Philippe Cote


séance De la profondeur
mars 31, 2016, 11:13
Filed under: Agenda

Le vendredi 1er avril, 20h
Espace en cours, 56 rue de la Réunion, 75020 Paris, m. Alexandre Dumas ou Buzenval
Proposée par Braquage

Cette programmation interroge notre relation à l’espace quand celui ci est revisité par le biais de la projection des images sur un écran. Ces cinq films proposent de nous plonger dans un rapport à la profondeur lié à des formes d’abstraction plastique, par le biais d’expériences que subit le support même du film et de sa projection.

Boucle/Loops de Rose Lowder
1976-97/16mm/coul/silencieux/6′

Ce film, minimaliste dans sa forme, crée des modulations et des variations à partir d’une ligne et de trous dans la pellicule qui donnent l’impression d’un volume obtenu par des effets visuels purement cinématographiques, liés à l’intermittence et à la persistance des images.

Free Radicals de Len Lye
1957-79/16 mm/n&b/son/5′

L’insaisissabilité des électrons libres représentés par Len Lye, maître absolu des techniques de l’intervention sur pellicule.
« Free Radicals utilise des lignes blanches gravées à la main sur de la pellicule noire, avec des oscillations à chaque image, pour définir le nerf du cinéma comme un rituel de mouvement pétri d’énergie. » P. A. Sitney.

Lovesong de Stan Brakhage
2001/16 mm/coul/sil/11′

« Lovesong est un film peint à la main exposé minutieusement à la tireuse optique à l’aide de filtres légers qui répercutent la lumière de manière à ce qu’elle rebondisse directement sur la surface des photogrammes du film. » Stan Brakhage

Opening The Nineteenth Century : 1896 de Ken Jacobs
1990/16mm/n&b avec filtres/sil/9′

Film en 3-D utilisant l’effet Pulfrich (filtres distribués aux spectateurs / projection normale). Le film est symétrique de sorte qu’on peut le projeter aussi bien dans un sens que dans l’autre. Directeurs de la photographie: Eugène Promio, Felix Mesguisch, Francis Doublier. La Cinémathèque française fait remonter à 1896 les originaux, qui constituent peut-être les premières prises de vues réalisées par des caméras en mouvement.

Line Discribing a Cone d’Anthony McCall
1973/16 mm/n&b/sil/30′
« Line Describing A Cone est ce que j’appelle un film solide-lumière. Il utilise le faisceau lumineux tel qu’il est projeté pour lui-même, plus que comme support d’information. L’écran est donc superflu, bien qu’un mur vienne nécessairement interrompre le faisceau lumineux. (…) Le spectateur peut se déplacer autour de la forme lumineuse qui émerge lentement, et ainsi participer au spectacle. » Anthony McCall

Publicités


Under the eye of DR. Kaligali
mars 30, 2016, 12:01
Filed under: Agenda

vendredi 1 avril 2016, 19h30 à la Cinémathèque Française
Conférence en anglais avec traduction française alternée
Conférence du Pr. Inuhiko Gorky Yomota

Poète, romancier, essayiste, historien, le Professeur Yomota a publié de nombreux ouvrages sur le cinéma, parmi lesquels des monographies de référence sur les grands auteurs japonais et asiatiques : Mizoguchi Kenji the Film Director (1999), Totality of Kiju Yoshida (2004), Koji Wakamatsu, a Portrait of an Anti-Power Cineaste (2007) ; mais aussi des réflexions sur les auteurs européens, notamment Jean-Luc Godard, Images and History (2001), Luis Buñuel (2013). Il s’est consacré aux histoires nationales : Palestine Now: on Palestine Cinema (2006) ou Japanese Cinema is Alive; Collected papers on Japanese Cinema (8 vols, 2010-11). On lui doit des ouvrages sur les frères Lumière, Bruce Lee, l’actrice Li Xianglan, le cinéma à Okinawa, l’homosocialité, l’irreprésentable… Polyglotte, il a traduit en japonais, entre autres, Pier Paolo Pasolini, Paul Bowles, Mahmoud Darwich… Spécialiste tant de littérature que de cinéma, Gorky Yomota termine actuellement un livre consacré à Tanizaki, Kokuseki, Mizoguchi et Kinugasa, intitulé Signed Kaligali. C’est donc l’occasion de renouveler grâce à lui notre connaissance du chef d’œuvre de Teinosuke Kinugasa, Une Page folle, réalisé en 1926.

vendredi 1 avril 2016, 21h30 à la Cinémathèque Française

Une page folle de Teinosuke Kinugasa
Japon / 1926 / 60 min / 16mm / VOSTF

Avec Masao Inoue, Yoshie Nakagawa, Ayako Iijima.

«Une page folle est une odyssée onirique et surréaliste naviguant sur les rives de la folie. Elle raconte l’histoire tragique d’un homme cherchant à libérer sa femme enfermée dans un hôpital psychiatrique après avoir noyé leur enfant.»



MUES – Performance, films, expo, le 26 mars aux Ateliers Artelle – Paris 18ème
mars 25, 2016, 11:40
Filed under: Agenda

Samedi 26 mars, aux Ateliers Artelle – coopérative culturelle et lieu intime d’émulation artistique –
Ateliers Artelle
4 rue Jean Varenne, 75018 Paris

Installation de MUES en version expo, performance et projections.

download-1

« Des empreintes de corps de femmes,
Des peaux de plâtre qui se jouent de l’absence.
Des bribes de leur histoire dans l’éclat de leurs voix.
Une série de corps suspendus qui raconte l’existence des femmes. »

Au programme :
– Déambulation autour des mues
– A 19h30, performance de Nathalie Menant et Maïlys Mallet, auteurE compositeurE interprète et projections de Fréderique Menant
– Bar et restauration à prix d’amis.

Au cours de la soirée, tournage super 8 de Frédérique Menant et prises de sons d’Anna Salzberg préparerons une surprise pour le dimanche suivant… A suivre…!

Merci de vous inscrire sur le lien suivant pour que nous puissions préparer au mieux cette rencontre : https://www.facebook.com/events/1745947502304337/
En bonus : https://vimeo.com/114106566



L’inquiétante légèreté #1
mars 25, 2016, 9:32
Filed under: Agenda

30 mars 2016, à 19h00– Centre Pompidou, Paris

Durée : 1 H 30

En écho à l’exposition consacrée aux années 1980, la programmation « Film » propose une brève histoire de cette décennie vue à travers le prisme du clip vidéo.

Symbole de cette période bouleversée par des mutations économiques et politiques, le clip s’affirme très rapidement comme un vecteur culturel incontournable, dont la vocation commerciale n’empêche cependant pas nombre d’artistes et de cinéastes d’en faire un véritable objet d’art.



SEMES / Récit 2 : avec Jérémy Gravayat
mars 25, 2016, 9:27
Filed under: Agenda

Samedi 2 avril à 16h00

Khiasma
15 rue Chassagnolle, 93260 Les Lilas

En ouverture de la seconde séquence de l’exposition SÈMES de Vincent Chevillon, pour laquelle l’accrochage sera réagencé, le cinéaste Jérémy Gravayat et Vincent Chevillon échangeront sur les enjeux de la mise en récit de collectes de matériaux documentaires. Comment s’agencent les documents entre les nécessités de la transmission, de l’acte politique et celles du geste artistique ?

Jérémy Gravayat réalise des films questionnant certaines réalités de l’exil contemporain et des quartiers populaires. Quotidien d’une réfugiée bosniaque, migrants de Sangatte, Palestiniens des territoires occupés, sans papiers et travailleurs immigrés de l’agglomération Lyonnaise. Depuis deux ans, il mène le projet « Atlas » à La Courneuve, une enquête sur l’histoire et l’actualité de l’habitat précaire en Seine-Saint-Denis, basée sur des collectes de récits d’habitants et de documents d’archives. Ce projet à donné lieu à la publication d’un livre-journal distribué sur le territoire local, objet de partage de ces recherches en cours, qui mèneront en définitive à la réalisation d’un film.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –
A 18h, la discussion se poursuivra par la projection du film précédent du cinéaste, Les Hommes Debout, suivie d’un débat avec les intervenants.
– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Les Hommes Debout, un film de Jérémy Gravayat
Film de Jérémy Gravayat, 75’, 2010
Production : Les Inattendus

Histoires fragmentaires, réelles ou imaginées, d’hommes ayant vécu et travaillé à Gerland, ancien quartier industriel de Lyon. Au coeur d’un territoire en « rénovation urbaine », une fonderie du début du siècle est démolie. Au milieu des chantiers, les traces et récits du travail, de l’exploitation et des luttes ouvrières, remontent à la surface.

Traverser les ruines de l’usine, se souvenir des gestes répétés. Entendre les voix des ouvriers rassemblés dans la cour et le silence des machines arrêtées. Parcourir la ville dans la boue des chantiers, partir à la recherche d’un travail. Frapper la pierre et la brique, regarder les choses lentement s’effondrer. Repérer les lieux, s’y introduire, changer les serrures et raccorder l’électricité. Se rassembler dans la nuit, allumer des feux, construire de nouveaux abris. Raconter toujours la même histoire : celle qui fait tenir les hommes debout.

BANDE ANNONCE : ici



Hommage à René Vautier
mars 25, 2016, 9:06
Filed under: Agenda

Programme :

11262105_10209030330932376_1399721158568025219_o



Scratch : Le cinéma comme objet trouvé, le cinéma de Vincent Grenier
mars 22, 2016, 2:25
Filed under: Agenda

Mardi 29 Mars à 20 H 30
Studio des Ursulines
10 rue des Ursulines, 75005 Paris

en sa présence

« Si le travail de Grenier procure des plaisirs qui sont a la fois prévisibles (la beauté formelle et l’œil exigeant) et inattendus (les contradictions nombreuses, les erreurs d’appréciation et les paradoxes perceptuels que le travail induit), ses films et vidéos veulent aussi nous dire, d’une façon très directe, que ces plaisirs ne sont que partiellement le fruit du travail de l’artiste. Ce sont aussi des plaisirs accidentels où le hasard a toute sa place et qui sont sont facilement accessibles. Son travail a pour but, d’une certaine façon, « de nous enseigner comment voir », mais d’une manière différente du concept formulé dans le passé par les mytho-poètes et les structuralistes. » Michael Sicinski

AU PROGRAMME

INTERSECTION
2012-2015 / vidéo / coul / son / 7′ 00

WATERCOLOR
2013 / vidéo / coul / son / 12′ 37

INTÉRIEUR INTERIORS (TO AK)
1978 / 16 mm / n&b / sil / 15′ 00

LES CHAISES
2008 / vidéo / coul / son / 8′ 40

ARMOIRE
2007 / vidéo / coul / son / 3′ 00

BACK VIEW
2011 / vidéo / coul / son / 17′ 00