Philippe Cote


Illuminare i margini
juillet 29, 2015, 9:03
Filed under: Mes films : bloc-notes

Illuminare i margini

– Gianluca Pulsoni, 27.06.2015 – IL MANIFESTO

Angledumonde5

Mostra di Pesaro. A proposito di due programmi della Mostra internazionale del Nuovo Cinema

Dei margini che irrompono, come direbbe lo scrittore svizzero Ludwig Hohl: una indicazione per capire da dove possa arrivare certa forza e come questa si presenti. Viene in mente proprio questa formula – titolo di uno dei suoi lavori – per sintetizzare quanto si è potuto vedere in due bei programmi dell’ultima edizione della Mostra internazionale del Nuovo Cinema di Pesaro.

Partiamo da “Verifiche incerte. Per una (contro)storia del cinema”, a cura di Federico Rossin, programma che si è articolato in due giorni come «un percorso d’avanguardia nelle pratiche critiche di riuso filmico per attraversare, analizzare e de-costruire le opere e gli stili dei primi maestri del cinema – Muybridge, i fratelli Lumière, Méliès, Griffith, Keaton, Stroheim.» Una ripensamento delle possibilità del linguaggio filmico in relazione ai suoi inizi, dove si è avuto modo di vedere lavori di maestri del cinema sperimentale come – per esempio – Ken Jacobs, con Keaton’s Cops (1991). Però,
se si dovesse segnalare un titolo fra quelli proposti, verrebbe da dire Filming Muybridge di Jean-Louis Gonnet (1981), film di 25 minuti straordinario per come riesce a fare della fotografia di Muybridge – espressione di un pre-cinema inteso come osservazione analitica del movimento – un campo aperto a infinite possibilità narrative e persino romanzesche. E mostra, in fondo, una operazione dove le marginalità di partenza, storiche e pratiche – pre-cinema, cinema sperimentale – si danno come forze convergenti capaci di rivitalizzare la nostra percezione.

Il secondo programma da menzionare è quello a cura di Karianne Fiorini e Gianmarco Torri, dedicato ai film d’artista, personali e artigianali in Super8. Si è trattato di un programma più vasto di quello di Rossin e di impostazione monografica, dal momento che ogni giorno si sono presentati lavori di filmmakers diversi. Ora, fra le tante cose, grazie a Torri e Fiorini si è avuto modo di vedere alcuni splendidi film del francese Philippe Cote (in rete, www .philippecote .wordpress .com): il più recente Le chemin de glaces (2013); Des nuages aux fêlures de la terre (2007) e soprattutto – parere personale di chi, qui, scrive – L’angle du monde (2006). Nel presentarsi, Cote non fa mistero di essere debitore del lavoro del grande filmmaker statunitense, Peter Hutton. Qualcosa di assolutamente evidente eppure, guardando L’angle du monde, ci si imbatte in un modo di vedere forse meno incline alla osservazione e però più aperto alla poesia del momento. Film di viaggio, film di impressioni paesaggistiche dalle isole bretoni di Ouessant, Molène e Sein, l’esperienza che regala Cote con questo film è in grado di far intuire, forse, come da un certo angolo di terre e di mare, benché isolato, possa sprigionarsi una forza di una tale bellezza a cui difficilmente si può resistere. Finis terrae come inizio e promessa.

Anche qui, margini che irrompono.

© 2015 IL NUOVO MANIFESTO SOCIETÀ COOP. EDITRICE

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Où j’en suis…
novembre 10, 2014, 9:53
Filed under: Mes films : bloc-notes, Mes films : photogrammes

Je termine deux nouveaux films ( les titres sont provisoires ? ) : Histoire de la nuit ( destiné à être projeté en Super 8 ), le film est une déambulation nocturne dans plusieurs villes du sud de l’Europe du Portugal, Espagne, Italie et Grèce et Ganesh, images de danses, de gestes enregistrées lors de la fête Ganesh qui rassemble à Paris principalement la communauté tamoule, traversées de réminiscences d’images tournées en Inde. photogrammes   
J’espère terminer ces films en Décembre

J’essaie de mettre un point final au film Andalousie. Sans compter les versions intermédiaires, j’en suis à la 5-6 ème version depuis trois ans sans être jamais satisfait : manque de cohérence, trop de choses… De la dernière version visible ici, j’ai enlevé une dizaine de minutes et réintroduit une dizaine de minutes de plans plus longs appartenant à un même corpus, le montage s’en trouve resserer, le film semble trouver une plus grande cohérence mais le chemin est encore long, je me pose encore pas mal de questions…

Pour l’immédiat, je vais faire les télécinémas de plusieurs films 16 mm ( je n’ai qu’une trace de refilmage contre un mur ) : Sédiments ( film auquel je tiens ), L’En dedans et mes films peints ( quelques photogrammes ), pour ces derniers dans l’espoir de pouvoir les travailler ultérieurement en numérique

Et puis plusieurs envies….

Quelques photogrammes de Andalousie ( nouvelle version en cours de montage )

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Là où j’en suis
mars 5, 2013, 5:10
Filed under: Fleurs secrètes, Mes films : bloc-notes

Après Le chemin des glaces, je termine mon nouveau film Andalousie – d’une durée de 30′ – écho à 19, Espiritù Santo. Les images sont issues de trois voyages en Andalousie entre 2007 et 2013 ( Janvier ) Le film s’inspire de ce texte de Violeta Salvatierra écrit à partir de certaines de mes images : etoilements_articles .  Il y a aussi ce texte écrit par moi même : etoilements_articles

Le film se construit autour de trois temps :  crépuscule/nuit – aube – jour – Le film commence là où se terminait 19, Espiritù Santo et se termine là ou celui-ci commençait, formant ainsi une boucle  –  une petite forme y  est présente à travers le passage de la matière eau/lumière/terre. Je me laisse encore plusieurs semaines de montage et surtout de réflexion autour du film avant de le faire exister.

Pendant ce temps, je prépare mon nouveau film, le portrait d’un estuaire et/ou d’une rivière, j’ai commencé à tourner  –  pense m’y remettre en Avril/Mai/Juin – suis tombé sur ce livre qui va peut-être m’ouvrir quelques pistes…Il y aussi cette note ancienne concernant Histoire d’une rivière d’Elisée Reclus :

CINÉMA / PAYSAGES Thierry Roche
CINÉMA / PAYSAGES
Carnet de notes pour un film sur le Pô / Éloge du silence2013
256 pages
12 x 17 cm
17.00
Réaliser un film. Écrire au jour le jour un journal dans lequel, progressivement, les idées s’agencent, circulent, s’alimentent, s’entrechoquent, s’épuisent parfois. Décrire le temps du tournage, puis celui du montage. Des questions surgissent : Comment regarde-t-on ? S’il existe des lieux de mémoire, les lieux ont-ils de la mémoire ? Comment définir un paysage ? Quel est son rôle, sa place au cinéma ? […]
[…] Évoquer le cinéma documentaire italien des années 50, analyser plus ­particulièrement quelques films à vocation ethnographique, tenter de ­saisir le fleuve Pô et sa fuite dans le delta, revenir encore et toujours à Antonioni, autant de voies explorées dans cet ouvrage dont la forme mosaïque permet de vagabonder d’un thème à l’autre. Ce mode de restitution génère des interstices producteurs de sens, des intervalles dans ­lesquels le lecteur pourra trouver une place.
Incidemment, il s’agira également d’explorer des modes et des formes d’écriture sur le cinéma.Au sommaire :
Carnet de notes /// Bibliographie /// Index des noms (Antonioni, Albert Kahn, O’Reilly, Visconti, Dunlop, MacDougall, Olmi, Vancini, Celati, De Santis, De Seta, Gardner, Soldati, Gianikian/Ricci-Lucchi, Godard, Rossellini…) /// Index des films (Gente del Pô, Nanouk, Bougainville, Desert People, To Live with Herds, Deserto rosso, Dead Birds, Le Cri, Ritorno a Lisca Bianca, Ossessione, Paisa, La Fille du fleuve, Au-delà des nuages, Histoire(s) du cinéma…) /// Index des concepts, des idées… (paysage, traces, ethnologie, documentaire, Italie années 50, néo-réalisme, le Grand Tour, Lieux, mémoire, musique…)Anthropologue, Thierry Roche centre ses recherches sur le cinéma documentaire, la notion de paysage, la place de l’esthétique en anthropologie. Il est maître de conférences à l’université Picardie Jules Verne et membre de l’équipe Habiter.
Il a publié chez Yellow Now, Côté cinéma : Blow up. Un regard anthropologique (2010) et, avec Gilles Laprévotte, Indian’s song. Des Indiens d’Hollywood au cinéma des Indiens (2010).


Sevilla – Mercado Feria
février 25, 2013, 10:21
Filed under: Mes films : bloc-notes

 

 

Un marché, des outils, des objets posés à terre. Filmée en plongée,

d’un côté, on aperçoit la moitié du visage de la vendeuse, de

l’autre la main et le bras d’un acheteur… au centre le lieu de

la transaction, immuable, perturbé un instant par une personne

qui s’accroupit… le plan se termine brutalement avec la fin de

la bobine.

 

( Extrait de Notes sur un film en devenir de Philippe Cote )



Aroche – Vendedor ambulante
février 25, 2013, 10:20
Filed under: Mes films : bloc-notes

 

 

Un marchand ambulant, des personnes entourent son étal encombré

d’objets hétéroclites. On distingue une horloge. Les badauds

déambulent, sans trajectoire précise, sortent et entrent dans le

champ. Le marchand se saisit d’une paire de lunette de soleil, les

met. Enfin, il crache violemment à terre.

 

( Extrait de Notes sur un film en devenir de Philippe Cote )



Sevilla – Calle Feria
février 25, 2013, 6:31
Filed under: Mes films : bloc-notes

 

 

La porte fermée d’une église, le clochard qui dort et les yeux en

douleur de la Vierge. María de los Dolores. Célébrations et deuil

qui n’en finit pas.

 

( Extrait de Andalousie de Violeta Salvatierra )



Sevilla – Calle Castellar
février 25, 2013, 2:20
Filed under: Mes films : bloc-notes

 

 

Une sortie d’école. L’oeil en attente, l’émerveillement. Des

visages, des prénoms. Ils courent vers nous.

 

( Extrait de Andalousie de Violeta Salvatierra )