Philippe Cote


Télécinéma artisanal ( suite )
avril 30, 2013, 9:51
Filed under: Fleurs secrètes

Il y a ces liens pour ceux qui souhaitent se lancer dans l’aventure, sinon il y a ces prestataires : FAMILY MOVIE,

AS’ IMAGES, MEDIA CAPTURE , 8 NUMERIQUE

 

Depuis un an nous avons beaucoup travaillé sur les transferts films,
et obtenus avec des moyens simples des résultats que nous ne pouvions
imaginer.
Nous nous sommes appuyés sur toute une communauté de bricoleurs et
de développeurs logiciels et avons conduit nos propres expériences, et le résultat est là :
la qualité des transferts numériques est supérieure à celle des originaux !

Il serait très long d’expliquer ici en détail les techniques utilisées,
mais j’en donne ci-dessous les grandes lignes, au moins pour montrer qu’elles sont accessibles à tout
bricoleur et que le prix de revient de l’appareillage nécessaire est quasi négligeable.

Il suffira ensuite de suivre les liens, de se documenter, et de revenir éventuellement vers nous
pour en savoir plus.

Il y a plusieurs site qui parlent des techniques utilisées, voici les principaux :

http://letransfert.xooit.fr/index.php

http://letransfertpellicule.free.fr/index.php/

http://fiston.production.free.fr/telecinema/telecinema.htm

http://projecteurdecine.canalblog.com/

Les principes :
1 – Filmer directement en vidéo HD au travers de l’objectif des projecteurs
2 – Retraiter la vidéo avec un logiciel spécialisé, du domaine public.

Le dispositif :
1 – Choisir des projecteurs 8 – super8 – 9.5 – 16 ou 35 mm bien adaptés,
il y a pour cela des milliers d’annonces sur leboncoin entre 30 et 100€

2 – Modifier le projecteur : (quelques euros, ou dizaines d’euros)

  • remplacer la lampe d’origine par une lampe à LED et un dépoli
  • remplacer l’objectif du projecteur par une focale plus longue
  • supprimer l’obturateur à pales
  • agrandir les fenêtres de projection
  • équiper le projecteur d’un variateur de vitesse s’il n’en possède pas
  • ajouter une roue stroboscopique en papier + une led d’éclairage pour caler la vitesse à 16.66 im/s

3 – Banc de transfert

  • aligner parfaitement le caméscope avec le projecteur les 2 objectifs au contact l’un de l’autre
  • numériser la sortie HDMI en format MJPEG HD(*) grâce à une carte d’acquisition, ou à défaut, filmer sur

carte mémoire puis convertir en MJPEG HD.

4 – Retraiter la vidéo avec le logiciel TAF de CERETTI, associé à Virtuel Dub, qui permet

  • d’éliminer les images cisaillées dues au tournage sans obturateur
  • de rétablir la vitesse originale
  • de traiter et corriger le film : suppression des rayures et craquelures d’émulsion, corrections colorimétriques,

stabilisation des plans… c’est vraiment miraculeux !

Nous avons travaillé à 3 sur ces procédés, modifié une dizaine de projecteurs de tous formats, et traités des
films très différents, y compris en cinémascope, nos résultats sont bien supérieurs à des transferts que
nous avions fait faire à grands frais (+de 500€ par film) par des sociétés spécialisées sur des machines télécinéma HD très onéreuses…
Forum sur le transfert argentique en numérique

http://letransfert.xooit.fr/index.php

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Explorations / Collège des Bernardins
avril 29, 2013, 9:35
Filed under: Agenda

Lundi 6 mai 2013 à 20h

Collège des Bernardins, 20 rue de Poissy – 75005 Paris

Cette séance composée par Rodolphe Olcèse s’articule autour de 4 films qui mêlent images documentaires, récit fictionnel et formes expérimentales, pour proposer une exploration du monde qui touche parfois aux fables de la science-fiction.

Fin

El fin del mundo

Un film de Christian Merlhiot
2006, vidéo, 6 min

Tourné à Ushuaïa en Argentine, ce film interroge les différentes représentations associées à l’expression  » fin del mundo  » que l’on peut entendre comme le bout du monde ou comme la fin des temps.

reviens

Reviens et prends-moi

Un film de Franssou Prenant
2014, super 8 mm transféré sur vidéo, 14 min

Entre la Syrie et Paris, l’orient, mythique mais quotidien, ordinaire mais littéraire, respire d’amour. Sur le poème de Constantin Cavafy, un film d’amour sans amoureux.

Connaissance

Connaissance du monde

Un film de Philippe Fernandez
2003, 35 mm, 44 min

Une fictionnalisation du célèbre dispositif de la conférence filmée, mettant en scène un explorateur indépendant se rendant sur l’île de Pâques à la recherche de traces de visites extra-terrestres, qui se retrouve en fait confronté à une part tragique d’histoire et de nature humaine, ainsi qu’aux limites de son entendement.

malus

Malus

Un film d’Ange Leccia et Dominique Gonzales-Foerster
2003, vidéo, 20 min

Malus est construit comme un film-archive – mêlant des images de différentes natures (DVD, Super-8) – comme un film qui aurait été réalisé par un Indien Navajo témoin et survivant de l’explosion accidentelle d’une arme climatique expérimentale au Nouveau-Mexique.



Soirée « Jérémy Gravayat, autour du montage »
avril 26, 2013, 6:09
Filed under: Agenda

Au forum des Images – Documentaire sur grand écran

14 Mai 2013 – 19h00

« Où gît votre sourire enfoui ? » et « Six faces d’une brique » suivis d’une rencontre avec Damien Monnier et Jérémy Gravayat

Où gît votre sourire enfoui ?(extrait) de Pedro Costa
Portugal doc. 2001 coul. et n&b 5min (vidéo)
Au moment du montage de la troisième version de Sicilia ! par Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, Pedro Costa tourne une « comédie de remontage » en filmant les deux réalisateurs.

Six faces d’une brique de Damien Monnier
France doc. 2011 coul. 1h13 (vidéo)
Dans une cour de Varsovie, un vestige du mur de l’ancien ghetto juif. Touristes et habitants traversent, viennent voir, passent devant la caméra. Certains s’arrêtent, racontent, discutent, d’autres se taisent et effleurent. Une réflexion puissante sur la mémoire comme matière et comme espace à arpenter.

Séance suivie d’une rencontre
avec les réalisateurs Damien Monnier et Jérémy Gravayat

14 Mai 2013 – 21h00

« Les Hommes debout » suivi d’une rencontre avec Jérémy Gravayat

Les Hommes debout de Jérémy Gravayat
France doc . 2010 coul. et n&b 1h15 (vidéo)

« Traverser les ruines de l’usine, se souvenir des gestes répétés. Entendre les voix des ouvriers rassemblés dans la cour et le silence des machines arrêtées. Parcourir la ville dans la boue des chantiers, partir à la recherche d’un travail. Frapper la pierre et la brique, regarder les choses lentement s’effondrer. Repérer les lieux, s’y introduire, changer les serrures et raccorder l’électricité. Se rassembler dans la nuit, allumer un feu, construire de nouveaux abris. Raconter toujours la même histoire : celle qui fait tenir les hommes debout. »

Séance suivie d’une rencontre
avec le réalisateur Jérémy Gravayat

 



Nathaniel Dorsky-Three Times Silence
avril 25, 2013, 4:52
Filed under: Agenda

 – 15 mai 2013, à 19h00 –  Centre Pompidou, Paris

« Il existe deux façons d’inclure l’être humain dans le film. La première consiste à le représenter ; L’autre réside dans la création d’une forme filmique qui, par essence, possède toutes les qualités de l’être humain : la tendresse, l’observation, la peur, la relaxation, la sensation d’être ou de ne pas être au monde, la croissance, la contraction, la modification, la douceur, la tendresse du cœur. La première est une forme de théâtre et la seconde est une forme de poésie. » Nathaniel Dorsky

Song, Nathaniel Dorsky, 2013, 18’50 », couleur, silencieux, 18 ips

« Ce film a été photographié à San Francisco de début octobre jusqu’au solstice d’hiver à la fin décembre 2012. » N.D.

August and After, Nathaniel Dorsky, 2012, 18’50 » , couleur, silencieux, 18 ips, 16 mm

« Après toute une vie, deux amis communs, George Kuchar et Carla Liss, ont disparu au même moment. » N. D.

April, Nathaniel Dorsky, 2012, 26′, couleur, silencieux, 18 ips

« Après une période douloureuse et traumatisante, le monde se révèle une nouvelle fois à moi sous la forme du plus beau des printemps dont je puisse me souvenir dans cette ville de San Francisco. April est conçu comme un film complémentaire à August and After, il a été en partie financé par un don de Carla Liss. » N.D.

Séance en présence de l’artiste.

 



LE COMMENTAIRE DOUTEUX
avril 23, 2013, 9:54
Filed under: Agenda
 
Lundi 6 Mai / Illegal_cinema / Laboratoires d’Aubervilliers / Gratuit

http://www.leslaboratoires.org/date/illegalcinema-115/illegalcinema

Le Commentaire douteux
La séance sera présentée par Yves-Marie Mahé, cinéaste. Il présentera une sélection de films autour de la voix off au cinéma.


commentaire douteux

DR

Séance sur la voix off manipulatrice, qu’elle détourne le sens des images comme dans le film de Chris Marker ou qu’elle rende crédible une fiction présentée comme un documentaire. Dans le passé, la voix off manipulatrice et démiurge a été la meilleure arme de la propagande. Il est aujourd’hui rare, Frederick Wiseman étant une exception, de voir un documentaire sans qu’un commentaire ne dise quoi en penser. L’image dans ses films n’exprime rien et le commentaire en fait quelque chose de radiophonique et non plus visuel. Dans cette séance, les films proposés mettent en avant ce phénomène en le caricaturant pour mieux le dénoncer.

—————
+ films projetés (durée totale : 73 min)
LETTRE DE SIBÉRIE de Chris Marker (1957, extrait de 1 min 46). Une prise de vue est décrite à trois reprises selon trois types de commentaires.
THE GIRL CHEWING GUM
de John Smith (1976, 12 min). « Une voix autoritaire semble diriger l’action d’une rue animée de Londres. Alors que les instructions deviennent de plus en plus absurdes et fantaisistes, nous prenons conscience que le metteur en scène supposé (pas celui de la séquence) est fictif ; il ne fait que décrire ; il ne prescrit pas les événements qui se déroulent devant lui » A.L. Rees.
NY – THE LOST CIVILIZATION
de Dylan McNeil (1996, 18 min). Une étude anthropologique sur une ville étrange et famillière.
TERRORISMA
de Daniel Klein (1999, 4 min). Un ready-made d’un film familial super 8 muet où à été ajouté une voix off complotiste.
L’EXAMEN, 13ÈME DOCUMENT INTERDIT
de Jean-Teddy Fillipe (2010, 19 min). Le 13ème document interdit est intitulé « L’Examen ». Qui en avait fixé le sujet ? Quel en était le jury ? Quel était le « diplôme » attendu ? À qui, ces 110 bobines laborieusement annotées étaient-elles destinées ? Qui les a vues avant que leur existence ne soit révélée ? De quel examen s’agissait-il vraiment ?
FOIX
de Luc Moullet (1994, 13 min 20). Comme son nom l’indique, il s’agit d’un document sur Foix, ville la plus « ringarde » de France selon l’auteur.
RESTER MINCE GRÂCE À BÉBÉ
de Fabien Rennet (2009, 4 min 30). Détournement d’un documentaire de 1989 financé par le Ministère de la Culture et le Ministère des Affaires Étrangères, Igor Tcharkovsky ou le rêve impossible, une méthode de puériculture soutenue par l’Église de Scientologie de Leningrad.

+ date
lundi 6 mai, 20h
+ entrée libre
bar et restauration légère, dès 19h30



Rappel séances
avril 19, 2013, 7:58
Filed under: Agenda

Jocelyne Saab, Les Astres de la guerre

Temps Zero

ici

Puis toujours Albert Serra



Scratch : Symétrie
avril 19, 2013, 7:54
Filed under: Agenda

Scratch Projection

Mardi 14 Mai 2013 à 20h30

Cinéma Action Christine
4, rue Christine
75006 Paris

Séance présentée par Yves-Marie Mahé (cinéaste et programmateur freelance).

Roman Cieslewicz était un affichiste polonais qui a notamment travaillé la symétrie, le parallélisme ou l’effet miroir grâce au collage et photomontage. Dans cette séance, il s’agit de montrer l’équivalent de son travail appliqué au cinéma avec ce que l’animation de 24 ou 25 images apporte à l’image figée. Il existe une variété de techniques différentes pour exprimer une symétrie : de la tireuse optique à la touche « effet miroir » sur les logiciels de montage en passant par le flicker ou la superposition. Une variété de techniques pour exprimer autant d’intentions différentes : de l’interrogation de son double dans le miroir au test de Rorschach qui questionne l’inconscient.

SYMÉTRIE

PIECE MANDALA/END WAR
de Paul SHARITS
1966 / 16 mm / coul-n&b / sil / 5′ 00
SYNTAGMA
de Valie EXPORT
1983 / 16 mm / coul / son / 18′ 00
SCALING
de Mike HOOLBOOM
1988 / 16 mm / n&b / son / 5′ 00
GHOST IMAGE
de Al RAZUTIS
1976-1979 / 16 mm / coul / son / 9′ 30
WORLD MIRROW
de Abigail CHILD
2006 / Vidéo / coul / son / 14′ 00
MIRROR MECHANICS
de Siegfried A. FRUHAUF
2005 / 35 mm / n&b / son / 7′ 30
VIDEO CALIBRATION
de Caitlin HORSMON
2002 / Vidéo / coul / sil / 1′ 30
SPACE IS THE PLACE
de Eriko SONODA
2011 / Vidéo / coul / sil / 6′ 00
LINE
de Grzegorz ROGALA
1981 / Vidéo / coul / son / 7′ 00