Philippe Cote


SCRATCH EXPANDED
septembre 7, 2016, 9:35
Filed under: Agenda, Mes films : projections

Vaste programme et projection de TIMANFAYA ( section cinéma permanent )

Samedi 17 Septembre à partir de 19 H 30
Les Voûtes
19 rue des Frigos
75013 Paris

À l’occasion de cette 8ème édition de SCRATCH EXPANDED, festival consacré aux pratiques de cinéma élargi, Light Cone vous propose une soirée festive et éclectique à l’image de la diversité des pratiques liées au cinéma expérimental.

Au programme : performances, projections vidéo et projections de films en plein air.
PAF : 8€

Ouverture des portes à 19h30
Restauration sur place

Lire la suite



Timanfaya
août 30, 2016, 5:34
Filed under: Mes films : projections

Projection du film TIMANFAYA en première partie de  LA NUIT ET L’ENFANT de David Yon le Jeudi 8 Septembre à 20 H 30 au cinéma LE SAINT ANDRE DES ARTS.  Projections suivies d’une discussion.

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TIMANFAYA
2015 / coul-n&b / son / 24′ 30
produit dans le cadre de l’Atelier 105 ( light Cone )

« Lanzarote, une île volcanique des Canaries a été façonnée au XVIII siècle par une série d’éruptions. Elle en conserve la mémoire à travers des paysages minéraux semi-désertiques.
En 2015, j’ai parcouru ce territoire en quête du cataclysme. Dans ce paysage dévasté, des traces de retour à la vie se dessinaient. »
( Philippe COTE )
Texte lu par Violeta Salvatierra

« Lanzarote, a volcanic island in the Canaries, was shaped during the 18th century by a series of eruptions. The island’s mineral, semi-desertic landscapes preserve a memory of this history.
In 2015, I traversed this area in search of a cataclysm. In this ravaged land, I saw the tentative beginnings of a return to life. » ( Philippe COTE )
Text read by Violeta Salvatierra

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Festival international cinéma libre à Hambourg
août 11, 2016, 11:07
Filed under: Mes films : projections

Projection de Ganesh , 15 min, Sonore, Noir et Blanc / couleur – 2015
au Festival international cinéma libre à Hambourg – du 26 au 28 Aout

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site festival :



TIMANFAYA
juillet 1, 2016, 5:41
Filed under: Mes films : projections

Mon film Timanfaya sera projeté le Samedi 9 Juillet à 23 H à Marseille – Festival Images Contre Nature – Videodrome 2/ 49 Cours Julien 13006 Marseille tél. 04 91 42 75 41

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Timanfaya, Philippe COTE, 2015, Super 8, Coul § Noir et blanc, Sonore, Texte lu par Violeta Salvatierra – 25′ environ

Lanzarote, une île volcanique des Canaries a été façonnée au XVIII siècle par une série d’éruptions. Elle en conserve la mémoire à travers des paysages minéraux semi-désertiques.
En 2015, j’ai parcouru ce territoire en quête du cataclysme. Dans ce paysage dévasté, des traces de retour à la vie se dessinaient.

Lanzarote, a volcanic island in the Canaries, was shaped during the 18th century by a series of eruptions. The island’s mineral, semi-desertic landscapes preserve a memory of this history.
In 2015, I traversed this area in search of a cataclysm. In this ravaged land, I saw the tentative beginnings of a return to life.



ETHER
juin 20, 2016, 12:00
Filed under: Mes films : projections

Mon film ETHER sera projeté le Jeudi 23 juin à Naples dans le cadre de l’Euro Mediterranean Arts – Edition 2016
Museo Nitsch
vico Lungo Pontecorvo 29/d Napoli
Giovedì 23 giugno ore 21:00 Explorative journey by Raffaella Morra

Lien festival : ici

ETHER, 2003, 16mm couleurs, silencieux, 9mn

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Des images liquéfiées se transforment en substances de lumières volatiles. L’oeil n’a plus de prise sur des formes au contour devenu instable. Par engendrements successifs, celles-ci se précipitent peu à peu dans différents états de la couleur jusqu’à s’incarner dans l’achèvement d’une image.

Delle immagini liquefatte sono convertite in sostanze di luci volatili. Lo sguardo non ha più presa sulle forme dai contorni instabili. Attraverso dei successivi ingrandimenti, queste gradualmente precipitano in diversi stati di colore fino ad incarnarsi nel completamento di un’immagine.



CARTE BLANCHE A L’ETNA
mai 18, 2016, 9:05
Filed under: Agenda, Mes films : projections

SAMEDI 21 MAI à 10 H 30 et 18 H
ESPACE MICHEL SIMON – MEDIATHEQUE GEORGES WOLINSKI – NOISY LE GRAND

Venir à NOISY : ici

L’ETNA sera à la médiathèque de Noisy-le-Grand samedi 21 mai.
– Atelier de téléphone portable à 10H30
– Projection à 18H
Il reste des places pour l’atelier et la projection !
Gratuit
Pour toute info et réservations pour l’atelier appelez Catherine Bareau : 07 81 61 40 19
Si vous voulez venir à la projection, inutile de réserver, vous pouvez joindre Catherine aussi sur son portable pour savoir comment venir.

PROGRAMME

De 10h30 à 13h30 : Atelier téléphone portable
animé par Florian Maricourt

Créer des petites formes de cinéma avec des vieux téléphones… un genre de cinéma-jouet, cinéma pauvre, cinéma de poche, cinéma ludique, cinéma à la main… A technique d’enregistrement différente, cinéma différent : ces appareils  »obsolètes » peuvent permettre de créer des formes photographiques et cinématographiques (cartes postales visuelles, haïkus filmés, etc). Les participants réaliseront un film court et personnel avec leurs téléphones portables (si possible ancien).
Possibilité de faire le montage avec Florian Maricourt l’après-midi à partir de 15H30. Atelier à partir de 12 ans.

A 18h Projection

En 16 mm et en numérique. En présence des cinéastes
Durée de la projection 1h30

Programme :

– Films de l’atelier du matin

– Films réalisés au téléphone portable (sélection de Florian Maricourt)

– L’en-dedans, de Philippe Cote Un film en couleur réalisé en « sténopé contact » sans caméra.

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– Mue(s), de Frédérique Menant J’ai traversé les solstices / Dans l’ombre, un souffle / Sous la peau, un passage

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– Dellamorte Dellamorte Dellamore, de David Matarasso
Une mosaïque d’images à partir de la bande annonce du film « Dellamorte Dellamore de Michele Sovi.

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– Retour à la rue d’Eole, six peintures populaires, de Maria Kourkouta
Un collage de films, poèmes et musique évoquant un voyage de retour à la Grèce contemporaine, au centre d’Athènes.

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L’ANGLE DU MONDE – Fabrication d’un film tourné à Ouessant, Molène et Sein
mai 4, 2016, 11:26
Filed under: Mes films : photogrammes, Mes films : projections

L’ANGLE DU MONDE – Fabrication d’un film tourné à Ouessant, Molène et Sein

En 2005, je pars à Ouessant, je prends une caméra super8 et un pied, avec l’envie de retourner sur cet endroit autrefois filmé par Jean Epstein, de diriger ma caméra vers des paysages et des gens, de me laisser surprendre par ce qui se présente… revenir aux simples gestes de tourner, monter et projeter en super8.
Par la suite cette manière de faire m’emmena dans plusieurs voyages, aux îles du Ponant, et dans les Alpes, puis plus lointains : Laos, Inde, Népal, Nord Canada, Mexique ( Sierra Tarahumara )…

Un an avant, j’écrivais : “ Le film ne revendique rien, ne recherche aucune virtuosité, n’est prétexte à aucune stratégie personnelle, n’est au service d’aucun discours autre que ce qu’il figure. C’est à partir de cette neutralité que s’affirme avec force la présence du cinéaste, dans la soustraction, dans le moins disant, dans l’élimination de tout ce qui est extérieur à la réalité du film comme expérience personnelle.”
(Avril 2006 – Exploding 10+1 Etat des yeux )

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A l’aube, je place ma caméra sur pied, je fais mon cadre sur un abri sur pilotis en contre jour, face à la mer, dessinant une présence fantomatique. Le centre du cadre, occupé par une intense masse noire, laisse la possibilité d’un appel, d’une apparition. Le plan est réalisé le temps d’une cartouche super8 de trois minutes. D’abord vide, le cadre se remplit d’une apparition, d’abord peu reconnaissable. De la masse noire, surgit petit à petit un bateau.

Le film sera d’une expression rudimentaire, élémentaire : simple agencement de séquences présentées dans leur forme originelle, conforme aux gestes qui les ont fait naître : les plans débutent par le geste d’enregistrement et se terminent par le geste qui le clôt.

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Le bateau se dirige vers Molène et Ouessant. Nous quittons le continent et nous apercevons le phare à la pointe du Conquet, dernière attache avec la terre… Je filme depuis l’intérieur du bateau, que la houle fait tanguer, les embruns retombent en pluie fine sur le ponton.
Le plan exprime dialectiquement des qualités contraires : d’une part le stable et le solide (le phare, la terre, le bateau), d’autre part l’instable et le fluide (la houle, les embruns).

J’arrête de tourner, laissant irrésolue la coexistence de ces différents motifs. Cette suspension laisse ainsi émerger un manque, invitation pour le spectateur à venir habiter le film selon son propre regard désirant.

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Je filme quelques silhouettes au travers d’une vitre. La séquence est comme un théâtre d’ombres, un retour au cinéma primitif

«Etre là », mais toujours à une certaine distance de ce qui se déroule. Je suis animé par le désir contradictoire de participer à un environnement sans me l’approprier ou y intervenir.

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L’enregistrement est ce moment où se conjugue le regard, ce que je vois, et ma respiration, qui accompagne le défilement des photogrammes dans la caméra, rythme et mesure la durée du plan.

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Le cinéma révèle et fait ressentir des états difficilement perceptibles ordinairement : la fuite du temps, la circulation et la métamorphose des éléments…
A Ouessant, je fais l’expérience de la sensation d’être immergé dans les éléments. L’eau, la terre, le ciel, la lumière sont en perpétuelle métamorphose et interaction, dans un mouvement fait d’accélérations et décélérations. Des phénomènes lumineux, cônes et lignes de lumière, apparaissent et disparaissent sans cesse…

Je cherche ce point de contact où le paysage est capable de toucher et de révéler un espace intime.

J’expérimente des formes de description que j’ai peu pratiquées auparavant. Enregistrés image par image, le mouvement des nuages et les changements de la lumière marquent ainsi leur présence active, cosmique…

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Filmant de préférence à l’aurore ou au crépuscule, je cherche à capter ces instants où le réel vacille.

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Lors du tournage d’un plan au crépuscule, un phénomène lumineux se glisse dans le champ de la caméra sous la forme d’une traînée lumineuse. Celle-ci parcourt le temps du plan, l’intégralité du cadre et se perd dans le lointain. Faire mon cadre, c’est créer cet espace où je peux trouver ma place. Filmer, c’est enregistrer ces moments de basculement où le réel me fait signe, c’est être là au bon moment.

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Mes images, alternativement en noir et blanc ou en couleur, sous-exposées en basses lumières rendent compte de l’opacité de la matière.
Exposer un film à la lumière, c’est supporter un accident. L’argentique suppose l’attente du développement qui peut prendre plusieurs semaines. Longtemps après le tournage, des monochromes bleus et gris se révèlent… fruits de la rencontre entre la pellicule impressionnée et les basses lumières recherchées.

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Ici, le noir et blanc très contrasté dessine des lignes de force entre l’immensité du ciel et la terre. On n’y distingue pas les détails. L’utilisation du grand angle, en redéfinissant les échelles, brouille les repères. Enfin, le cadre décentré souligne le déséquilibre entre le ciel et la terre : à la lisière, quelques ombres d’habitations…

(Philippe Cote – Avril 2014)



Projection de films courts
avril 24, 2016, 2:20
Filed under: Agenda, Mes films : projections

Projection de Ganesh , Super 8, Couleur & Noir et blanc, Sonore, 15′ – 2015

Jeudi 28 Avril à 19 H 30
organisée par Le Jardin d’Alice et Clément Dupeux

Le Jardin d’Alice, 19 rue Garibaldi, Montreuil

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6 courts métrages de réalisateurs et de genres différents nous font emprunter des chemins de traverse dans le paysage filmique actuel.
De l’Islande au Maroc en passant par la fiction, l’expérimentation, l’Inde, le documentaire, le Québec, le loufoque ou l’intimiste, ce sont des propositions personnelles généreuses qui détiennent chacune une identité forte.
Cette première programmation est un panorama hétéroclite de créations libres.
Films courts présentés par les réalisateurs, la projection sera suivi d’une discussion autour d’un verre.

Programmation (durée : 1h15) :
Cavalier seul, Mathilde Delaunay
Une voix, Emmanuel Falguières
Ganesh, Philippe Cote
Traversée, Clément Dupeux
Le chien qui chante, Quentin Papapietro
Le mirage et la pierre, Lo Thivolle et Ouhaib Mortada

Ouverture des portes 19h30 // Début de projection 20h, soyez à l’heure !

Adhésion à prix libre // Buvette associative



M A G M A – CARTE BLANCHE À L’ETNA
mars 11, 2016, 9:50
Filed under: Agenda, Mes films : projections

dans le cadre du mois « Nous, la forêt qui brûle » à la Parole Errante

M A G M A
CARTE BLANCHE À L’ETNA
installations / performances / projections / image et son

Pour contester au public sa place assise, passive, au contraire l’inviter à l’errance, le répandre par contagion dans une série de projections et d’ambiances. Attiré par des sons, investi par des images, pour ne pas y être soumis. L’Etna propose de construire temporairement un parcours de cinéma modulable, à travers des rideaux, au fil d’écrans multipliés, tissés des créations des cinéastes issus de l’atelier, de leurs amis et de leurs amours.

À LA PAROLE ERRANTE, 9 rue François Debergue à Montreuil, M°9 Croix de Chavaux

LUNDI 14 MARS – 18h-00h
ENTRÉE LIBRE – BAR, REPAS À PRIX LIBRE

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PROGRAMME :

AGAIHAMA | Constance Dreyfus | film Super 8 sur vidéo numérique, sonore | 14′

Filmé au Japon, à Okinawa, ce film est le récit d’un tournage qui échoue.
Je ne parle pas leur langue, je suis dépendante de tous comme une nouveau-née. Il pleut. J’avais rêvé pour mon film un éternel été.
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BED DATARIES | performance, projections Super 8 et numérique, musique bruitiste concrete-ish | 15′ env.

Difficile de se faire une place au soleil lorsqu’on est la petite soeur de Penelope Cruz. Pourtant de soleil et de talent, BED DATARIES n’en manque pas.
Née le 16 mars 1977 à Madrid, BED DATARIES est élevée avec sa soeur et son frère Eduardo, par un père garagiste et une mère coiffeuse. Dès 5 ans, elle prend ses premiers cours de danse classique, qui devient rapidement sa passion. Elle l’étudie par la suite au Conservatoire de Danse Espagnole puis apprend le flamenco avec l’un des plus grands danseurs espagnols, Antonio Canales. A 19 ans, BED DATARIES est engagée dans une troupe, la compagnie de danse de Joaquín Cortés, un danseur flamenco très réputé. Elle y restera pendant 7 ans et se produira en tournée dans le monde entier.
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CECI EST EXCITANT, MAIS PAS TRÈS INTÉRESSANT | Hector Castells-Matutano | performance, projecteurs diapo et voix | 10′ env.

Compilation de photographies trouvées. Nous essayons de comprendre.
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COLOSSEO2 | Tomaž Burlin | installation 8mm en boucle et diapositives

Réflexions autour de l’icône de l’architecture italienne fasciste.
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CONATUS FUJICA | Lucas Lazzarotto | installation Single 8, deux boucles, expired, abîmé, remjet

Tentation de construire avec un support difficile, rayé et terne, presque mort, un ensemble d’impressions floues. Tourné avec caméra de poche. Le manque de profondeur, de saturation et de contraste de l’émulsion commande une attitude défiante à son égard : que peut-on encore tirer de son contact avec la lumière ? avec la chimie ? Sauvetage injustifié ? Acceptation des pertes et de l’état de débris ? C’est à répondre à ces quelques questions que je me suis amusé – c’est-à-dire, à persévérer, à aller aux limites de cette matière capricieuse, en filmant, de manière relative, ce qui me faisait plaisir.
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CONTRETEMPS | Louise Bernard | rushes 16mm négatif couleur | 30′

Six prises non sélectionnées du tournage de Contretemps, fantômes d’un film de fantômes tourné en mai 2015. Une jeune fille retourne dans la cour de récréation de son enfance. Elle y rencontre trois âges de son propre corps.
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D94 | Isabel Arbeca | film Super 8 sur vidéo numérique en boucle

Intervention sur pellicule. De l’accident à la lumière.
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DÉSAFFECTÉS | Guillaume Anglard (visuel), Matériel Brouilleur et Philippe Darcy (musique) | performance projecteurs diapo / musique | 17′ env.

Une plongée dans des friches industrielles où la nature reprend ses droits. Evolution au travers de ruines majestueuses aux volumes labyrinthiques, de matière en décomposition. L’espace sonore répond aux perspectives. En rythme avec la projection, parfois syncopée ou mélancolique, la matière sonore épaisse, lourde et granuleuse rappelle les traces d’une ère ouvrière révolue. Ainsi, ce qui a été figé dans le temps se réanime.
Expérience sensorielle autant que remémorative, Désaffectés ressuscite ce qui a été abandonné.
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MUES / ECDYSIS | Nathalie Menant / Frédérique Menant | installation, fragments de corps et images suspendues | 16mm

J’ai traversé les solstices / Dans l’ombre, un souffle / Sous la peau, un passage
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ON IRA À NEUILLY INCH’ALLAH | Anna Salzberg & Mehdi Ahoudig | film 16mm, son numérique | 19′

A Paris, de jeunes travailleurs de Vélib’ apprennent la lutte et tentent de s’organiser lors de leur première journée de grève.
Par son dispositif, le film interroge aussi la relation tendue entre image et son au cinéma.
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R.O.B.E.S.P.I.E.R.R.E. | collectif | film 16mm, musique improvisée en direct | 15′

11 cinéastes de l’Etna arpentent chacun-e à leur manière les alentours et les intérieurs du nouveau port d’attache de leur laboratoire partagé : le quartier Robespierre à Montreuil. Chaque projection du film est accompagnée par des musiciens différents qui improvisent en direct.
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SANS TITRE N°3 (PAPIER) | Noémie Lothe | film en photocopie sur vidéo numérique | 6′

Une séquence vidéo dont les images ont été décomposées puis imprimées sur papier noir et blanc. A raison d’un prélèvement d’une dizaine d’images par seconde, le film revisite les premiers moments du cinéma, sa capacité à restituer de l’espace et du temps. Il est un hommage aux premières expériences cinématographiques et à la magie du cinéma.
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THE ACTION et DELLAMORTE DELLAMORTE DELLAMORE | David Matarasso | films 35mm sur vidéo numérique et 16mm | 3′ et 2′

Chant du cygne des films faits en pellicule et dont les déchirures, les collures et les rayures évoquent les vieux films abîmés des salles de quartiers parisiennes qui projetaient principalement des films d’action ou pornos en tous genres. Ce qui constitue l’ambiguïté du film de David Matarasso repose à la fois sur une critique d’un cinéma d’exploitation et industriel toujours existant et, paradoxalement, une homélie de la présence « physique » de corps sexués dans ces mêmes films auxquels répondent un travail acharné, passionné et tactile de son auteur sur la pellicule : la pellicule du film devient puissamment organique et s’apparente à une charpente, puis à une mosaïque et enfin à de la pure orfèvrerie.
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THERE’S NOTHING LEFT OF THE SEA BUT ITS SOUND | Leïla Colin-Navaï | film Super 8 sur vidéo numérique, sonore | 36′

Réflexion sur le paysage et dialogue avec l’œuvre du poète gallois Dylan Thomas. Les images du film sont tournées/montées, trois bobines S8 de trois minutes par chapitre. Les quatre chapitres ou territoires sont autant de rapports dialectiques entre le son et l’image, improvisation pour l’image, montage pour le son.
France – Pays de Galles – Écosse – Irlande. Avec les voix de Charlie Jeffery, Michaël Joyce, Michele Joyce et Ian Joyce. Musiques de Ian Joyce et de Joel Grip.
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TIMANFAYA | Philippe Cote | film Super 8 sur vidéo numérique, sonore | 25′ env.

Lanzarote, une île volcanique des Canaries a été façonnée au XVIII siècle par une série d’éruptions. Elle en conserve la mémoire à travers des paysages minéraux semi-désertiques. En 2015, j’ai parcouru ce territoire en quête du cataclysme. Dans ce paysage dévasté, des traces de retour à la vie se dessinaient.
Texte lu par Violeta Salvatierra.

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À PROPOS DE LA PAROLE ERRANTE,
UN LIEU HORS NORMES ET AUJOURD’HUI EN DANGER

La Parole errante, située à Montreuil quartier Croix de Chavaux – à l’emplacement des anciens studios de George Méliès – est le fruit de la rencontre entre une ancienne usine et la tribu emmenée par Armand Gatti pendant près de 30 ans. En mai 2016, le bail qui lie le Conseil Général de Seine-Saint-Denis à la Parole errante arrive à échéance. Le Conseil Général doit encore décider de l’avenir qu’il réservera à ce lieu. Néanmoins, le risque que soit fait table rase de son passé est important.

Nous défendons un lieu fondé sur l’ouverture, l’accueil, le partage, la solidarité, un lieu ancré dans la ville de Montreuil et dans le territoire, un centre de création culturelle et sociale qui ne se referme pas sur lui-même.

C’est à cette préoccupation que le projet La Parole errante demain répond. Mais évidemment il ne se réalisera pas sans le soutien et la participation de tous.

SIGNEZ ET FAITES SIGNER LA PÉTITION ! >

Au mois de mars 2016 à la Parole errante, plusieurs collectifs dont la Parole errante demain expérimentent une programmation où se croisent et se questionnent poésie, politique, peinture, soin, théâtre, artisanat…

Le programme complet en PDF : ici

Cette programmation rend visible la multiplicité des réalités qui, à l’intérieur de la Parole errante, échangent et se changent, inventent et se réinventent, et constituent son identité.
Autant de manières de se rapporter à ce lieu, d’en avoir usage, que l’on soit une troupe de théâtre, un collectif d’habitants, une auteure, un peintre, une classe relais, un collectif militant, un réseau de réflexion autour du soin… Elle révèle un lieu ancré dans son histoire, celle de l’équipe de la Parole errante constitué autour d’Armand Gatti, et tourné vers des devenirs autres. Elle met en scène un dialogue.
Cette programmation rend visible un lieu en recherche de devenirs désirables. Elle met en lumière, un lieu ouvert sur la ville, un lieu d’accueil et de visibilité pour des pratiques culturelles, sociales, politiques mineures, seules capables de retisser des territoires d’existences et de luttes riches et nécessaires. Elle rend visible la fonction prise par ce lieu au fil des années dans le territoire de Seine-Saint-Denis et le vide que laissera sa fermeture programmée en juin.

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La Parole errante
9, rue François Debergue
93100 Montreuil
M°9 Croix de Chavaux



Double-séance des projets réalisés dans le cadre de l’Atelier 105
février 16, 2016, 6:41
Filed under: Agenda, Mes films : projections

Mon dernier film TIMANFAYA sera projeté dans le cadre de la double séance consacrée aux projets réalisés dans le cadre de l’Atelier 105 / Light Cone Mardi 23 Février à 20 H et 22 H – Je serai présent
Studio des Ursulines
10, rue des Ursulines
75005 Paris

TIMANFAYA de Philippe COTE, 2015, Super 8, Coul § Noir et blanc, Sonore, Texte lu par Violeta Salvatierra – 25′ environ

Photogrammes : et ici

Lanzarote, une île volcanique des Canaries a été façonnée au XVIII siècle par une série d’éruptions. Elle en conserve la mémoire à travers des paysages minéraux semi-désertiques.
En 2015, j’ai parcouru ce territoire en quête du cataclysme. Dans ce paysage dévasté, des traces de retour à la vie se dessinaient.

Lanzarote, a volcanic island in the Canaries, was shaped during the 18th century by a series of eruptions. The island’s mineral, semi-desertic landscapes preserve a memory of this history.
In 2015, I traversed this area in search of a cataclysm. In this ravaged land, I saw the tentative beginnings of a return to life.

Mis en place en octobre 2014, l’Atelier 105 est un dispositif de résidences d’aide à la post-production vidéo pour les films qui relèvent du spectre du cinéma expérimental. Un espace de travail spécifiquement équipé est mis à disposition des artistes sélectionnés dans les locaux de Light Cone avec une station de montage, des logiciels d’effets spéciaux, un moniteur d’étalonnage et des ordinateurs dédiés à l’encodage de fichiers et à la fabrication de DCP.

En 2015, 16 projets (de nature et de longueur diverses : un long-métrage, cinq moyen-métrages, six court-métrages, trois installations) ont vu le jour lors de ces résidences, quelques-uns d’entre eux vous sont présentés ici.

SÉANCE 1
Mardi 23 Février 2016 à 20h00

+ 2 films-surprise !

FRACTURED de Laurie O’BRIEN
2015 / vidéo / coul / son / 3′ 45

1985 de Gaëtan BESNARD
2015 / vidéo / coul / son / 7′ 41

KRONSTADT, CONTRE-FLUX de Carol MULLER
2015 / vidéo / coul / sil / 2′ 00

MINUSCULE FAUNE
de Mitsuaki SAITO
2015 / vidéo / coul / son / 30′ 49

SÉANCE 2
Mardi 23 Février 2016 à 22h00

TIMANFAYA
de Philippe COTE
2015 / vidéo / coul-n&b / son / 24′ 30

BLUE STAG de Giulia GROSSMANN
2015-2016 / vidéo / coul / son / 10′ 17

BLACK MOUNTAIN de Marianna CHRISTOFIDES
2015 / vidéo / coul / son / 11′ 55

MATKORMANO de LOUVET Julien et RENNET Fabien
2015 / vidéo / coul-n&b / son / 32′ 00



GANESH
janvier 5, 2016, 6:46
Filed under: Mes films : projections

Mon film GANESH 2015, super 8 sur num, 15’- sera projeté le Samedi 23 Janvier à 18 H au Festival Les Inattendus à Lyon

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Télécharger le programme : prog_inat_2016-web

Site : ici

18h : mondes à l’épreuve

6 — Le Pays dévasté – Emmanuel Lefrant
France, 2015, 35mm, 12’
« Que vois-tu ? – Une étendue peu favorable à l’homme. » Le Pays Dévasté se réfère
à l’Anthropocène, l’époque géologique actuelle, vue comme la période à partir
de laquelle l’espèce humaine est devenue la force géophysique dominante devant
toutes les forces naturelles qui jusque-là avaient prévalu. Les traces de notre âge
urbain, consumériste, chimique et nucléaire resteront des milliers voire des millions
d’années dans les archives géologiques de la planète et soumettront les sociétés
humaines à des difficultés considérables.

7 — Ganesh – Philippe Cote
France, 2015, num, 15’
« Chaque année, la communauté tamoule originaire d’Inde du sud et du Sri Lanka se
réunit pour fêter le Dieu Ganesh. Le film est une description de gestes, de corps dansants, de présences enregistrés lors de cette fête, traversée de réminiscences de mes séjours effectués en Inde. »

8 — Alberta – Dan Browne
Canada, 2014, num, 3’
Voyage dans les parcs nationaux de la province canadienne d’Alberta. Une exploration
du paysage tout en vélocité et éblouissements dans la tradition des travelogues
expérimentaux.

9 — Wayward Fronds – Fern Silva
USA , 2014, 16mm, 13’
à la manière des travelogues, ces journaux filmés, Wayward Fronds explore la réserve
des Everglades en Floride. Mais, au-delà de cette matière documentaire, Fern Silva
construit également une matière fictionnelle, tantôt évocatrice à travers ce serpent
glissant sur la moquette d’une chambre d’hôtel, tantôt acerbe lorsqu’elle met à
jour la machine à fantasmes de l’industrie touristique.

10 — M (Madeira) – Jacques Perconte
France, 2014, num, 31’

En plein océan Atlantique, à 600 km des côtes africaines, Madère surgit des flots.
C’est le sommet d’un ancien volcan, immense. Nous découvrons la côte en explorateurs,
nous pénétrons la forêt primaire et traversons ses millions de couleurs au creux
de vallées baignées de lumières magiques. Les hommes, sur l’autre versant, travaillent
la terre. Ils sont pris dans la matière et le vent les efface peu à peu.



ATELIER DES AUTEURS avec le cinéaste Philippe Cote
novembre 24, 2015, 9:05
Filed under: Mes films : projections

Jeudi 3 décembre à 18h30 au local d’ATIS, 17 rue bouquière à Bordeaux –

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Entrée libre

L’atelier…

L’Atelier des auteurs d’ATIS est une rencontre publique avec un réalisateur invité à parler d’un film, en cours de fabrication ou abouti. L’enjeu est de faire connaître le travail des auteurs et de partager des questions de cinéma, avec l’envie de prendre le temps de la rencontre…

Cet atelier sera animé par Adrien Charmot.

Il proposera un parcours dans l’œuvre expérimentale et poétique du réalisateur Philippe Cote à travers 5 de ses films.

L’invité…

Philippe Cote vit et travaille à Paris. Il a réalisé plus d’une vingtaine de films depuis 1998, tournés en format Super 8 et montrés dans des festivals et différents lieux en France et à l’étranger. Il a également proposé des séances de cinéma expérimental à travers la programmation de classiques et d’œuvres contemporaines. Il fait parti du comité de sélection du festival des cinémas différents de Paris ( 2014 et 2015 ). Il est l’un des membres de la coopérative L’ETNA, un laboratoire artisanal fondé en 1997. Ce cinéaste, à la démarche sensible et radicale, a travaillé à ses débuts le motif du corps, la matière, la lumière et la couleur selon des techniques qui vont du film sans caméra, au re-filmage artisanal, en passant par la peinture sur pellicule. Son cinéma s’est orienté depuis 2005 vers une approche poétique du documentaire.

Pour Philippe Cote, cinéaste français actif depuis 1999, le cinéma se révèle comme espace d’invention de soi et de l’autre, exploration plastique des limites de la subjectivité et tentative de fonder des liens. Dans une volonté de prise de risque permanente, son œuvre se tisse et se reconfigure d’un film à l’autre, cherchant ce qui se manifeste dans la mise en mouvement du regard, sans cesse transformé par ce qui l’imprime. (Violeta Salvatierra )

Les films…

DES NUAGES AUX FÊLURES DE LA TERRE
France / 2007 / 18′ / Super 8

« Monts noirs monts blancs en miroir / Puissance du gris nuances des commencements / Cimes / Regards tendus corps de la lumière /
silhouettes furtives / Le bleu soudain l’étoile à la lucarne / On peut ouvrir grand les paupières. » (Catherine Bareau)

VA, REGARDE
France / 2009 / 27′ / Super 8

« À l’origine de ces départs, il y a l’aspiration dans un renouvellement de mon cinéma, dans la recherche de nouvelles lumières, de nouveaux espaces, de nouveaux rapports… vers un cinéma plus proche du documentaire poétique : être là et regarder, inscrire la durée, ne pas chercher à forcer les choses qui se présentent… »

ORISSA
France / 2010 / 6′ / Super 8
Accompagnée d’une musique de Maria Kourkouta.

« Au bord d’une plage indienne, l’histoire d’une rencontre. »

19, ESPIRITU SANTO (ANDALUCIA)
France / 2010 / 19′ / Super 8

« À l’origine, il y avait les mots que tu m’as écrits pour initier les images à faire, loin d’ici, seul, là-bas à Séville et en Andalousie.
Puis, après un premier montage silencieux… le film trouvait alors sa forme définitive, essai intime et partagé entre ta voix, des choix de
poèmes lus, à écouter, et mes images. »

LE CHEMIN DES GLACES
France / 2012 / 22′ / Super 8

« À pied, en bateau et en train, le film, tourné en super 8mm, nous emmène de la ville de New York vers les espaces enneigés et glacés, plus loin en direction du Nord, dans une progression vers le blanc. Au cours du tournage de ces images et dans ces lieux, les films de Peter Hutton n’ont pas cessé de m’accompagner. »

INFOS PRATIQUES

Association ATIS
17 rue bouquière
33000 Bordeaux



Retour de Orenburg
septembre 29, 2015, 4:21
Filed under: Mes films : projections

Quelques uns de mes films étaient programmés en compagnie des films de Olivier Dekegel dans le cadre du Festival d’Orenburg en Russie – Programmation : Evgeny Maisel

Extrait du catalogue :

Я обещал разместить здесь информацию о небольшой программе « экспериментального кино », собранной мной для международного кинофестиваля « Восток & Запад. Классика и Авангард », прошедшего в Оренбурге с 12 по 18 сентября с.г. Выполняю обещание. Копирую тексты из фестивального каталога, написанные мной специально по этому случаю (моей фамилии, впрочем, в каталоге нигде не указано, если не ошибаюсь).
Итак, кусайте локти, что не видели этого.

«Облака на трещинах земли»
Программа экспериментальных фильмов, снятых на камеру Super 8 мм.

Экспериментальная программа фестиваля. Зрителя ждет встреча с чистым живым кино, снятым на 8 миллиметровую пленку подчас без очевидной фабулы и интертитров, нередко без звука и цвета. Но со своими эстетскими «добавками», как то: кино без камеры (cameraless filmmaking), живопись на целлулоиде, каллиграфически трясущееся изображение, «музыкальный» монтаж и другие.
Участников программы – француза Филиппа Коте и бельгийца Оливье Декегеля – объединяет по-настоящему философский темперамент и трепетное внимание к первоэлементам и стихиям, к свету и тени, к метаморфозам видимого мира и экспериментам с материей кино. Оба сосредоточены на фундаментальных сюжетах бытия и не отвлекаются на преходящие глупости, включая благоглупости. Возможно, именно происходящее в этих картинах: превращение интимного – в общечеловеческое, поверхностного – в глубокое, случайного – в осмысленное, частного – в космическое – и составляет их главную алхимию.
За исключением картины «Круглый мир», российская премьера которой состоялась на фестивале «Послание к человеку», все фильмы программы будут показаны в России впервые.

ФИЛИПП КОТЕ
Поклонник Виго и Параджанова, Ритвика Гхатака и Ван Бина, Коте (1965 г. р.) провел много часов во Французской синематеке, изучая классику, но снимать начал только в середине 90-х гг., открыв для себя авангардистов (в частности, Стэна Брэкиджа) – и камеру Super 8. Решающими факторами стали необязательность сценариев, дорогого оборудования и оплачиваемой команды профессионалов – и одновременная техническая возможность создавать кино в одиночку, повинуясь лишь собственному чувству и внутреннему строю картины. Сегодня фильмография режиссера насчитывает свыше 20 картин, большинство из которых были показаны на фестивалях во Франции и других странах. В настоящее время живет и работает в Париже.
В программу вошли работы режиссера последних лет, отражающие его растущий интерес к фильмам-путешествиям.
«Угол мира» – оммаж Майклу Пауэллу, Роберту Флаэрти и Жану Эпстайну, родившийся из восхищения пространствами, ландшафтами и населяющими их людьми.
В «Истории ночи» зафиксированы онейрические блуждания по нескольким городам Португалии, Испании, Италии и Греции.
Попытка заступить на территорию этнографии («Ганеша», «Иди и смотри»), развивают поэтическую документалистику позднего Коте. Молчаливое комбинирование непальских и индийских съемок разного времени образует созерцательное кино, не форсирующее наблюдаемое, но позволяющее ему беспрепятственно течь.
В самом продолжительном, двухчастном произведении программы – «Индийском путешествии» – режиссер экспериментирует с цветом и звуком, механизмами памяти и модным жанром found footage.
Наконец, 18-минутные «Облака на трещинах земли» представляют собой микс двух стихий – неба и земли. Фильм дал название всей программе экспериментального кино, поскольку пристальное и благоговейное внимание к первоэлементам мироздания, равно как и поэтическое отношение к реальности, объединяет обоих участников этой фестивальной секции.

ОЛИВЬЕ ДЕКЕГЕЛЬ
Бельгийский режиссер (1970 г.р.) – Святой Франциск кино-авангарда и князь Мышкин камеры Супер 8 мм, анархо-синдикалист и тишайший созерцатель. Много лет служил в театре и занимался современным танцем. Работал ассистеном у Йонаса Мекаса и Стивена Двоскина. Учился у Эрика Паувелcа, посещал семинары Йохана ван дер Кёкена и основателя «cinema verite» Жана Руша.
Снимать начал сравнительно «поздно». Охотно признает себя режиссером-любителем. Обожает одиночество и продолжительные прогулки, во время которых много фотографирует. Служит художественным руководителем фестиваля Бельгийского королевского кино-архива и организатором фестиваля «Золотой Век» («Age d’or»). Живет и работает в Брюсселе.
Вошедшие в программу картины дают емкое представление о всей его кинематографии.
Самый крохотный фильм программы – 2-минутный «Йонас Мекас. Портрет» – шутливая стилизация под типичные кино-дневники самого Мекаса, в которой легенда американского авангарда поймана наслаждающейся жизнью со стаканом пива в руке.
«Тбиха» и «Дердеба» – две законченных выдержки из 43-минутной «Гнава» о ритуалах южно-марокканских племен. В каллиграфических миниатюрах дерганое изображение и монтаж, буйство цвета и приемы «кино без камеры» вместе c ритмичной суфийской музыкой образуют впечатляющее единство, символизирующее безостановочный круговорот жизни и смерти.
Дань жанру домашнего видео, снятого с плеча, картину «Для матери и дочери» автор называет импрессионистской элегией о весне, воде, свете, материнской любви и привязанности.
Далекая реплика на «Франциск, менестрель Божий», «Круглый мир» – фильм о путешествии безымянного кинематографиста в компании с осликом и камерой Super 8 – развернутый гимн Творению, проникнутый благоговением и уважением ко всему живому.

Traduction ( Anglais – Translated by Евгения Полякова.)

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ETHER – IFF Message to Man
septembre 25, 2015, 2:04
Filed under: Mes films : projections

Projection de ETHER au Festival IFF Message to Man à Saint-Pétesbourg le 27/09 dans le cadre d’une sélection de films liés à l’Abominable

Programmation : Mariya Nikiforova



festival international du film à Orenburg
septembre 8, 2015, 5:20
Filed under: Mes films : projections

L’Angle du monde, Des nuages aux fêlures de la terre, Va,regarde, Images de l’eau, Le chemin des glaces, Ganesh au festival international du film à Orenburg ( Russie ) le 15/09/2015 en compagnie des films de Olivier Dekegel ( Rond est le monde,…) – Programmation Evgeny Maisel

Lien : et ici

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