Philippe Cote


SCRATCH EXPANDED
septembre 7, 2016, 9:35
Filed under: Agenda, Mes films : projections

Vaste programme et projection de TIMANFAYA ( section cinéma permanent )

Samedi 17 Septembre à partir de 19 H 30
Les Voûtes
19 rue des Frigos
75013 Paris

À l’occasion de cette 8ème édition de SCRATCH EXPANDED, festival consacré aux pratiques de cinéma élargi, Light Cone vous propose une soirée festive et éclectique à l’image de la diversité des pratiques liées au cinéma expérimental.

Au programme : performances, projections vidéo et projections de films en plein air.
PAF : 8€

Ouverture des portes à 19h30
Restauration sur place

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Timanfaya
août 30, 2016, 5:34
Filed under: Mes films : projections

Projection du film TIMANFAYA en première partie de  LA NUIT ET L’ENFANT de David Yon le Jeudi 8 Septembre à 20 H 30 au cinéma LE SAINT ANDRE DES ARTS.  Projections suivies d’une discussion.

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TIMANFAYA
2015 / coul-n&b / son / 24′ 30
produit dans le cadre de l’Atelier 105 ( light Cone )

« Lanzarote, une île volcanique des Canaries a été façonnée au XVIII siècle par une série d’éruptions. Elle en conserve la mémoire à travers des paysages minéraux semi-désertiques.
En 2015, j’ai parcouru ce territoire en quête du cataclysme. Dans ce paysage dévasté, des traces de retour à la vie se dessinaient. »
( Philippe COTE )
Texte lu par Violeta Salvatierra

« Lanzarote, a volcanic island in the Canaries, was shaped during the 18th century by a series of eruptions. The island’s mineral, semi-desertic landscapes preserve a memory of this history.
In 2015, I traversed this area in search of a cataclysm. In this ravaged land, I saw the tentative beginnings of a return to life. » ( Philippe COTE )
Text read by Violeta Salvatierra

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Festival international cinéma libre à Hambourg
août 11, 2016, 11:07
Filed under: Mes films : projections

Projection de Ganesh , 15 min, Sonore, Noir et Blanc / couleur – 2015
au Festival international cinéma libre à Hambourg – du 26 au 28 Aout

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site festival :



TIMANFAYA
juillet 1, 2016, 5:41
Filed under: Mes films : projections

Mon film Timanfaya sera projeté le Samedi 9 Juillet à 23 H à Marseille – Festival Images Contre Nature – Videodrome 2/ 49 Cours Julien 13006 Marseille tél. 04 91 42 75 41

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Timanfaya, Philippe COTE, 2015, Super 8, Coul § Noir et blanc, Sonore, Texte lu par Violeta Salvatierra – 25′ environ

Lanzarote, une île volcanique des Canaries a été façonnée au XVIII siècle par une série d’éruptions. Elle en conserve la mémoire à travers des paysages minéraux semi-désertiques.
En 2015, j’ai parcouru ce territoire en quête du cataclysme. Dans ce paysage dévasté, des traces de retour à la vie se dessinaient.

Lanzarote, a volcanic island in the Canaries, was shaped during the 18th century by a series of eruptions. The island’s mineral, semi-desertic landscapes preserve a memory of this history.
In 2015, I traversed this area in search of a cataclysm. In this ravaged land, I saw the tentative beginnings of a return to life.



ETHER
juin 20, 2016, 12:00
Filed under: Mes films : projections

Mon film ETHER sera projeté le Jeudi 23 juin à Naples dans le cadre de l’Euro Mediterranean Arts – Edition 2016
Museo Nitsch
vico Lungo Pontecorvo 29/d Napoli
Giovedì 23 giugno ore 21:00 Explorative journey by Raffaella Morra

Lien festival : ici

ETHER, 2003, 16mm couleurs, silencieux, 9mn

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Des images liquéfiées se transforment en substances de lumières volatiles. L’oeil n’a plus de prise sur des formes au contour devenu instable. Par engendrements successifs, celles-ci se précipitent peu à peu dans différents états de la couleur jusqu’à s’incarner dans l’achèvement d’une image.

Delle immagini liquefatte sono convertite in sostanze di luci volatili. Lo sguardo non ha più presa sulle forme dai contorni instabili. Attraverso dei successivi ingrandimenti, queste gradualmente precipitano in diversi stati di colore fino ad incarnarsi nel completamento di un’immagine.



CARTE BLANCHE A L’ETNA
mai 18, 2016, 9:05
Filed under: Agenda, Mes films : projections

SAMEDI 21 MAI à 10 H 30 et 18 H
ESPACE MICHEL SIMON – MEDIATHEQUE GEORGES WOLINSKI – NOISY LE GRAND

Venir à NOISY : ici

L’ETNA sera à la médiathèque de Noisy-le-Grand samedi 21 mai.
– Atelier de téléphone portable à 10H30
– Projection à 18H
Il reste des places pour l’atelier et la projection !
Gratuit
Pour toute info et réservations pour l’atelier appelez Catherine Bareau : 07 81 61 40 19
Si vous voulez venir à la projection, inutile de réserver, vous pouvez joindre Catherine aussi sur son portable pour savoir comment venir.

PROGRAMME

De 10h30 à 13h30 : Atelier téléphone portable
animé par Florian Maricourt

Créer des petites formes de cinéma avec des vieux téléphones… un genre de cinéma-jouet, cinéma pauvre, cinéma de poche, cinéma ludique, cinéma à la main… A technique d’enregistrement différente, cinéma différent : ces appareils  »obsolètes » peuvent permettre de créer des formes photographiques et cinématographiques (cartes postales visuelles, haïkus filmés, etc). Les participants réaliseront un film court et personnel avec leurs téléphones portables (si possible ancien).
Possibilité de faire le montage avec Florian Maricourt l’après-midi à partir de 15H30. Atelier à partir de 12 ans.

A 18h Projection

En 16 mm et en numérique. En présence des cinéastes
Durée de la projection 1h30

Programme :

– Films de l’atelier du matin

– Films réalisés au téléphone portable (sélection de Florian Maricourt)

– L’en-dedans, de Philippe Cote Un film en couleur réalisé en « sténopé contact » sans caméra.

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– Mue(s), de Frédérique Menant J’ai traversé les solstices / Dans l’ombre, un souffle / Sous la peau, un passage

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– Dellamorte Dellamorte Dellamore, de David Matarasso
Une mosaïque d’images à partir de la bande annonce du film « Dellamorte Dellamore de Michele Sovi.

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– Retour à la rue d’Eole, six peintures populaires, de Maria Kourkouta
Un collage de films, poèmes et musique évoquant un voyage de retour à la Grèce contemporaine, au centre d’Athènes.

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L’ANGLE DU MONDE – Fabrication d’un film tourné à Ouessant, Molène et Sein
mai 4, 2016, 11:26
Filed under: Mes films : photogrammes, Mes films : projections

L’ANGLE DU MONDE – Fabrication d’un film tourné à Ouessant, Molène et Sein

En 2005, je pars à Ouessant, je prends une caméra super8 et un pied, avec l’envie de retourner sur cet endroit autrefois filmé par Jean Epstein, de diriger ma caméra vers des paysages et des gens, de me laisser surprendre par ce qui se présente… revenir aux simples gestes de tourner, monter et projeter en super8.
Par la suite cette manière de faire m’emmena dans plusieurs voyages, aux îles du Ponant, et dans les Alpes, puis plus lointains : Laos, Inde, Népal, Nord Canada, Mexique ( Sierra Tarahumara )…

Un an avant, j’écrivais : “ Le film ne revendique rien, ne recherche aucune virtuosité, n’est prétexte à aucune stratégie personnelle, n’est au service d’aucun discours autre que ce qu’il figure. C’est à partir de cette neutralité que s’affirme avec force la présence du cinéaste, dans la soustraction, dans le moins disant, dans l’élimination de tout ce qui est extérieur à la réalité du film comme expérience personnelle.”
(Avril 2006 – Exploding 10+1 Etat des yeux )

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A l’aube, je place ma caméra sur pied, je fais mon cadre sur un abri sur pilotis en contre jour, face à la mer, dessinant une présence fantomatique. Le centre du cadre, occupé par une intense masse noire, laisse la possibilité d’un appel, d’une apparition. Le plan est réalisé le temps d’une cartouche super8 de trois minutes. D’abord vide, le cadre se remplit d’une apparition, d’abord peu reconnaissable. De la masse noire, surgit petit à petit un bateau.

Le film sera d’une expression rudimentaire, élémentaire : simple agencement de séquences présentées dans leur forme originelle, conforme aux gestes qui les ont fait naître : les plans débutent par le geste d’enregistrement et se terminent par le geste qui le clôt.

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Le bateau se dirige vers Molène et Ouessant. Nous quittons le continent et nous apercevons le phare à la pointe du Conquet, dernière attache avec la terre… Je filme depuis l’intérieur du bateau, que la houle fait tanguer, les embruns retombent en pluie fine sur le ponton.
Le plan exprime dialectiquement des qualités contraires : d’une part le stable et le solide (le phare, la terre, le bateau), d’autre part l’instable et le fluide (la houle, les embruns).

J’arrête de tourner, laissant irrésolue la coexistence de ces différents motifs. Cette suspension laisse ainsi émerger un manque, invitation pour le spectateur à venir habiter le film selon son propre regard désirant.

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Je filme quelques silhouettes au travers d’une vitre. La séquence est comme un théâtre d’ombres, un retour au cinéma primitif

«Etre là », mais toujours à une certaine distance de ce qui se déroule. Je suis animé par le désir contradictoire de participer à un environnement sans me l’approprier ou y intervenir.

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L’enregistrement est ce moment où se conjugue le regard, ce que je vois, et ma respiration, qui accompagne le défilement des photogrammes dans la caméra, rythme et mesure la durée du plan.

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Le cinéma révèle et fait ressentir des états difficilement perceptibles ordinairement : la fuite du temps, la circulation et la métamorphose des éléments…
A Ouessant, je fais l’expérience de la sensation d’être immergé dans les éléments. L’eau, la terre, le ciel, la lumière sont en perpétuelle métamorphose et interaction, dans un mouvement fait d’accélérations et décélérations. Des phénomènes lumineux, cônes et lignes de lumière, apparaissent et disparaissent sans cesse…

Je cherche ce point de contact où le paysage est capable de toucher et de révéler un espace intime.

J’expérimente des formes de description que j’ai peu pratiquées auparavant. Enregistrés image par image, le mouvement des nuages et les changements de la lumière marquent ainsi leur présence active, cosmique…

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Filmant de préférence à l’aurore ou au crépuscule, je cherche à capter ces instants où le réel vacille.

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Lors du tournage d’un plan au crépuscule, un phénomène lumineux se glisse dans le champ de la caméra sous la forme d’une traînée lumineuse. Celle-ci parcourt le temps du plan, l’intégralité du cadre et se perd dans le lointain. Faire mon cadre, c’est créer cet espace où je peux trouver ma place. Filmer, c’est enregistrer ces moments de basculement où le réel me fait signe, c’est être là au bon moment.

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Mes images, alternativement en noir et blanc ou en couleur, sous-exposées en basses lumières rendent compte de l’opacité de la matière.
Exposer un film à la lumière, c’est supporter un accident. L’argentique suppose l’attente du développement qui peut prendre plusieurs semaines. Longtemps après le tournage, des monochromes bleus et gris se révèlent… fruits de la rencontre entre la pellicule impressionnée et les basses lumières recherchées.

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Ici, le noir et blanc très contrasté dessine des lignes de force entre l’immensité du ciel et la terre. On n’y distingue pas les détails. L’utilisation du grand angle, en redéfinissant les échelles, brouille les repères. Enfin, le cadre décentré souligne le déséquilibre entre le ciel et la terre : à la lisière, quelques ombres d’habitations…

(Philippe Cote – Avril 2014)