le festival des 10 ans de l’émission« LES OREILLES LIBRES » sur Radio Libertaire
au 2 rue de Valenciennes
Paris 10ème
M° Gare du Nord
http://lesoreilleslibres.free.fr/
Prix libre

PROGRAMME DÉTAILLÉ DANS L’ORDRE DE PASSAGE :

MOZAURE
Personnage hybride, entre Mozart et les grands sauriens, entre flûte à bec et machines électroniques, entre mélodies simplistes et rythmes composés, entre eaux stagnantes de sordides marécages et glorioles radiophoniques.
http://freemusicarchive.org/music/MOZAURE/

IVA
IVA est (un) duo fait d’une voix instrumentale et du tableau d’une contrebasse. Formant une couverture au silence autant qu’à la parole, la musique s’avance sentimentale, faite de rencontre d’accidents, de disponibilité d’inconvénients, de délices inattendus, loin dans les histoires de musique, histoires de la musique, très loin même, quasiment au début de la musique.
http://ivamusique.free.fr

FRIPONNES DE PORC
Groupe de non-jazz progressif très influencé par les cailloux sur la plage du Havre, les lignes de métro à 2 chiffres, la musique du 20e siècle (ne fait pas de rappel).
« Des performances de merde. Ras le bol des artistes de merde »-Nicolas M
Jacpo : saxo et trompette de poche

MARCO CACIALUPI et JEAN-MICHEL SUSINI
« il sole pulsa » – autour du centre, retour sur d’autres routes, détour des divagations, aux vagues contours.

COLLECTIF NÉGATIF
Fondé en 2007, le Collectif Négatif regroupe neuf cinéastes qui travaillent la forme visuelle pour exprimer un fond critique. Qu’ils pratiquent le détournement ou l’auto-filmage, leur cinéma est souvent énergique et pratique l’ironie.
http://collectifnegatif.free.fr

LAURENT PASCAL
Solo de poste de radio amplifié.
http://laurent.pascal1.free.fr

PROGROM
Benoit Queste, le bassiste, âme punk du groupe, a le don de nous transmettre avec simplicité et sincérité toute sa misanthropie. Stéphane Candaes le batteur se pense comme médiateur des musiques improvisées et du noise rock. Il pense beaucoup, ne fait pas grand chose mais déborde d’imagination. Christophe Vaillant à la guitare, la création est le seul moyen qu’il ait trouvé pour ralentir le processus d’abrutissement qu’il subit au sein de notre système social autoritariste.

OXKE FIXU
L’intérêt de créer ce duo est né avec celui de jouer de la musique contemporaine et de l’improvisation libre dans d’autres lieux que sont les salles de concerts et indirectement pour un autre public. Nous investissons les espaces scéniques qui inspirent nos improvisations et dont l’histoire, l’acoustique ou encore la lumière proposent une inscription dans le propos musical.
https://oxkefixu.wordpress.com

ROSSIGNOL
Entre punk, musique bruitiste et Luis Mariano.

EN BAS
EN HAUT



Séminaire « Filmer le champ Social »
avril 13, 2015, 12:36
Filed under: Agenda

Mercredi 15 avril à l’EHESS, Bd Raspail – Salle 8 15H-18H :

Séminaire « Filmer le champ Social », Daniel Friedmann et Monique Peyriere . Filmer les ritualisations profanes du lien social. Centre Edgar Morin IIAC-CNRS/EHESS Pratiques filmiques et réflexivité en Sciences Sociales
Filmer le voir (shamanique), Filmer le lire (proustien) : un rituel irradiant. En présence des cinéastes Régis Hébraud et Véronique Aubouy.



Qu’est-ce que la photographie ? Une énigme
avril 13, 2015, 8:28
Filed under: Agenda

Mercredi 15 avril 2015 à 19h00
Centre Pompidou, Paris

En écho à l’exposition « Qu’est-ce que la photographie ? », présentée du 4 mars au 1 juin 2015 dans la nouvelle galerie de photographies (Forum-1) du Centre Pompidou, le département des films du musée propose un aperçu des rapports contradictoires et complémentaires qu’entretiennent la photographie et les images en mouvement. La capacité de la photographie à rendre visible l’imperceptible a fasciné et nourri un inconscient collectif enclin à lui reconnaitre un ensemble d’attributs surnaturels. Reprenant à son compte les fondements d’une ontologie fondée sur une croyance immuable aux images et à leurs pouvoirs de conversation avec l’invisible, le cinéma a puisé dans le registre de la photographie spirite les éléments d’une grammaire formelle dont les phénomènes d’apparition et de disparition à l’écran constituent les marqueurs essentiels de sa nature magique. À l’instar de Georges Méliès dans le rôle d’un photographe réalisant le portrait d’une jeune femme grâce à ses pouvoirs psychiques (Le Portrait Spirite, 1903), l’artiste américaine Rebecca Baron (basée à Los Angeles) propose avec Détour de Force (2014) un portrait troublant de Ted Serios, personnage atypique de la culture populaire américaine des années 1960 capable d’impressionner par la pensée la surface de polaroïds. Si Méliès exaltait à travers ses pièges optiques le caractère merveilleux de l’image photographique, Rebecca Baron se situe quant à elle dans l’examen d’un traitement médiatique grand public faisant de Ted Serios et de ses photographies mentales (thoughtography) l’objet d’une attraction morbide privée d’imagination. Cette entreprise de démystification de la photographie dénoncée par Détour de Force semble pouvoir trouver dans un film industriel produit par la Société de Chimie Américain son reflet en négatif. Conçu pour valoriser certains des métiers invisibles de l’industrie cinématographique (en particulier ceux liés aux travaux en laboratoire) et apporter les éléments d’une explication scientifique de la création d’une image au cinéma, The Alchemist in Hollywood (1940) conduit le néophyte à faire face un degré d’abstraction quasi impénétrable identique à l’inexplicable magie de l’image photographique.

Georges Méliès, Le portrait Spirite, 1903, 35mm (DCP), nb, sil, 2’18
Rebecca Baron & Doug Goodwin, Détour de Force, 2014, fichier num, nb, son, 30’ (vo)
American Chemical Society, The Alchemist in Hollywood,1940, 35mm (fichier num), nb, son, 28’ (vo)



Tu ne te résignes pas à relâcher le bord du ciel EVENT- 2#
avril 11, 2015, 10:59
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Un cycle de 4# RENCONTRES AUTOUR DE LA CRÉATION ALGÉRIENNE CONTEMPORAINE
Organisé par Leïla Gharbi

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vendredi 17 avril à 20:00

à L’ESPACE EN COURS : 56, rue de la Réunion 75020 PARIS / Métro : L.9 Buzenval; L.2 Alexandre Dumas

un vendredi par mois de mars à juin 2015

Video projections, Lectures & Musique en direct

HABIB TENGOUR (Lecture et rencontre) :

Habib Tengour, poète et anthropologue, né en 1947 à Mostaganem, vit et travaille actuellement à Paris. En 1959, Habib Tengour arrive en France. Il poursuit ses études à Paris et, après avoir obtenu une maîtrise de sociologie, rentre en Algérie effectuer son « service national », militaire puis civil, enseignant à l’université de Constantine. Il partage depuis son temps entre l’Algérie et la France, ses activités universitaires et le travail littéraire. Il traduit des poètes de langue anglaise et américaine (P. Joris) et de langue arabe (Saadi Youssef, Chawki Abdelamir). Parmi ses récentes publications, en prose : les romans Le Vieux de la Montagne, suivi de Nuit avec Hassan, 2008 ; Le Maître de l’heure, 2008, et l’essai Dans le soulèvement. Algérie et retours, 2012 ; en poésie : L’Ancêtre cinéphile, 2010, tous aux éditions de la Différence.

ABDENOUR ZAHZAH (projection de 2 films) :

Abdenour Zahzah est né, vit et travaille à Blida. Il y dirige la Cinémathèque, de 1998 à 2003. Il y tourne son premier documentaire en 2002, au sein de l’hôpital psychiatrique : Frantz Fanon : mémoire d’asile. Puis, au fil d’une résidence au Moulin d’Andé, il consacre un film à l’auteur du roman Les Saisons : Maurice Pons, écrivain de l’étrange. De retour à Blida, il réalise Sous le soleil le plomb, une balade culturelle et littéraire, qui transcrit l’histoire de la librairie et imprimerie Mauguin. Puis, Le Non-Faire, revient sur l’art marginal en banlieue parisienne. En 2009, pour le deuxième Festival panafricain d’Alger, La Longue Marche vers le Nepad, tourné en Algérie, en Afrique du Sud, au Burkina Faso et au Sénégal, porte sur le développement de l’Afrique. En 2010, Garagouz, sa première fiction sera un succès. En 2011, Andalucia, croise plusieurs voyages : à travers les poésies de ce chant médiéval connu sous le terme de « musique andalouse », dans plusieurs villes d’Algérie où cette musique est venue s’enraciner, et à travers les différentes parties de la nouba, symphonie andalouse. Enfin, El oued, l’oued est une déambulation, tournée en 2012.
http://www.bretagne-et-diversite.net/fr/portraits-realisateurs/abdenour-zahzah/

GARAGOUZ (MARIONNETTES), 2010, 24’, Fiction, Couleur, sonore :
Mokhtar vit de son métier de marionnettiste. Il se fait aider par son fils Nabil à qui il apprend le métier. Grâce à sa vieille camionnette, il parcourt les rares écoles de la campagne morose…
http://www.africultures.com/php/index.php?nav=film&no=11648

EL OUED, L’OUED, 2013, 90’, Documentaire, Couleur, sonore :
Ce film est un voyage à pieds le long de l’oued Sidi El K’bir qui prend ses sources dans l’Atlas blidéen à 1525 mètres d’altitude. Il longe la montagne avant de croiser l’oued Chiffa qui lui donne son nom. Puis, il traverse la plaine de la Mitidja, se déverse dans le Mazafran et trace la frontière entre la wilaya d’Alger et celle de Tipasa, avant de mourir dans la Méditerranée avec le statut de fleuve. Abdenour Zahzah et son chef opérateur, parcourent le tracé du fleuve de sa source à son embouchure. Sur leur chemin, les rencontres s’égrainent, des conversations se nouent. Le film nous guide au cœur d’un pays où se révèlent des visages, et des voix, des récits intimes, dans une nature sauvage et belle, mais il nous laisse aussi entrevoir les aspérités liées à une vie économique à deux vitesses et les blessures de la décennie noire.

THÉO NOIREL-GOLDBERG (intermèdes musicaux à la viole de gambe) :

Théo Noirel – Goldberg s’est formé en chant puis en viole de gambe au sein de la Maîtrise de Paris et du conservatoire à rayonnement régional de Paris. Il a participé à de nombreux concerts en chant, notamment en 2006, lors de la Biennale d’Art Vocal de la Cité de la Musique et avec la Maîtrise de Versailles et chœurs de Versailles. Il a aussi participé à différents concerts dans le sud de la France, avec la Maîtrise de Bayonne. À la viole de gambe, il a pris part à des concerts à l’Abbaye de Fontevraud et à Urbino (Italie) trois étés de suite (2011-2013) lors du Festival di Musica Antica. Il a également joué lors d’un concert à la Salle Pleyel autour de la création d’un compositeur contemporain, Color de Marc André Dalbavie, avec l’orchestre de Paris (février 2011).

Photo : Nathalie Postic
http://www.nathaliepostic.fr

« Tu ne te résignes pas
à relâcher le bord du ciel »

Samira Negrouche, fragment extrait d’une suite de poèmes intitulée « Moins Un ».



Scratch Projection / 28 Avril 2015
avril 11, 2015, 9:20
Filed under: Agenda

Mardi 28 Avril 2015 à 20h30
Studio des Ursulines
10, rue des Ursulines
75005 Paris

Dominique Angerame

En présence du cinéaste.
Né en 1949 à New York, Dominique Angerame vit enseigne et travaille à San Francisco. Depuis 1969, il a réalisé plus de trente cinq films projetés et récompensés dans de nombreux festivals à travers le monde. Il enseigne la réalisation, la cinématographie et la critique à l’Université de Berkeley en Californie, au San Francisco Art Institute et est également intervenu comme professeur et artiste associé dans de nombreuses institutions. Il a dirigé pendant plus de 30 ans la coopérative de distribution Canyon Cinema. Son œuvre, très influencée par le cinéma d’avant-garde, notamment celui des années 1920 et 1930, explore le cycle de destruction et de construction imposé par l’homme à son environnement urbain, en perpétuel changement.

MARSEILLE VIEUX PORT de Laszlo MOHOLY-NAGY
1929 / 16 mm / n&b / sil / 9′ 00

CONTINUUM de Dominic ANGERAME
1987 / 16 mm / n&b / sil / 15′ 00

DECONSTRUCTION SIGHT de Dominic ANGERAME
1990 / 16 mm / n&b / son / 12′ 00

PREMONITION de Dominic ANGERAME
1995 / 16 mm / n&b / son / 10′ 00

IN THE COURSE OF HUMAN EVENTS de Dominic ANGERAME
1997 / 16 mm / n&b / son / 25′ 00

THE SOUL OF THINGS de Dominic ANGERAME
2010 / 16 mm / n&b / sil / 15′ 00



Activités de Braquage – Printemps
avril 11, 2015, 9:05
Filed under: Agenda

vous trouverez en pièce jointe l’agenda des activités de Braquage de ce printemps.
Y sont regroupés les séances, ateliers et formations que nous proposons.
A noter, la prochaine séance le Mardi 21 avril à 20h15 au Studio galande (Pairs) où la cinéaste Sandra Davis vient présenter des films issus de la Canyon Cinema (San Francisco), et le mardi 5 mai, un atelier ouvert au public d’interventions sur pellicule (à l’Espace en cours).

Plus de détails sur tout cela dans le document joint : 01 Newsletter Braquage avril mai 2015



Programme du Festival de Syros, Grèce
avril 8, 2015, 4:08
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Samedi 11 Avril
15h40 – Cinéma l’Entrepôt
7 / 9 rue Francis de Pressensé, 75014 Paris

Ici, rien
(Grèce/ France, 2011, 30’, C, VOSTF)
de Daphné Heretakis

Venus à Paris
(France, 1979, 7’, C, sans dialogues)
de Kostas Deliyanni

Prélude 10
(France/Etats-Unis, 2012, 8’, NB, sans dialogues)
de Maria Kourkouta

Eranima
(France, 1978, 9’, C, sans dialogues)
de Yannis Tritsibidas

Daphne
(Grèce/France, 2011, 4’, C, VOSTA)
de Danaé Papaioannou

Retour à la rue d’Eole
(France, 2012-2013, 14’, NB, VOSTA)
de Maria Kourkouta



Werner Herzog, cinéaste de l’extrême
avril 8, 2015, 8:04
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Magnifique !

Mardi 14 avril à 19:00 et 21:00

Le Forum des images
2 rue du cinéma / Forum des Halles, 75001 Paris

Soirée consacrée au cinéaste Werner Herzog, cinéaste de toutes les expériences humaines extrêmes, avec 4 films rares dont un inédit en salle.
Qu’il filme l’envol d’un champion défiant les lois de la gravitation ou qu’il sonde les abîmes de la solitude dans laquelle les sourds-aveugles sont condamnés à vivre, l’oeuvre de Werner Herzog exerce une fascination vertigineuse, à la mesure des personnages exceptionnels sur lesquels il choisit de porter son attention.
En présence de Pierre-Henri Deleau, délégué général du Festival International du Film d’Histoire de Pessac

19H :
HOW MUCH WOOD WOULD A WOODCHUCK CHUCK..(1976), 45 min
LA GRANDE EXTASE DU SCULPTEUR SUR BOIS STEINER (1974), 45 min

21H:
DERNIERS MOTS (1967), 13 min
LE PAYS DU SILENCE ET DE L’OBSCURITE (1971), 81 min

Plus d’infos :



« Three lives », de Kate Millett
avril 7, 2015, 12:03
Filed under: Agenda

Beaux-arts de Paris l’école nationale supérieure / 14, rue Bonaparte 75272 Paris cedex 06

Mercredi 8 avril à 18h, salle de conférences de l’Ensba,

Présentation par Nicole Fernandez Ferrer, Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, du film « Three lives », de Kate Millett, 1971, 70 mn, N&B + Couleur, Women’s Liberation Cinema Company, États-Unis
En présence de Kate Millett (sous réserve)

Trois femmes se racontent : la soeur de la réalisatrice, Mallory Millett-Jones, la chimiste Lillian Shreve, et l’artiste Robin Mide.
Le titre du film est emprunté au recueil de nouvelles de Gertrud Stein « Three Lives » « qui traite de l’expérience de femmes tout à fait ordinaires, des personnes dont les vies sont généralement oubliées ou méprisées ». En une succession de monologues autobiographiques, trois femmes ordinaires mais très différentes, intelligentes et attachantes, se racontent devant la caméra de Kate Millett, l’écrivaine féministe américaine auteur de Sexual Politics (La Politique du mâle, 1970), accompagnée d’une équipe exclusivement féminine. Elles évoquent les conflits passés, les décisions et les conséquences de leurs actions qui les mènent aujourd’hui à se réaliser en tant que femmes.

Programmation « New-York Underground, Focus sur le « Nouveau Cinéma » américain qui fut à l’affiche du Bleecker Street Cinema dans les années soixante, en partenariat avec Images en bibliothèques.
1960, New-York, Bleecker Street. C’est dans ce quartier de Greenwich Village, à deux pas du Club où débutent Bob Dylan et Jimi Hendrix, que Lionel Rogosin décide d’installer sa salle de cinéma. Las de se battre pour projeter ses films ou ceux de ses amis, il crée ce lieu qui sera l’un des rendez-vous de la scène underground new-yorkaise jusqu’en 1974. Inaugurée avec son film Come Back Africa, le Bleecker Street Cinema accueille nombre des films de la « neuvième vague » de metteurs en scène, parmi lesquels Shirley Clarke, John Cassavetes, Robert Frank, Jonas et Adolfas Mekas, Morris Engel, Andy Warhol… Le Bleecker Street Cinema est alors l’un des cinémas new-yorkais où se jouent les batailles mais aussi les grands défis esthétiques et politiques emblématiques du cinéma indépendant des années soixante.