Philippe Cote


séance De la profondeur
mars 31, 2016, 11:13
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Le vendredi 1er avril, 20h
Espace en cours, 56 rue de la Réunion, 75020 Paris, m. Alexandre Dumas ou Buzenval
Proposée par Braquage

Cette programmation interroge notre relation à l’espace quand celui ci est revisité par le biais de la projection des images sur un écran. Ces cinq films proposent de nous plonger dans un rapport à la profondeur lié à des formes d’abstraction plastique, par le biais d’expériences que subit le support même du film et de sa projection.

Boucle/Loops de Rose Lowder
1976-97/16mm/coul/silencieux/6′

Ce film, minimaliste dans sa forme, crée des modulations et des variations à partir d’une ligne et de trous dans la pellicule qui donnent l’impression d’un volume obtenu par des effets visuels purement cinématographiques, liés à l’intermittence et à la persistance des images.

Free Radicals de Len Lye
1957-79/16 mm/n&b/son/5′

L’insaisissabilité des électrons libres représentés par Len Lye, maître absolu des techniques de l’intervention sur pellicule.
« Free Radicals utilise des lignes blanches gravées à la main sur de la pellicule noire, avec des oscillations à chaque image, pour définir le nerf du cinéma comme un rituel de mouvement pétri d’énergie. » P. A. Sitney.

Lovesong de Stan Brakhage
2001/16 mm/coul/sil/11′

« Lovesong est un film peint à la main exposé minutieusement à la tireuse optique à l’aide de filtres légers qui répercutent la lumière de manière à ce qu’elle rebondisse directement sur la surface des photogrammes du film. » Stan Brakhage

Opening The Nineteenth Century : 1896 de Ken Jacobs
1990/16mm/n&b avec filtres/sil/9′

Film en 3-D utilisant l’effet Pulfrich (filtres distribués aux spectateurs / projection normale). Le film est symétrique de sorte qu’on peut le projeter aussi bien dans un sens que dans l’autre. Directeurs de la photographie: Eugène Promio, Felix Mesguisch, Francis Doublier. La Cinémathèque française fait remonter à 1896 les originaux, qui constituent peut-être les premières prises de vues réalisées par des caméras en mouvement.

Line Discribing a Cone d’Anthony McCall
1973/16 mm/n&b/sil/30′
« Line Describing A Cone est ce que j’appelle un film solide-lumière. Il utilise le faisceau lumineux tel qu’il est projeté pour lui-même, plus que comme support d’information. L’écran est donc superflu, bien qu’un mur vienne nécessairement interrompre le faisceau lumineux. (…) Le spectateur peut se déplacer autour de la forme lumineuse qui émerge lentement, et ainsi participer au spectacle. » Anthony McCall



Under the eye of DR. Kaligali
mars 30, 2016, 12:01
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vendredi 1 avril 2016, 19h30 à la Cinémathèque Française
Conférence en anglais avec traduction française alternée
Conférence du Pr. Inuhiko Gorky Yomota

Poète, romancier, essayiste, historien, le Professeur Yomota a publié de nombreux ouvrages sur le cinéma, parmi lesquels des monographies de référence sur les grands auteurs japonais et asiatiques : Mizoguchi Kenji the Film Director (1999), Totality of Kiju Yoshida (2004), Koji Wakamatsu, a Portrait of an Anti-Power Cineaste (2007) ; mais aussi des réflexions sur les auteurs européens, notamment Jean-Luc Godard, Images and History (2001), Luis Buñuel (2013). Il s’est consacré aux histoires nationales : Palestine Now: on Palestine Cinema (2006) ou Japanese Cinema is Alive; Collected papers on Japanese Cinema (8 vols, 2010-11). On lui doit des ouvrages sur les frères Lumière, Bruce Lee, l’actrice Li Xianglan, le cinéma à Okinawa, l’homosocialité, l’irreprésentable… Polyglotte, il a traduit en japonais, entre autres, Pier Paolo Pasolini, Paul Bowles, Mahmoud Darwich… Spécialiste tant de littérature que de cinéma, Gorky Yomota termine actuellement un livre consacré à Tanizaki, Kokuseki, Mizoguchi et Kinugasa, intitulé Signed Kaligali. C’est donc l’occasion de renouveler grâce à lui notre connaissance du chef d’œuvre de Teinosuke Kinugasa, Une Page folle, réalisé en 1926.

vendredi 1 avril 2016, 21h30 à la Cinémathèque Française

Une page folle de Teinosuke Kinugasa
Japon / 1926 / 60 min / 16mm / VOSTF

Avec Masao Inoue, Yoshie Nakagawa, Ayako Iijima.

«Une page folle est une odyssée onirique et surréaliste naviguant sur les rives de la folie. Elle raconte l’histoire tragique d’un homme cherchant à libérer sa femme enfermée dans un hôpital psychiatrique après avoir noyé leur enfant.»



MUES – Performance, films, expo, le 26 mars aux Ateliers Artelle – Paris 18ème
mars 25, 2016, 11:40
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Samedi 26 mars, aux Ateliers Artelle – coopérative culturelle et lieu intime d’émulation artistique –
Ateliers Artelle
4 rue Jean Varenne, 75018 Paris

Installation de MUES en version expo, performance et projections.

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« Des empreintes de corps de femmes,
Des peaux de plâtre qui se jouent de l’absence.
Des bribes de leur histoire dans l’éclat de leurs voix.
Une série de corps suspendus qui raconte l’existence des femmes. »

Au programme :
– Déambulation autour des mues
– A 19h30, performance de Nathalie Menant et Maïlys Mallet, auteurE compositeurE interprète et projections de Fréderique Menant
– Bar et restauration à prix d’amis.

Au cours de la soirée, tournage super 8 de Frédérique Menant et prises de sons d’Anna Salzberg préparerons une surprise pour le dimanche suivant… A suivre…!

Merci de vous inscrire sur le lien suivant pour que nous puissions préparer au mieux cette rencontre : https://www.facebook.com/events/1745947502304337/
En bonus : https://vimeo.com/114106566



L’inquiétante légèreté #1
mars 25, 2016, 9:32
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30 mars 2016, à 19h00– Centre Pompidou, Paris

Durée : 1 H 30

En écho à l’exposition consacrée aux années 1980, la programmation « Film » propose une brève histoire de cette décennie vue à travers le prisme du clip vidéo.

Symbole de cette période bouleversée par des mutations économiques et politiques, le clip s’affirme très rapidement comme un vecteur culturel incontournable, dont la vocation commerciale n’empêche cependant pas nombre d’artistes et de cinéastes d’en faire un véritable objet d’art.



SEMES / Récit 2 : avec Jérémy Gravayat
mars 25, 2016, 9:27
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Samedi 2 avril à 16h00

Khiasma
15 rue Chassagnolle, 93260 Les Lilas

En ouverture de la seconde séquence de l’exposition SÈMES de Vincent Chevillon, pour laquelle l’accrochage sera réagencé, le cinéaste Jérémy Gravayat et Vincent Chevillon échangeront sur les enjeux de la mise en récit de collectes de matériaux documentaires. Comment s’agencent les documents entre les nécessités de la transmission, de l’acte politique et celles du geste artistique ?

Jérémy Gravayat réalise des films questionnant certaines réalités de l’exil contemporain et des quartiers populaires. Quotidien d’une réfugiée bosniaque, migrants de Sangatte, Palestiniens des territoires occupés, sans papiers et travailleurs immigrés de l’agglomération Lyonnaise. Depuis deux ans, il mène le projet « Atlas » à La Courneuve, une enquête sur l’histoire et l’actualité de l’habitat précaire en Seine-Saint-Denis, basée sur des collectes de récits d’habitants et de documents d’archives. Ce projet à donné lieu à la publication d’un livre-journal distribué sur le territoire local, objet de partage de ces recherches en cours, qui mèneront en définitive à la réalisation d’un film.

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A 18h, la discussion se poursuivra par la projection du film précédent du cinéaste, Les Hommes Debout, suivie d’un débat avec les intervenants.
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Les Hommes Debout, un film de Jérémy Gravayat
Film de Jérémy Gravayat, 75’, 2010
Production : Les Inattendus

Histoires fragmentaires, réelles ou imaginées, d’hommes ayant vécu et travaillé à Gerland, ancien quartier industriel de Lyon. Au coeur d’un territoire en « rénovation urbaine », une fonderie du début du siècle est démolie. Au milieu des chantiers, les traces et récits du travail, de l’exploitation et des luttes ouvrières, remontent à la surface.

Traverser les ruines de l’usine, se souvenir des gestes répétés. Entendre les voix des ouvriers rassemblés dans la cour et le silence des machines arrêtées. Parcourir la ville dans la boue des chantiers, partir à la recherche d’un travail. Frapper la pierre et la brique, regarder les choses lentement s’effondrer. Repérer les lieux, s’y introduire, changer les serrures et raccorder l’électricité. Se rassembler dans la nuit, allumer des feux, construire de nouveaux abris. Raconter toujours la même histoire : celle qui fait tenir les hommes debout.

BANDE ANNONCE : ici



Hommage à René Vautier
mars 25, 2016, 9:06
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Programme :

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Scratch : Le cinéma comme objet trouvé, le cinéma de Vincent Grenier
mars 22, 2016, 2:25
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Mardi 29 Mars à 20 H 30
Studio des Ursulines
10 rue des Ursulines, 75005 Paris

en sa présence

« Si le travail de Grenier procure des plaisirs qui sont a la fois prévisibles (la beauté formelle et l’œil exigeant) et inattendus (les contradictions nombreuses, les erreurs d’appréciation et les paradoxes perceptuels que le travail induit), ses films et vidéos veulent aussi nous dire, d’une façon très directe, que ces plaisirs ne sont que partiellement le fruit du travail de l’artiste. Ce sont aussi des plaisirs accidentels où le hasard a toute sa place et qui sont sont facilement accessibles. Son travail a pour but, d’une certaine façon, « de nous enseigner comment voir », mais d’une manière différente du concept formulé dans le passé par les mytho-poètes et les structuralistes. » Michael Sicinski

AU PROGRAMME

INTERSECTION
2012-2015 / vidéo / coul / son / 7′ 00

WATERCOLOR
2013 / vidéo / coul / son / 12′ 37

INTÉRIEUR INTERIORS (TO AK)
1978 / 16 mm / n&b / sil / 15′ 00

LES CHAISES
2008 / vidéo / coul / son / 8′ 40

ARMOIRE
2007 / vidéo / coul / son / 3′ 00

BACK VIEW
2011 / vidéo / coul / son / 17′ 00



Beaux moments
mars 20, 2016, 3:41
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Deux très belles conférences à ne pas rater

Vendredi 25 Mars à 18 H 30 au Forum des Images

De « l’esthétique de la faim » à la dénonciation de la « porno-misère » dans les films contestataires d’Amérique latine (1960 et 1970)
par Olivier Hadouchi (critique)

Révélatrice de sociétés inégalitaires caractérisées par de grandes disparités économiques et géographiques, la question de la faim est présente dans plusieurs films d’Amérique latine des années 1960 et 1970. Elle préoccupe aussi des cinéastes tels que Glauber Rocha, qui a écrit un manifeste nommé « Esthétique de la faim » en 1965. Comment est-elle représentée dans un corpus de films critiques et engagés d’Argentine, du Brésil et d’autres pays du sous-continent, durant les années 1960 et 1970 ?

Suivi à 21 H par la projection du film Le dieu noir et le diable blond de Glauber Rocha

A noter Samedi 26 Mars – Projection à 16 H 30 au Centre Pompidou dans le cadre du festival du Réel du dernier film de Luis Ospina : Todo Comenzo por el fin – Si tout commence par la fin… c’est pour mieux revenir aux débuts. Ceux des premières images de Luis Ospina, tournées enfant avec la caméra paternelle. Ceux, surtout du Grupo Cali, mouvement de création et de diffusion artistique né dans la ville du même nom au début des années 1970 et dont le cinéaste colombien a fait partie. Utopie d’une vie communautaire autant que d’une création collective, le groupe a créé une effervescence dans la culture alternative musicale, littéraire, plastique et cinématographique dont ce film se fait le témoin. Depuis son lit d’hôpital auquel l’attache une tumeur duodénale, Ospina ordonne le collage d’images hétéroclites. À travers des extraits de ses propres films et de ceux d’autres membres du groupe, d’interviews filmées aujourd’hui, ou d’archives rares, il construit un film de famille qui serait aussi celui d’une génération. (Alice Leroy)

Jeudi 31 Mars à 19 H à la Cinémathèque Française – Début de la rétrospective Raoul Ruiz

Nitrates d’outre-mer ! Cartographies maritimes imaginaires de Raoul Ruiz
Conférence de Gabriela Trujillo
Durée : 90 min

Périples, errances, jeux de l’oie et voyages initiatiques : Raoul Ruiz, fils de marin, est sans conteste l’un des grands maîtres dans l’art de la navigation. Son cinéma tresse faits divers, légendes, superstitions et adaptations-« poursuites » des grands classiques (Stevenson, Homère, Proust, Balzac) pour renouveler l’imaginaire de la traversée.

Suivi à 21 H 15 par la projection du film La ville des pirates de Raoul Ruiz



Carte blanche à Pierre Léon, 1 & 2
mars 17, 2016, 9:20
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Vendredi 18 Mars

La Cinémathèque française
51 rue de Bercy, 75012 Paris

A 19h30

“Manutention légère“, de Pascale Bodet, 2014, 17′

Avec Serge Bozon, Jean Abeillé, Charlotte Very.

Marion est un petit employé dans une entreprise de prêt-à-porter haut de gamme. Il n’a qu’une obsession: présenter à son patron, Monsieur Charlie, un prototype de sa fabrication. Jeannette, qui l’aime bien, s’inquiète et le cherche partout, tandis que Michel, du contrôle des marchandises, veut dire à Monsieur Charlie que quelque chose ne va pas ce matin-là.

“Phantom Power”, de Pierre Léon, 2014, 77′

Collage poétique de fragments visuels et sonores, ponctué par le Vendémiaire de Guillaume Apollinaire.

A 21h30

“Deux dames sérieuses”, de Pierre Léon, 1988, 95′
(restauré par l’auteur, avec le concours de Rosalie Revoyre)

«Christina Goering et Frieda Copperfield décident du jour au lendemain de quitter leur univers étouffant. Elles entament un voyage à travers le monde, à la recherche d’une impossible sainteté. Deux destins parallèles pour une comédie tragique sur fond de toiles peintes. Film restauré par l’auteur en 2015.» (P. L.)
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Cinéma du réel du 18 Mars au 27 Mars
mars 15, 2016, 3:49
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Principalement au Centre Pompidou, Luminor, Forum des Images

38e édition de Cinéma du réel est désormais en ligne sur le site.

Détail des films présentés dans les quatre sections compétitives

Compétition internationale
Compétition française
Compétition internationale Premiers Films
Compétition internationale Courts métrages

>> et hors compétition

Franco Piavoli – Voci del tempo
Akram Zaatari : In Between
Florence Jaugey et Frank Pineda : À l’œuvre
Rejouer – Reconstitution, représentation, réinvention dans le cinéma documentaire
Séances spéciales
Une histoire en images : Focus sur les Archives nationales du film d’Albanie (AQSHF)
Arrested Cinema
Rencontrer, débattre
Reprise films primés

Grille horaire :



Queer, Sweet and Sour — BIS
mars 15, 2016, 3:35
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Samedi 26 mars à 20 H 30

Freegan Pony
Place Auguste Baron (sous le périphérique exactement), 75019 Paris

Le Collectif Jeune Cinéma s’associe à la Queer Week pour présenter (à nouveau) une sélection de courts-métrages issus de What’s your Flavor? Un appel à films expérimentaux LGBTIQ, lancé début 2015.
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Un programme de films qui partent d’une perspective queer pour exposer les nouveaux enjeux auxquels font face plusieurs identités : masculinités et féminités, différents physiques, origines ethniques et géographiques… La colonisation affecte-t-elle les modes de rencontres des gays ? Quels liens existent entre la pop star Justin Bieber et le parcours trans’ ? Comment la surveillance sécuritaire affecte la vie des queers et comment peuvent-ils y résister ? A travers leurs subjectivités, ces cinéastes explorent l’histoire et le futur de la représentation de ces minorités dans la minorité.
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PLAYLIST:
⇢ ⓵ «RECORD RECREATE» ▸ Jacqueline Lin ▪ Taiwan, 5ʼ47
⇢ ⓶ «THE GHOSTS OF SYBʼL VANE» ▸ Hayat Hyatt ▪ USA ◦ 10’29
⇢ ⓷ «CASA FORTE» ▸ Rodrigo Almeida ▪ Brésil ◦ 10’56
⇢ ⓸ «BULLDAGGER WOMEN AND SISSY MEN» ▸ KB Boyce
▪ USA ◦ 7ʼ18
⇢ ⓹ «FACIAL WEAPONIZATION SUITE (2011 – 2014)» ▸ Zach Blas
▪ USA ◦ 8’10
⇢ ⓺ «ABSENCE: NO FATS, NO FEMS, NO ASIANS» ▸ Celeste Chan
▪ USA ◦ 7ʼ17
⇢ ⓻ «BRADLEY MANNING HAD SECRETS» ▸ Adam Butcher
▪ Royaume-Uni ◦ 5’30
⇢ ⓼ «THE FUTURE AHEAD» ▸ Amalia Ulman ▪ Argentine ◦ 16ʼ20
⇢ ⓽ «THE BREAK» ▸ Alexis Mitchell ▪ Canada ◦ 13ʼ55
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PROJECTIONS BRAQUAGE…
mars 15, 2016, 12:05
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ce week end, deux séances organisées par Braquage :

– samedi 19 mars (19h), dans le cadre de nos rencontre Le 19 à 19h (à l’Espace en Cours), nous invitons Mélissa Gignac a présenté le film Fantômas, réalisé par Paul Fejos en 1932.

Fantômas, réalisé par Paul Fejos
1932, 65’, France, 16mm
Scénario : Anne Mauclair, d’après les oeuvres de Pierre Souvestre et Marcel Allain. Avec : Thomy
Bourdelle (Juve), Jean Galland (Fantômas), Tania Fédor (Lady Beltham), Gaston Modot (Le valet).
« Fantômas est en 1931 l’un des beaux films que tourne Fejos en
France. Dans une maison battue par les vents, l’angoisse règne. Une
lettre est arrivée dans laquelle le terrible Fantômas a promis de tuer
l’un des invités à minuit. Les nuages se forment dans le ciel,
contribuant à renforcer la peur. On entrevoit Fantômas, masqué, qui
assassine une vieille marquise. » Louis Skorecki
Ce film constitue la première adaptation française parlante des
romans de Souvestre et Allain.

Espace en cours
56 rue de la Réunion 75020 Paris
m° Alexandre Dumas ou Buzenval

– dimanche 20 mars (20h), séance autour de la chanson et du cinéma au cabaret Le Limonaire, avec Jean Dubois à la voix et à la guitare, et sur l’écran, des Scopitones, en compagnie de Edwin Deguglielmi.

Projection de Scopitones en 16mm et en numérique.
La séance sera animée également par Jean Dubois (chanteur, musicien) et Edwin Deguglielmi,
collectionneur et restaurateur de Scopitones.

Le Scopitone a connu ses plus belles heures dans les années 1960. On pouvait voir et entendre ces
petites bandes de film 16mm, dans les bars et cafés. Pour cela, il fallait s’équiper d’un jukebox
avec écran, dans lequel un ingénieux système projetait les images sur un petit écran, et laissait
entendre la chanson enregistrée. De Guy Marchand à Henri Salvador, en passant par Audrey
Arnaud, Annie Cordy ou encore les Soeurs Kessler, de nombreuses stars ont été scopitonés. Et ce
sont parfois des cinéastes connus qui ont filmé ces artistes incontournables ou idoles éphémères…

Le Limonaire, dans le cadre de Ciné muet, piano parlant
18 Cité Bergère, 75009 Paris
m° Grands Boulevards ou Cadet
Participation libre / Réservation conseillée : 01 45 23 33 33



ÉCOUTE VOIR – SYMPHONIE INDUSTRIELLE/JORIS IVENS
mars 14, 2016, 9:39
Filed under: Agenda

Mercredi 16 Mars, 20h00 au Centre Pompidou

Séance introduite par Valérie Pozner (historienne du cinéma) et Philippe Langlois (musicologue)

C’est à l’histoire des inventions sonores au cinéma que nous convie le cycle de films « Ecoute voir », au croisement de la musique et du cinéma, de la technique, dans le sillage des compositeurs et des cinéastes les plus inventifs. Pensé comme un prolongement de l’ouvrage de Philippe Langlois, Les Cloches d’Atlantis, musique électroacoustique et cinéma, archéologie et histoire d’un art sonore paru aux éditions MF en juin 2012, ce cycle programmé chaque mois durant toute l’année 2016, fait la part belle aux dispositifs de sonorisation du cinéma muet, aux manipulations du son qui découlent de l’usage de la piste optique, aux inventions et expérimentations sonores et musicales en tout genre. De la fiction aux films documentaires, du cinéma d’animation aux films expérimentaux, un champ ténu de convergence s’élabore où se dessine une forme de préhistoire des musiques électroacoustiques et expérimentales.

Éloge du progrès technologique et regard singulier sur l’industrialisation du monde, la symphonie industrielle constitue un espace privilégié par nombre de cinéastes et compositeurs pour la mise en application d’expérimentations visuelles et sonores novatrices. Accompagnés de compositions musicales de Lou Lichveldt ou encore de Hanns Eisler, les films de Joris Ivens Philips Radio (1931) et Komsomol, le chant des héros (1932) s’offrent, aux yeux et aux oreilles des spectateurs, comme une synthèse éclairante de cette rencontre entre les images et les sons.

“Le film exprimait le rapprochement et l’opposition de deux thèmes : la construction d’un haut fourneau dans le désert et le développement d’un jeune ouvrier dans un cadre socialiste.” Joris Ivens ou la Mémoire d’un regard

“… Aussi suis-je fier aujourd’hui encore, d’avoir pu enregistrer en sept jours plus de 750 mètres de bruits et de musique des minorités nationales… Ravissants furent pour moi les enregistrements avec de vieux cosaques” Hanns Eisler

Arseny Avraamov, La marche funéraire des ouvriers
, 1922, pièce sonore, 4.26min

Joris Ivens, Philips radio (Symphonie Industrielle)
, 1931, 35mm, nb, son, 36min

Joris Ivens, Komsomol ou le chant des héros
, 1932, 35mm (sur fichier 2K), nb, son, 50min



Oxhide 2
mars 11, 2016, 12:59
Filed under: Agenda

Dimanche 13 Mars 2016 À 16h30 et Mercredi 16 Mars 2016 À 16h30 au Forum des Images

Un film étonnant assez rarissime : quelques personnages ( la réalisatrice et ses parents ) autour d’une table qui préparent et mangent des raviolis filmées en temps réel ( plus de deux heures ) , 9 plans séquences autour de la table et c’est magistral

Oxhide 2 de Liu Jia Yin
Avec Liu Zai Ping, Jia Hui Fen
Fiction l Chine l vostf l 2009
133 min l Couleur l Vidéo

Autour d’une table, une famille, jouée par la réalisatrice et ses parents, discute en préparant des ravioles. « Un film chaleureux, engageant, voire divertissant, qui démontre aussi combien s’en tenir patiemment à un parti pris formel dépouillé peut engendrer d’heureuses surprises. » (David Bordwell)



M A G M A – CARTE BLANCHE À L’ETNA
mars 11, 2016, 9:50
Filed under: Agenda, Mes films : projections

dans le cadre du mois « Nous, la forêt qui brûle » à la Parole Errante

M A G M A
CARTE BLANCHE À L’ETNA
installations / performances / projections / image et son

Pour contester au public sa place assise, passive, au contraire l’inviter à l’errance, le répandre par contagion dans une série de projections et d’ambiances. Attiré par des sons, investi par des images, pour ne pas y être soumis. L’Etna propose de construire temporairement un parcours de cinéma modulable, à travers des rideaux, au fil d’écrans multipliés, tissés des créations des cinéastes issus de l’atelier, de leurs amis et de leurs amours.

À LA PAROLE ERRANTE, 9 rue François Debergue à Montreuil, M°9 Croix de Chavaux

LUNDI 14 MARS – 18h-00h
ENTRÉE LIBRE – BAR, REPAS À PRIX LIBRE

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PROGRAMME :

AGAIHAMA | Constance Dreyfus | film Super 8 sur vidéo numérique, sonore | 14′

Filmé au Japon, à Okinawa, ce film est le récit d’un tournage qui échoue.
Je ne parle pas leur langue, je suis dépendante de tous comme une nouveau-née. Il pleut. J’avais rêvé pour mon film un éternel été.
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BED DATARIES | performance, projections Super 8 et numérique, musique bruitiste concrete-ish | 15′ env.

Difficile de se faire une place au soleil lorsqu’on est la petite soeur de Penelope Cruz. Pourtant de soleil et de talent, BED DATARIES n’en manque pas.
Née le 16 mars 1977 à Madrid, BED DATARIES est élevée avec sa soeur et son frère Eduardo, par un père garagiste et une mère coiffeuse. Dès 5 ans, elle prend ses premiers cours de danse classique, qui devient rapidement sa passion. Elle l’étudie par la suite au Conservatoire de Danse Espagnole puis apprend le flamenco avec l’un des plus grands danseurs espagnols, Antonio Canales. A 19 ans, BED DATARIES est engagée dans une troupe, la compagnie de danse de Joaquín Cortés, un danseur flamenco très réputé. Elle y restera pendant 7 ans et se produira en tournée dans le monde entier.
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CECI EST EXCITANT, MAIS PAS TRÈS INTÉRESSANT | Hector Castells-Matutano | performance, projecteurs diapo et voix | 10′ env.

Compilation de photographies trouvées. Nous essayons de comprendre.
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COLOSSEO2 | Tomaž Burlin | installation 8mm en boucle et diapositives

Réflexions autour de l’icône de l’architecture italienne fasciste.
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CONATUS FUJICA | Lucas Lazzarotto | installation Single 8, deux boucles, expired, abîmé, remjet

Tentation de construire avec un support difficile, rayé et terne, presque mort, un ensemble d’impressions floues. Tourné avec caméra de poche. Le manque de profondeur, de saturation et de contraste de l’émulsion commande une attitude défiante à son égard : que peut-on encore tirer de son contact avec la lumière ? avec la chimie ? Sauvetage injustifié ? Acceptation des pertes et de l’état de débris ? C’est à répondre à ces quelques questions que je me suis amusé – c’est-à-dire, à persévérer, à aller aux limites de cette matière capricieuse, en filmant, de manière relative, ce qui me faisait plaisir.
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CONTRETEMPS | Louise Bernard | rushes 16mm négatif couleur | 30′

Six prises non sélectionnées du tournage de Contretemps, fantômes d’un film de fantômes tourné en mai 2015. Une jeune fille retourne dans la cour de récréation de son enfance. Elle y rencontre trois âges de son propre corps.
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D94 | Isabel Arbeca | film Super 8 sur vidéo numérique en boucle

Intervention sur pellicule. De l’accident à la lumière.
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DÉSAFFECTÉS | Guillaume Anglard (visuel), Matériel Brouilleur et Philippe Darcy (musique) | performance projecteurs diapo / musique | 17′ env.

Une plongée dans des friches industrielles où la nature reprend ses droits. Evolution au travers de ruines majestueuses aux volumes labyrinthiques, de matière en décomposition. L’espace sonore répond aux perspectives. En rythme avec la projection, parfois syncopée ou mélancolique, la matière sonore épaisse, lourde et granuleuse rappelle les traces d’une ère ouvrière révolue. Ainsi, ce qui a été figé dans le temps se réanime.
Expérience sensorielle autant que remémorative, Désaffectés ressuscite ce qui a été abandonné.
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MUES / ECDYSIS | Nathalie Menant / Frédérique Menant | installation, fragments de corps et images suspendues | 16mm

J’ai traversé les solstices / Dans l’ombre, un souffle / Sous la peau, un passage
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ON IRA À NEUILLY INCH’ALLAH | Anna Salzberg & Mehdi Ahoudig | film 16mm, son numérique | 19′

A Paris, de jeunes travailleurs de Vélib’ apprennent la lutte et tentent de s’organiser lors de leur première journée de grève.
Par son dispositif, le film interroge aussi la relation tendue entre image et son au cinéma.
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R.O.B.E.S.P.I.E.R.R.E. | collectif | film 16mm, musique improvisée en direct | 15′

11 cinéastes de l’Etna arpentent chacun-e à leur manière les alentours et les intérieurs du nouveau port d’attache de leur laboratoire partagé : le quartier Robespierre à Montreuil. Chaque projection du film est accompagnée par des musiciens différents qui improvisent en direct.
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SANS TITRE N°3 (PAPIER) | Noémie Lothe | film en photocopie sur vidéo numérique | 6′

Une séquence vidéo dont les images ont été décomposées puis imprimées sur papier noir et blanc. A raison d’un prélèvement d’une dizaine d’images par seconde, le film revisite les premiers moments du cinéma, sa capacité à restituer de l’espace et du temps. Il est un hommage aux premières expériences cinématographiques et à la magie du cinéma.
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THE ACTION et DELLAMORTE DELLAMORTE DELLAMORE | David Matarasso | films 35mm sur vidéo numérique et 16mm | 3′ et 2′

Chant du cygne des films faits en pellicule et dont les déchirures, les collures et les rayures évoquent les vieux films abîmés des salles de quartiers parisiennes qui projetaient principalement des films d’action ou pornos en tous genres. Ce qui constitue l’ambiguïté du film de David Matarasso repose à la fois sur une critique d’un cinéma d’exploitation et industriel toujours existant et, paradoxalement, une homélie de la présence « physique » de corps sexués dans ces mêmes films auxquels répondent un travail acharné, passionné et tactile de son auteur sur la pellicule : la pellicule du film devient puissamment organique et s’apparente à une charpente, puis à une mosaïque et enfin à de la pure orfèvrerie.
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THERE’S NOTHING LEFT OF THE SEA BUT ITS SOUND | Leïla Colin-Navaï | film Super 8 sur vidéo numérique, sonore | 36′

Réflexion sur le paysage et dialogue avec l’œuvre du poète gallois Dylan Thomas. Les images du film sont tournées/montées, trois bobines S8 de trois minutes par chapitre. Les quatre chapitres ou territoires sont autant de rapports dialectiques entre le son et l’image, improvisation pour l’image, montage pour le son.
France – Pays de Galles – Écosse – Irlande. Avec les voix de Charlie Jeffery, Michaël Joyce, Michele Joyce et Ian Joyce. Musiques de Ian Joyce et de Joel Grip.
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TIMANFAYA | Philippe Cote | film Super 8 sur vidéo numérique, sonore | 25′ env.

Lanzarote, une île volcanique des Canaries a été façonnée au XVIII siècle par une série d’éruptions. Elle en conserve la mémoire à travers des paysages minéraux semi-désertiques. En 2015, j’ai parcouru ce territoire en quête du cataclysme. Dans ce paysage dévasté, des traces de retour à la vie se dessinaient.
Texte lu par Violeta Salvatierra.

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À PROPOS DE LA PAROLE ERRANTE,
UN LIEU HORS NORMES ET AUJOURD’HUI EN DANGER

La Parole errante, située à Montreuil quartier Croix de Chavaux – à l’emplacement des anciens studios de George Méliès – est le fruit de la rencontre entre une ancienne usine et la tribu emmenée par Armand Gatti pendant près de 30 ans. En mai 2016, le bail qui lie le Conseil Général de Seine-Saint-Denis à la Parole errante arrive à échéance. Le Conseil Général doit encore décider de l’avenir qu’il réservera à ce lieu. Néanmoins, le risque que soit fait table rase de son passé est important.

Nous défendons un lieu fondé sur l’ouverture, l’accueil, le partage, la solidarité, un lieu ancré dans la ville de Montreuil et dans le territoire, un centre de création culturelle et sociale qui ne se referme pas sur lui-même.

C’est à cette préoccupation que le projet La Parole errante demain répond. Mais évidemment il ne se réalisera pas sans le soutien et la participation de tous.

SIGNEZ ET FAITES SIGNER LA PÉTITION ! >

Au mois de mars 2016 à la Parole errante, plusieurs collectifs dont la Parole errante demain expérimentent une programmation où se croisent et se questionnent poésie, politique, peinture, soin, théâtre, artisanat…

Le programme complet en PDF : ici

Cette programmation rend visible la multiplicité des réalités qui, à l’intérieur de la Parole errante, échangent et se changent, inventent et se réinventent, et constituent son identité.
Autant de manières de se rapporter à ce lieu, d’en avoir usage, que l’on soit une troupe de théâtre, un collectif d’habitants, une auteure, un peintre, une classe relais, un collectif militant, un réseau de réflexion autour du soin… Elle révèle un lieu ancré dans son histoire, celle de l’équipe de la Parole errante constitué autour d’Armand Gatti, et tourné vers des devenirs autres. Elle met en scène un dialogue.
Cette programmation rend visible un lieu en recherche de devenirs désirables. Elle met en lumière, un lieu ouvert sur la ville, un lieu d’accueil et de visibilité pour des pratiques culturelles, sociales, politiques mineures, seules capables de retisser des territoires d’existences et de luttes riches et nécessaires. Elle rend visible la fonction prise par ce lieu au fil des années dans le territoire de Seine-Saint-Denis et le vide que laissera sa fermeture programmée en juin.

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La Parole errante
9, rue François Debergue
93100 Montreuil
M°9 Croix de Chavaux