Philippe Cote


Arracher la peau
juillet 14, 2016, 10:28
Filed under: Agenda

Le mardi 20 juillet, 21h
Forum des Images

Dans ce programme de films expérimentaux, présenté dans le cadre du cycle La Peau proposé au Forum des Images, la peau et la pellicule deviennent matières d’expériences visuelles. La peau traitée chirurgicalement, coupée, arrachée, mise en lambeau subit des traitements auxquels répondent ceux que la pellicule permet de creuser au plus profond de ses entrailles plastiques.

Séparation des soeurs siamoises Radica et Doodica
d’Eugène Doyen (Fr, muet, 1902, nb, 5’, 16mm)
Enregistrement cinématographique de l’opération pratiquée d’urgence par le Dr Eugène-Louis Doyen le 9 février 1902 à 14h30 pour séparer les jumelles xiphopages hindoues Radica et Doodica qui étaient reliées par le sternum.

Asa de Carole Arcega (Fr, sonore, 2001, coul, 6’, 16mm)
Confrontation entre la danse d’un corps, le geste d’une prise de vue, celui du montage, ou encore entre la surface sensible de la pellicule et le grain d’une peau en lumière.

Japon Series
de Cécile Fontaine (Fr, sonore, 1991, coul, 7’, 16mm)
Travail sur la couleur après séparation et recomposition des différentes couches colorées d’un documentaire (trouvé) sur la performance parisienne d’un groupe japonais de danseurs buto.

Cosmetic Emergency
de Martha Colburn (EU/Pays-Bas, sonore, 2005, coul, 9’, 35mm)
Cosmetic Emergency explore la notion de beauté et l’obsession cosmétique, utilisant le found footage et la peinture sur
verre. L’ambassadrice néerlandaise de la chirurgie esthétique, Marijke Helwegen, y fait une de ses rares apparitions.

Filles flammes
de Vincent Deville (Fr, muet, 2004, coul, 8’, Super-8 > vidéo)
Fragments d’un film porno Super-8 recopié en Super-8 grâce à une méthode de contact artisanale. Flous, décadrages et déformations des visages redonnent une part de fantasme aux images d’origines.

Self Portrait, Post-Mortem
de Louise Bourque (Canada, sonore, 2002, coul, 3’, 35mm)
Louise Bourque a enterré des chutes de ses trois premiers films (portant sur sa famille) dans le jardin de sa maison. En regardant ensuite les films, elle découvre que la décomposition a envahi l’image.

The Act of Seeing With One’s Own Eyes
de Stan Brakhage (EU, muet, 1971, coul, 32’, 16mm)
Stan Brakhage filme le quotidien d’une morgue où l’on vide les corps en vue de les embaumer. Ce documentaire, ne cache rien si ce n’est, pour des raisons d’éthique, les visages des défunts : quand la peau ne recouvre plus avec la forme humaine la matière de tissus, d’organes et de sang…

Présentation de Sébastien Ronceray.

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